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Maroc, vigilance accrue à cause de l’AQMI



Les islamo-terroristes du Sahel prédestinés pour le Maghreb


vendredi 28 décembre 2012
par Gros Emile


L’intervention des forces de la CEDEAO au Sahel, nord-Mali, est retardée pour l’été 2013. Les politiciens, tenants au dialogue et à la négociation avec les hordes des islamo-terroristes, songent aux vies des otages détenus par l’AQMI, le MUJAO et An-Nsar Ed-Dine. Les stratèges militaires de la région peaufinent de leur côté, selon les nombreuses réunions des états majors, un plan d’urgence pour endiguer le déferlement des kamikazes et leurs actes terroristes, dans leurs pays respectifs.

Le Maroc assume un travail de prévention, avec l’aide de sa population et grâce à l’efficacité des services de sécurité. Pas moins de 2000 personnes sont actuellement emprisonnées dans ce pays de l’ouest du Maghreb, accusées de crimes ou bien ayant travaillé sur des projets d’actes terroristes. Pendant la dernière décennie quelques 2500 procès se sont tenus pour de tels actes...

Dans une vidéo attribuée à l’AQMI, les autorités françaises sont accusées de ne pas dialoguer pour les 9 otages français, devenues 11 en décembre 2012, détenus par la succursale commandée par des algériens et se revendiquant d’Al Qaeda. En fait, il s’agit du refus de l’Elysée de payer les rançons, estimées à plusieurs millions d’€, en contrepartie de la libérations des ressortissants hexagonaux kidnappés...

Le Nord-Mali : un sanctuaire de terroristes qui recrutent au Maghreb.

Si la transition en Tunisie et la grande confusion qui règne en Algérie ne permettent pas de prévenir le terrorisme, au Maroc coup sur coup les autorités ont appréhendé des groupes de jeunes se préparant aux crimes sous la bannière AQMI. Les pays maghrébins deviennent désormais plus exposés à l’islamo-terrorisme qui fonde son nouveau sanctuaire au Mali, prolongeant une situation de désertion.

Terroristes emprisonnés au Maroc

La chute de Ben Ali à l’autre rive du Maghreb et le climat de mouchardage en Algérie dissimulent les déplacements et évolutions des réseaux liés à l’AQMI. Ces derniers activent dans ces deux pays, car une confusion toute récente en Tunisie et la persistance de la crise politique en Algérie favorise l’insécurité que la pseudo-idéologie islamiste approvisionne. La Tunisie cherche à tirer des leçons de l’expertise algérienne en matière de lutte contre le terrorisme, malgré les latences entretenues au sein des mosquées et les partis politiques religieux dans les deux pays.

Pour le royaume marocain, la prévention d’attentats est devenue, depuis environ une décennie, la tâche prioritaire des services de sécurité. Avec ce qui se passe au nord du Mali, la conscience du danger dans toute la région d’Afrique du Nord se ressent tant au niveau des populations que des décideurs. Plus au sud, la Mauritanie et le Sénégal ont procédé, depuis le 25 décembre, à une campagne de sensibilisation contre le terrorisme. Et le Burkina-Faso ne cessent de se mettre en garde, renforçant les contrôles de ses frontières.

Pour mémoire, d’horribles expériences ont marqué la société de cette monarchie qui produit et fournit toute l’Europe en cannabis. Les attentats du 16 mai 2003 de Casablanca constitue un mode opératoire rappelle celui qui a sévi en Algérie pendant la décennie 90. Cinq attentats-suicide d’un coup et en seule journée, l’assaut reste typique. Le plus sanglant à l’intérieur d’un restaurant, avaient fait 45 morts, dont 12 kamikazes, et de nombreux blessés.

Prévention radicale de tous attentats = anticiper le passage à l’acte = appréhender les auteurs = avorter des projets criminels inspirés de...

Terroristes du Maroc

Le 25 décembre 2012 six personnes membres d’une cellule de recrutement pour al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont été arrêtées lors d’un coup de filet qui a eu lieu à Fès, du centre du pays et région jusque-là préservée de la menace terroriste. Les six appréhendés cherchaient à recruter des jeunes Marocains, fleuretant avec l’extrémisme islamiste pour les envoyer dans les camps d’Aqmi en Algérie.

Un de ces recruteurs a été déjà arrêté en Algérie, alors qu’il tentait de rejoindre un camp d’entraînement dans ce pays voisin. Extradé il ya quelques mois vers son pays, il s’est mis à la mission de préparer de nouvelles recrues. La surveillance opérée par les autorités marocaines a montré son efficacité.

Pendant les quelques derniers mois de 2012, les démantèlements de réseaux terroristes présumés se sont multipliés au Maroc. Uniquement lors du mois de novembre déjà, plusieurs groupes ont été interceptés. L’un d’entre eux devait former des combattants pour rejoindre les groupes islamistes qui contrôlent le nord du Mali. Juste avant c’était une autre cellule qui préparait un voyage dans ce pays a été démantelée.

Le Maroc à l’instar du Monde, et plus dangereusement comme les pays musulmans, est menacé par la nébuleuse terroriste Al Qaeda . L’instabilité au Sahel accentue le spectre mortel de l’insécurité aveugle et imprévisible. Ce qui justifie le renforcement de cette vigilance antiterroriste de la population marocaine et de son administration.