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Réchauffement climatique : scientifiques contre politiciens lobbyistes

Péripéties caniculaires de plus en plus mortelles aux personnes vulnérables.

 

mercredi 21 juin 2017, par N.E. Tatem

La majorité des 15 000 décès, en France, de la canicule qui a touché toute l’Europe en 2003, étaient âgés de 75 ans ou plus, beaucoup vivaient seuls. Cette période a duré quelques semaines, entre juillet et août. En prévision de la répétition d’une telle catastrophe, qui après une décennie et demi peut être généralisée, les alertes sont lancées. Appréhender avec une meilleure conscience le réchauffement climatique qui, sous différents impacts, n’épargne aucune région de la Terre, est un enjeu de survie...

Inéluctablement c’est en été que le réchauffement climatique est plus ressenti. Selon l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), le mois de juin, de l’an passé 2016, a été le plus chaud jamais enregistré sur le globe depuis le début des relevés de températures en 1880. La revue « science & avenir » en a fait état de l’annonce dans un article du 19 juillet 2016. La bataille est entre les scientifiques climatologues et les détenteurs des économies. Acerbe, elle s’accentue avec des arguments opposés.

Et puisque celui de 2017 tire à sa fin et la canicule s’installe, confirmant la tendance, ce qui vaut donc le coup d’en parler. Une nouvelle étude, de Nature Climate Change de lundi 19 juin 2017, a révélé que 30 pour cent de la population mondiale est actuellement exposée à la chaleur extrême et potentiellement mortelle, pendant un minimum de 20 jours par an.

Du fait que le nouveau président de la première puissance économique du Monde, les USA, est un « climatosceptique » impénitent, cette attitude qui avait la pudeur et la retenue de ne pas se montrer, s’exprime désormais ouvertement. Ce qui est étonnant avec Donald Trump, la vague de chaleur aux Etats-Unis ne semble le persuader du contraire, malgré les nombreux morts, dans son pays, en conséquence de la canicule.

Le cas des Etats-Unis est accablant, 92 pour cent des villes américaines sont devenues plus chaudes depuis 1970, les régions du sud sont plus touchées. Dans le Monde, des indicateurs nécessairement intéressants peuvent être suivis. Par exemple à 40 degrés Celsius, les machines cellulaires, comme les téléphones devenus importants dans la vie, commencent à se décomposer. Les températures corporelles égales ou supérieures au même sont extrêmement dangereuses et nécessitent des soins médicaux immédiats.

Les lobbys industriels notamment celui des énergies fossiles, qui ne sont pas uniquement les patrons mais aussi les salariés menacés par la perte de leur activité, ne sont pas indifférents aux décisions politiques. Un groupe international de chercheurs et d’étudiants ont examiné plus de 30 000 publications pertinentes pour trouver des données sur 1 949 études de cas sur des villes ou des régions où les décès humains étaient associés à des températures élevées.

Le phénomène d’augmentation des températures, sur de grandes parties de la Terre, est constaté à partir des enregistrements des données de météorologie sur plusieurs décennies. Aussi les feux de forêts d’une ampleur jamais atteinte ou plus fréquents en sont aussi des symptômes. L’élévation des chiffres du thermomètre est mesurée à l’échelle mondiale, période suivant une autre et région par région où sont ses effets observés. Des modifications alarmantes sont observées au grès de la teneur des chaleurs.

L’échéance symbolique 2100, fin de ce siècle, est un repère qui fait unanimité pour une évaluation des anticipations qui sont déclarées maintenant. En l’absence de réductions importantes des émissions de gaz à effet de serre comme le CO2 , trois personnes sur quatre risquent de mourir de la chaleur d’ici cette date. Les chaleurs mortelles ont été documentées à New York City, à Washington, à Los Angeles, à Chicago, à Toronto, à Londres, à Pékin, à Tokyo, à Sydney et à São Paulo.

Les études se multiplient, comme dans une bataille idéologique, pour alerter sur les vagues de chaleur qui touchent dans plus de 60 régions différentes du monde chaque année, en tenant compte du nombre de décès qui leur est attribué. L’énumération des cas mérite d’être faite afin de remémorer des bilans émis par les services de santé et couverts par les médias.

- A Moscou en 2010 pas moins de 10 000 personnes ont péri à une onde de chaleur inhabituelle.
- Chicago en 1995, 700 personnes sont mortes à d’une température exagérément élevée.
- Dernièrement, mai 2017, les deux dernières semaines du mois ont causé des dizaines sont morts en Inde
- Et la même vague de chaleur a touché aussi le Pakistan, atteignant 53,5 degrés Celsius.
- Ces deux dernières régions sont moins impactées que d’autres continents, notamment les tropiques, car ressentant plus qu’au niveau de l’équateur le changement climatique (voir image ci-dessous)...

Les tropiques (lignes bleu foncé) de part et d’autre de l’équateur (ligne bleu clair)Wendekreise.png
Par ErnstA — Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia :Blank_maps bearbeitet de.wikipedia.org : 18:58, 27. Dez 2004 . . ErnstA (Diskussion) . . 1061 x 462 (104154 Byte), CC BY-SA 3.0, Lien

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