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Bradley Manning justifie son acte avec Wikileaks



Les bavures que l’armée des Etats-Unis commet toujours


samedi 2 mars 2013
par N.E. Tatem


Alors que se tient le procès de Bradley Manning, depuis début mars, Julian Assange a qualifié l’accusé en prisonnier politique. Il a encore une fois désigné les Etats-Unis de chercher à punir les critiques de sa politique militaire et étrangère. L’intéressé plaide coupable, pour 10 charges, espérant d’être passible d’une peine maximum de 20 ans.

Voir en ligne : Notre grand dossier : WIKILEAKS

Plafonner la peine à laquelle ce soldat américain est exposé se négocie de manière à clore toute la procédure. En plaidant coupable et en collaborant avec la justice, l’inculpé est poursuivi par l’armée, son employeur, qui veut alourdir sa sanction.

Les chefs de l’armée américaine cherchent de ne pas permettre à l’avenir que d’autres soldats fassent de telles révélations, puisque les bavures sont fréquentes quand le pays campe sur politique interventionniste.

Le représentant du gouvernement américain a déclaré que certains des documents que le soldat Manning a donné à WikiLeaks ont fini dans les mains d’Oussama Ben Laden... Il a admis qu’il avait fourni environ 700.000 documents gouvernementaux, seuls quelques 500 000 sont révélés.

Le procès qui a repris jeudi 28 février s’étalera sur 12 semaines, selon la lourdeur des dossiers à traiter, est largement suivi car en rapport avec la pratique du journalisme. Les procureurs chargés de l’accusation doivent prouver "l’intelligence avec l’ennemi". C’est dans ce climat que ce marathon juridique dans ce qui est une page de l’affaire "Wikileaks" aux USA, s’ouvre.

La justice américaine compte faire un exemple avec la procédure des poursuites contre Manning, afin de dissuader d’autres actions du genre susceptibles de faire des révélations compromettantes de la diplomatie et du système de défense américain.

Afin de gagner la clémence des juges, de la manière conventionnelle légale, le soldat Manning a plaidé non coupable. Il reconnaît implicitement et explicitement d’avoir été en aide à l’ennemi. Et ce en violation des lois sur l’espionnage et le "hacking" (l’espionnage informatique est la nouvelle "cyberguerre") désigné au Etats-Unis par : "Computer Fraud and Abuse Act". Le vol et l’utilisation abusive des systèmes d’information du gouvernement, est un acte grave par sa formulation.

Pour sa défense, l’accusé Manning a soulevé des motivations politiques. Il a dit qu’il a divulgué une matière dans le but « de susciter un débat sur la politique étrangère ».

D’autres personnes, inévitablement et sans pouvoir les identifier, profiteront de l’Internet et des dispositifs de stockage portatifs, ordinateurs, tablettes et téléphones intelligents, se risqueront à refaire la même chose. Certainement d’autres soldats, quand ils sont épris de vérité, suivront son exemple. Des secrets du gouvernement fuiteront, et la cas de Wikileaks peut le faire sur une grande échelle.