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L’AQMI revendique l’attentat du 19.04 à Iboudrarene (Kabylie)



Au lendemain de l’élection de Bouteflika, retour au ratio des crimes !


vendredi 2 mai 2014
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’AQMI Al- Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué, jeudi 1er mai, l’attentat fomenté en une embuscade contre une section de militaires stationnés dans un casernement de la région de Kabylie. L’acte, commis le lendemain de l’annonce de l’élection de Bouteflika en avril, a causé la mort de 11 soldats .

Voir en ligne : NOTRE GRAND DOSSIER : AQMI

C’est l’une des attaques dont le chiffre officiel des victimes reste à déterminer, et ce malgré plusieurs jours de son déroulement. Le président handicapé, élu pour un un 4ème mandat à l’âge de 77 ans, était présenté depuis des mois, et surtout pendant la campagne électorale, comme l’homme de la stabilité du pays. Ce qui a été démenti, comme le précisent nombreux commentateurs et réactions, après coup.

Or et en effet, c’est la résistance de la société civile, dont nombreux éléments des démocrates ont pris les armes contre les terroristes, qui est bien celle qui a combattu ouvertement les criminels de l’islamisme. Ainsi que les militaires, souvent qualifiés d’"éradicateurs", en sont aussi ceux qui luttaient, depuis bien avant le retour de Bouteflika aux affaires, contre la violence islamo-politique.

De triste mémoire, au lendemain de l’opération dite de "concorde nationale" et de la promulgation d’un arsenal juridique au bénéfice des terroristes repentis, entamée avant 1999 date du retour de Bouteflika à la tête du pays, un attentat a causé, en juin 2009, la mort de 24 gendarmes, à l’ouest de Bordj-Bou-Arréridj (même région de Kabylie).

Cette attaque a précédé aussi, pour rappel celle d’avril 2011, celle semblable à la dernière en date. Où un groupe, d’islamistes armés, a tué 10 soldats au poste militaire dans Azazga, non loin de la capitale régionale de Kabylie, Tizi Ouzou.

Ce dernier et nouveau acte, est l’attaque la plus meurtrière que l’armée algérienne subit donc depuis des années. Il survient deux jours après que dans la difficulté, le président Abdelaziz Bouteflika a été réélu, alors qu’il était présenté devant l’urne de vote en fauteuil roulant et étroitement surveillé pour ses actes, pour un quatrième mandat.

C’était dans la nuit du 19 Avril, les islamo-terroristes, dont le nombre n’a pas été déterminé, étaient embusqués au passage d’un convoi de l’armée dans la région de « Iboudrarene ». Des bilans mettent le doute, quand ils font état d’environ 30 soldats, entre tués et blessés, dont certains très grièvement selon des déclarations et communiqués publiés en ligne.

Ce chiffre, de 30 soldats tués, a été diffusé par un groupe d’Al-Qaïda basé au Yémen. Il identifie aussi qu’un seul homme parmi les terroristes, sous le pseudonyme d’Abou Inas, a été tué lors de cet attentat. Les officiels algériens avancent que 3 assaillants ont été abattus.

Originellement, un communiqué attribué à une source de sécurité citait que des hommes armés, dans le bastion d’AQMI en Kabylie (l’est d’Alger) déjà très agitée et depuis des années abritant des groupuscules armés, avaient tendu une embuscade au convoi et a tué 11 soldats et blessé cinq autres.

Le convoi de militaires qui a été visé, rentrait à la caserne après avoir aidé les services d’ordre à assurer l’élection. Pendant cette mascarade de vote, déroulée lors de la journée du 17 avril, des affrontements ont éclaté en Kabylie entre la police et les jeunes anti- Bouteflika. Partout dans le pays des escarmouches et confrontations ont été signalés, mais c’est à Alger et en Kabylie qu’ils ont été nombreux.

La violence islamiste en Algérie, qui était des plus horribles dans le Monde pendant les années 1990, a considérablement diminué ces dernières années. Elle a été jugulée, non pas par Bouteflika comme il est avancé par ses larbins, mais par surtout l’armée.

Elle est même toujours omniprésente. Des djihadistes opèrent encore dans la région montagneuse de Kabylie. Et pour cette région particulière, il y a de quoi se demander qui pousse à l’existence du terrorisme ? Et si on revient aux mains qui l’ont créée et l’ont aidée, l’idéologie dont relève Bouteflika a toutes les responsabilités depuis que l’Algérie existe !

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