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Syrie : le divorce entre l’armée et le peuple



La démocratie avec les bruits de bottes !


mardi 10 septembre 2013
par Azouz Benhocine


Processus autodestructeur en Syrie, telle est finalement l’évolution d’une revendication de démocratisation du pays. La bureaucratie d’un pays militarisé a ses exclus, ils ont pris les armes et leurs familles s’exilent chez les pays voisins. Les clivages inter-arabes s’affrontent aussi par le classique antagonisme de dictature laïque et d’islamisme chargé de provoquer la « fitna » ! (discorde interne).

Voir en ligne : Notre dossier : guerre civile en SYRIE

L’unique solution honorable à tous est que l’armée syrienne chasse la tyrannie, pour se conformer à l’idée de protéger le peuple et le pays. Les états-majors de Damas peuvent engager un processus commun de démocratisation. Cette dernière peut-elle encore rêver de l’existence d’islamiste modéré, duquel aussi bien en Turquie qu’en Iran ou Arabie Saoudite, se diffusent les signes du malheur.

Pour exprimer un bref bilan du printemps arabe :

- L’Egypte s’est livrée à la secte des Frères Musulmans.

- Et un pouvoir illégitime, depuis 23 octobre 2012, à Tunis est entre les mains d’islamo-terroristes qui prolongent le pourrissement !

Simplement comme tous les pays politiquement transformés lors du printemps arabe, c’est aux officiers syriens de destituer Bashar Al-Assad. Cet acte salutaire va mettre fin à la discorde interne qui s’étale dans la région et qui devient un enjeu dans les stratégies internationales. C’est un leurre de croire à une stabilité, effaçant magiquement les affres et les rancœurs, si Bashar Al-Assad dirigerait encore la Syrie.

La désacralisation des projets de société et des programmes politiques est un socle à la démocratie dans les contextes de ces « nations en formation » pour reprendre une formule d’un ancien dirigeant du PC français. La Syrie ne doit pas être livrée à l’islam politique et son corollaire l’islamo-terrorisme. Cette vague verte qui épouvante l’humanité et martyrise les musulmans, telle est l’épreuve prochaine des syriens et qui se généralise aussi aux peuples musulmans. La situation en Syrie débouche sur l’ambigüité de ne savoir que faire ?

Cependant une autre lueur apparaît, puisque les frappes voulues par Obama viseraient les armes prohibées. En appelant la Syrie à placer ses armes chimiques sous contrôle international puis de les détruire, la Russie espère empêcher que des frappes se produisent, a indiqué Sergueï Lavrov.

Bien sûr, il restera à réformer le pays. L’économie syrienne appartenant essentiellement à une coterie de la périphérie de Bashar, avec des miettes au reste de la population qui s’exile car ayant ses enfants engagés dans l’insurrection, doit changer...

La Syrie en prise avec les Rois de la " voyoucratie".

Al-Qaeda a été transférée en Syrie, l’Afghanistan reste comme une base arrière et les courroies de sa transmission, de la nébuleuse "L’Internationale Islamiste", est toujours et encore les monarchies réactionnaires arabes, avec l’orientation des théologiens de toutes les nationalités. Cette donne ne permet pas de soutenir les frappes auxquels les forces atlantistes veulent encore une fois imposer à la communauté internationale en la poussant au fait-accompli !

Dans la pseudo-idéologie du Baâth (crée par un syrien), les armes chimiques sont la BOMBE ATOMIQUE du pauvre. En Irak, le baâth de Saddam a gazé des autochtones et les voisins iraniens. De même que le terrorisme est la seule Bombe offerte à ceux qui n’ont pas de porte-avions...

Le paradoxe du Printemps Arabe est son émergence dans les républiques, avant la pléthore de monarchies qui campent aussi les rentes sans partage. Sans aucune signification de la répartition inégalitaire avec le sujets, les rois-voyous sont aussi derrière le terrorisme !

Le printemps a aussi accéléré dans les républiques l’alternance, au point que la théocratie du fascisme vert se répande sur des épaves d’Etats ruinés et dépolitisés... La saison des floraisons a reculé rétrocédant à l’hiver sa...