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Président à vie, Bouteflika rallonge la 1ère république !



La règle du dernier recours et au dernier moment.


vendredi 7 mars 2014
par N.E. Tatem


Acharné, malgré ses 77 balais et un état de santé altéré, Bouteflika brigue un 4ème mandat. L’Algérie découvre que la génération de la libération bloque la transition à la seconde république. Celle que devaient optimiser les cadres ou les élites, d’un pays déboussolé avec le 4ème mandat, auquel la population aura à s’exprimer le 17 avril.

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Dernier de la génération à l’origine de la libération du pays, il a l’empêchement du physique mais aussi la mégalomanie du sérail qui se résume à l’avidité du pouvoir. La contradiction Bouteflika survient dans, vraisemblablement, la dialectique historique de la fin inéluctable de la 1ère république algérienne.

 
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L’accouchement de la seconde république, n’est pas un simple changement, pour modifier les têtes sans l’ouverture d’une ère démocratique irréversible. Que peut bien avoir comme socle le régime démocratique auquel aspirent les Algériens ? Sans justice sociale l’erreur est de vider la démocratique de sa notion de justice !

L’éthique démocratique est en Algérie en défensive par rapport au régime en place. Où, d’une part, le décideur est envahi d’un népotisme du tuteur historique qui tient aussi le trône du bâtonnier de la morale !

Comme, d’autre part, la démocratie et les libertés sont attaquées et réprimandées par la vision théocratique que l’islam politique traduit en virulence et exprime en extrémisme terrorisme. La population algérienne mérite d’apprendre les vertus de la démocratie pour imprégner son imaginaire collectif de valeurs nouvelles !

Qui peut réellement affronter, au vote du 17 avril, Bouteflika ? A part Benflis, du même âge mais mieux entretenu, il ne reste vraiment pas de gros lièvres. Ce dernier va glaner les voix susceptibles d’être dispersées chez les tenants du boycott comme Benbitour ou un autre. Les votants qui ne veulent plus de Bouteflika, après l’élimination au conseil constitutionnel, auront quelqu’un.

Lors du 3ème mandat de Bouteflika , quand la constitution a été tripotée pour ce dessein, le président à vie a été tracée. Mais ce qui peut se passer en Algérie, lors de cette période cruciale, est intervenu par le passé

Un tel scénario, de l’absence d’acteurs politiques faisant équilibre et alternance, a été vécu au congrès de la Soumam, à Tripoli, en 1962, en 1965, en 1979, en 1991, en 1994 et en 2009 lors du 3ème mandat... qui a commencé à révéler l’objectif à vie !

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