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Déficit, lors des 1ers mois 2015, en Algérie : retour à la réalité !



Chute du prix du pétrole : si le même scénario des années 1980 devient un poème


jeudi 28 mai 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


La crise pointe en Algérie, à cause du prix du pétrole. Elle rappelle une certaine période de vaches maigres. Le recours à l’endettement est une perspective, qui a ses limites qu’on connaît. Un déficit de recettes de 4.32 milliards de dollars, depuis le début de l’année 2015, a été rendu public par les douanes, selon l’agence Reuters et plusieurs rapports des médias internationaux. Le ministère compétent, sous chape hermétique avec les porte-paroles peu impactés, évite de démentir ou de commenter...

Voir en ligne : Notre dossier : PETROLE

Voici le plus simple graphique qui retrace la dernière plongée des prix de la richesse pétrolière qui fait 93,5 % de la rente algérienne. Notons quelle a toujours représenté plus de 95 % des revenus nationaux et depuis 2014, elle a été rattrapée par d’autres timides exportations, à moins - 95 %.

Prix du petrole WTI 1 mois
horizontal : prix - vertical : période

A la lecture de la nouvelle baisse de mai 2015, actuellement le pays doit se créer un autre avenir, pour ne pas sombrer. Et sur la voie d’un régime unique qui a gouverné depuis 1962, et qui n’a pas tellement évolué finalement, l’Algérie glisse vers une crise qui a laissé des stigmates de douleur et de haine. Au point que maintenant, la remontée est encore plus dure...

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Le poisson était trop gros pour être contenu, un lourd déficit. Le filet algérien où il s’est entrelacé ne peut le neutraliser, au contraire on l’entendait dans les places boursières, les échanges mondiaux et le marché qui s’intéressait à ce grand marché africain. Alors aucune parole d’un quelconque officiel ne pouvait le taire, l’interprétation des facteurs de l’économie vient...

... Des données enregistrées au niveau des passages douaniers qui relèvent les valeurs des produits en transit, pétrole compris, ont toutes seules parlé. Elles se vérifient et sont déclarées aux partenaires du Monde. Le recul est bien reparti, depuis quelques jours un cycle descendant...

La balance commerciale perd 4.32 milliards, par rapport à l’année passée. Ce pays membre de l’OPEP a pourtant exporté davantage de produits de l’énergie, en termes de volumes... Les indicateurs fondamentaux, de l’économie algérienne, sont tombées au grand public le 24 mai. Elles auguraient que la gouvernance du président Bouteflika est devant le pied du mur, auquel s’était trouvée celle de feu Bendjedid pendant la décennie 1980.

Il a fallu donc au chef du gouvernement, Mr. Abdelmalek Sellal de parler faute de présent, pour dresser le tableau portant la courbe en baisse. La récession frappe, puis certainement elle va s’accentuer. Le prix du baril replonge encore une fois depuis mai. Le chef de l’exécutif algérien est sorti de son bureau sonner le clairon, les dormeurs des positions acquises n’ont toujours rien à proposer. L’oisiveté les range.

La chute du pétrole actuelle est la plus fidèle réalité des lois du marché. Une offre exponentielle, malgré la crise irakienne qui semble plutôt faciliter l’inondation. Alors que la consommation habituelle est moins exigeante en demandes, car découvrant des gisements comme au Brésil et dans les mers du Nord, d’une part. D’autre part , les nouvelles énergies alternatives gagnent du terrain... L’énergie fossile comme celle d’Algérie est moins attractive, voire même polluante et à éviter...

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