POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Connexion Membre - ou - Inscription

Mobilité de la canicule sur le Monde, où la répartition du nombre de décès

Une recherche scientifique sur des décennies montre l’impact du réchauffement climatique sur la santé

 

vendredi 3 août 2018, par Gros Emile

L’humain a certainement des aptitudes d’adaptation aux grandes chaleurs, par contre cela ne peut être admis dès demain. Des années pour un être, d’enfant à adulte, sont nécessaires pour s’acclimater. Voire il faut des générations pour que le réchauffement climatique, une fois freiné, devient tolérable pour certaines personnes et pas automatiquement toutes. Si l’on peut trouver une lueur d’espoir dans les recherches scientifiques, c’est que les mêmes modèles suggèrent que les chiffres sont hypothétiques et le souhait ou le besoin est qu’ils soient pas rapidement élevés sur les thermomètres.

Voir en ligne : Nos articles qui ont pour sources des recherches et études scientifiques.

C’est à l’heure caniculaire, de parler cette étude scientifique déposée pour publication en janvier dernier et n’a vu le jour, chez PLOS (Public Library of Science), que le 31 juillet dernier. En effet l’été 2018, qui reste pour certains une partition chaude d’un cycle qui devait revenir tous les siècles et même par millénaire, est plus atroce en chaleur, pour le ressenti collectif et successivement dans plusieurs régions du Monde.

Le titre de cette recherche est : « Quantification des décès excessifs liés aux vagues de chaleur dans le cadre de scénarios de changement climatique : Une étude de modélisation de séries chronologiques (multipays) ». Le sombre tableau d’un avenir où les températures monteront en flèche, a pour conséquence le nombre de victimes qui accompagnera ces températures élevées ira en crescendo. Pour lire et même télécharger le rapport de l’étude ICI.

Elle est basée sur des collections de séries chronologiques journalières, selon tous les relevés de température en marquant les plus historiques, accompagnés des données sur la mortalité. Les moyennes pour toutes les causes décès ou pour des raisons non-externes à la chaleur ont été suivis dans les longues périodes allant du 1er janvier 1984 au 31 décembre 2015, dans 412 communautés dans 20 pays / régions de la Terre.

Avant de revenir, plus tard, sur le bilan sur la santé de la canicule actuellement en place en Europe, un petit rappel est nécessaire. Au Canada la mort de plusieurs personnes a été attribuée à une hausse des températures, lire ICI le dernier bilan. Comme le réchauffement de la planète rend ces phénomènes météorologiques plus fréquents, il est important de prendre en compte les conséquences négatives sur notre santé.

Ce n’est pour médiatiser l’impact des vagues de chaleur, qu’on pousse à faire du changement climatique, une certitude qu’il faut arrêter l’inconscience du danger. Changer nos comportements, en amont des dégâts, peut admis par tous. Car alerter qu’on s’attend à un doublement des décès dans certains pays tropicaux, n’a pas d’autres réponses que dans les dispositions gouvernementales. Et elles tardent ou elles ne sont pas encore décidées.

La planification urbaine pourrait fournir une infrastructure pour des conditions de vie et de travail plus fraîches. Les soins de santé pourraient s’ajuster pour intervenir plus tôt dans des conditions où le stress thermique comporte des risques. L’association chaleur-mortalité devrait augmenter le plus dans les pays / régions tropicaux et subtropicaux, d’après les constats faits à ce jour. Ces derniers n’ont pas la capacité de s’adapter aux changements climatiques futurs. Les pays européens et les États-Unis connaîtront une augmentation plus faible de la surmortalité liée à la canicule.

Répondre à cet article

UNE SERIE D'ARTICLES SUR LE MONDE DU TRAVAIL.

De notre rédacteur : T O U R E T.

Forum de discussion : Stress - Discrimination - Harcèlement et Suicide à cause du BOULOT