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Alerte d’Interpol : évasions de terroristes dans le Monde



Fermeture d’ambassades : les menaces seront plus fréquentes


mercredi 7 août 2013
par jaco


Les Etats-Unis et nombreux autres pays ont décidé de fermer leurs représentations diplomatiques dans des pays du Machrek et du Maghreb. Les décisions étaient bien précises et redoutaient des attaques terroristes ciblant des ambassades, consulats ainsi que les ressortissants de pays visés.

Le Yémen est au centre de la menace, où plusieurs assauts simultanés ont été déjoués début mois d’août. Ainsi que d’autres régions présentaient le même risque.

Une frappe de drone envoyé depuis la corne de l’Afrique, recopiant celle dans la zone AfPak (Afghanistan-Pakistan), où des bases spécialement ont été créées depuis 2011, a visé un véhicule où se trouvaient 4 djihadistes, dont un saoudien renommé par son appartenance à Al-Qaeda.

Ce qui a permis d’éliminer, le 3 août, 4 terroristes sur le point de passer à l’acte alors qu’ils étaient sur écoute. Au nord de la Somalie, le Camp Lemonnier, et à Djibouti, d’importants moyens d’écoutes et de reconnaissance, sont rendus efficacement fonctionnels depuis fin 2012. Plus à l’est, aux Seychelles, en plein océan Indien, un hangar sur la base aérienne de Mahé accueille trois ou quatre drones MQ-9 Reaper.

Quand l’initiative de fermer les ambassades a été prise, certains experts et politiciens se demandaient comment ont été détectées ces projets d’attentats. Bien sûr, le programme dit "PRISM" révélé Edward Snowden est toujours fonctionnel. Il est relayé, avec une écoute des communications au niveau des ambassades partout dans le Monde, et tel qu’il a été révélé pour l’UE « Union Européenne ».

L’interception d’échanges entre Al-Zawahiri, le remplaçant d’Oussama Benladen à la tête d’Al-Qaeda, et ses lieutenants notamment au Yémen qui est un sanctuaire des djihadistes, a été plus tard rendue publique par les Etats-Unis. C’est la donnée essentielle qui a justifié les fermetures des ambassades américaines, anglaises, allemandes et françaises dans nombreux pays du Maghreb et du Proche-Orient.

Des évasions en masses de terroristes pendant le mois de juillet 2013.

Aussi, ce qui s’est passé pendant le mois de juillet est révélateur des dangers qui vont être plus exacerbés et persistants. Des évasions de prisonniers dans neuf pays membres d’Interpol, ont permis à nombreux islamo-terroristes de rejoindre à nouveau les rangs de la criminalité lié à la nébuleuse Al-Qaeda.

En Iraq, en Libye et au Pakistan, ont eu lieu les plus grands nombres de prisonniers libérés, suite à des attaques orchestrées avec une redoutable efficacité. Le Secrétariat général de l’Organisation, Interpol basé à Lyon en France, a lancé, dans un communiqué daté du 3 août 2013, soit après les décisions de faire cesser temporairement les activités des ambassades, une alerte mondiale de sécurité. Par laquelle elle invite à la plus grande vigilance.

Prison Pakistan Ces assauts dont aucun n’a été évité ou avorté. Mais nombreuses opérations bien programmées ont été exécutées avec la minutie de combattants aguerris. Interpol n’a pas divulgué la liste des pays touchés par ces évasions. Il s’agit principalement de :

- Irak : le 23 juillet, 500 à 1 000 détenus s’évadent des prisons de Taj et d’Abou Graïb.

- Libye - Benghazi, le 27 juillet, 1 117 détenus s’évadent de la prison de Kouafia à la suite d’une émeute interne couplée à une attaque externe.

- Pakistan, Dera Ismaïl Khan (zones tribales pakistanaises) : dans la nuit du 29 au 30 juillet, 243 talibans s’évadent de la prison suite à une attaque de l’extérieur.