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Hugo Chávez : révolution et démocratie riment !



L’œuvre en quête de succession...


jeudi 7 mars 2013
par Hugo Mastréo


Après la mort d’Hugo Chávez, contrairement à l’apparence, une succession sur du velours est moins certaine qu’elle paraît. De son vivant, ce grand leader qui marque son époque, était, depuis son écrasante élection en 1999, comme 52e président de la République bolivarienne du Venezuela, accusé de nationaliser à outrance ou de museler la liberté d’expression...

Une démocratie civilisée à la hauteur de le "Libertador" Simón Bolivar et du symbole universel Guevara ! Pour soulever l’ambiance bon-enfant d’une mort qui fait couler tant d’encre !

Hugo Chávez a été accusé, avec une criarde indécence par ses ennemis internes et sur la scène internationale, d’être un dictateur. Et ce malgré qu’il se remettait au suffrage universel et se faisait réélire sans conteste. Donc il est de ces rares dictateurs à être grandement plébiscités. Au moment où il part, on désire qu’il reste. Parce qu’il recèle une sympathique prestance enviée par nombreux qui se croient et sont dits démocrates !

S’il est trop tôt pour appréhender qui seront les possibles vainqueurs pour continuer son œuvre, aussi bien dans son camp, que l’éventualité du retour de l’opposition, il n’est pas facile de pronostiquer. Ou de se conformer à sa dernière directive du 9 décembre, lors de sa dernière apparition. Celle où il semblait désigner un missionnaire pour continuer son héritage.

Cette transmission du pouvoir au Vénézuela, suscite un vrai débat dans le pays, la démocratie est plus fonctionnelle qu’ailleurs. Justement ailleurs son décès a fait un de Buzz (et dans la parallèle médiatique Internet) à hauteur du personnage. Le pape démissionnaire montré aux fidèles habillé en or est passée à la trappe. Depuis que Chávez est tombé malade, un débat national s’est installé, notamment déjà durant bien des mois sur Net où le compte Twitter du chef de l’Etat parlait aussi.

Défilé à Caracas Parmi les activistes du Web, des journalistes reconnus pour leur esprit d’analyse, ont disserté par de torrentiels articles truffés d’idées. Pour ne que Luis Carlos Díaz et Naky Soto, ont mis en place un Google Hangout -discussions vidéo-. Depuis les élections d’octobre 2012, ils discutent et analysent ce que pourrait être le destin politique du Vénézuela maintenant qu’Hugo Chávez est mort. Ils sont considérés comme les plus critiques du gouvernement...

Au vu des récents échecs électoraux de l’opposition, les pronostics vont dans le sens d’une possible victoire du candidat officiel. La voie démocratique est ancrée dans ce pays, l’avenir du Vénézuela n’est pas entre les mains de ses dirigeants mais de son peuple.

Nicolás Maduro, l’éventuel successeur d’Hugo Chávez décédé le 5 mars, est un ancien chauffeur de bus à Caracas. Il doit sa carrière politique au syndicalisme et aux études qu’il effectua à Cuba. Il devint ministre des Affaires étrangères en 2006 et vice-président de la République le 13 octobre 2012 (les élections ont eu lieu le 7 du même mois), après le nouveau mandat su leader disparu.

Les institutions de ce pays sont aussi stables que solvables. La Constitution fixe la marche à suivre suite à la disparition du Président Chávez, mais de différentes interprétations interfèrent et suscitent des divergences au sein des principales forces politiques du pays. L’opposition entretient le discours se disant "conciliateur" en suggérant de faire cesser les divisions entre vénézuéliens.

Les différentes lectures de la première loi du pays, ont ouvert le débat de la succession. L’ex-président et actuel député de l’Assemblée Nationale, Fernando, a affirmé que c’est à Diosdado Cabello, président de l’Assemblée, de prendre la tête de l’Exécutif, pour la transition.

Cependant, l’actuel Ministre des Affaire Etrangères Elías Jaua, qui a remplacé l’ancien chauffeur de bus au premier poste de la diplomatie, a déclaré que le Vice-Président Nicolas Maduro allait assurer la présidence intérimaire. Il devrait également représenter le Parti Socialiste Unifié du Vénézuela (PSUV) lors des prochaines élections présidentielles.

Ce dernier est considéré dans la continuation de la défendre les valeurs portées par Chávez : l’anti-impérialisme, la lutte contre la droite, la défense de l’indépendance de la patrie, la justice sociale etc. Le programme dit révolutionnaire.

Adresse de l’image ci-dessus :

Hasta siempre, Comandante