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Abu #Sayyaf : émir du pétrole du Daech en Syrie abattu dans son refuge



Une opération suivie en directe par Barack Obama


lundi 18 mai 2015
par Rebel Kazimir


Les hommes de l’équipe de commandos "Delta", la même qui a abattu Oussama Benladen, se sont introduits dans la nuit du vendredi au samedi (15 et 16 mai 2015) en Syrie. Opération rare qui avait pour but l’arrestation d’un certain Abou-Sayyef, considéré comme le responsable des transactions du pétrole que contrôle l’Etat Islamique en Syrie et en Irak : l’« émir du pétrole et du gaz ». Où même le gestionnaire du trésor de guerre du Daech.

Voir en ligne : Notre dossier : Daesh ISIS EIIL Daech

C’est l’une des rares interventions directes en territoire syrien qui s’est effectuée à partir d’Irak. Elle a été décrite par des officiers américains, qui ont exigé l’anonymat, officiers autorisés à s’exprimer sans révéler leur identité. La cible est Abu Sayyaf, décrit important responsable de l’IS, tel un associé du leader du « Daesh », Abou Bakr al-Baghdadi.

Dernières informations :
- Bataille décisive pour le contrôle de Ramadi en Irak
- Les Etats-Unis face au jeu de l’Arabie Saoudite et la Turquie en Syrie
- Course aux armements au Moyen-Orient pour des conflits voués pour durer

Cet assaut se présente comme une répétition de la mort du chef d’Al-Qaïda, où les soldats américains sont aussi équipés de cameras, afin de permettre au président des USA de suivre en direct l’action. Ce qui est adéquat selon le décalage horaire. Malgré son rang, l’homme qui devait être arrêté vivant, demeure mystérieux : personne ne sait qui est-il exactement.

L’équipe d’une dizaine d’hommes répartis entre deux embarcations, des hélicoptères Black Hawk et avion V-22 Osprey sont venus d’une base en Irak. Elle avait une mission bien déterminée, capturer vivant ce personnage considéré un chef du nouvel Etat Islam du Califat fondé sur des territoires à cheval entre l’Irak et la Syrie. Le président américain a suivi les faits en direct…

Quand le commando est arrivé à l’emplacement, un bâtiment de plusieurs étages, il a rencontré une forte résistance. Une fusillade a suivi et les traces d’impacts de balles sur les avions américains ont été relevées. Abu Sayyaf a été tué avec une douzaine de combattants, selon des responsables américains. Alors qu’aucun Américain n’a été touché.

Avant le lever du jour, les commandos ont pris le chemin du retour en Irak. Ils ont ramené la femme d’Abu Sayyaf, Umm Sayyaf. Elle a été interrogée par les autorités américaines, dans le but était d’obtenir des renseignements sur les opérations. Questionnée, elle n’a donné aucune information sur les otages, y compris les citoyens américains détenus par le groupe, selon Bernadette Meehan, porte-parole du Conseil national de sécurité des États-Unis.

Des renseignements peuvent être recueillis de son épouse

Cette opération sur le territoire syrien se déroule alors que l’alerte donnée pour Palmyre. Les terroristes, financés par l’Arabie Saoudite et aidés par la Turquie, allaient saccager de précieux vestiges. Et non loin en Irak, la ville de 400 000 habitants, Ramadi, est sur le point d’être le théâtre d’une âpre bataille comme à Kobané et Tikrit.

Abu-Sayyaf est inconnu des services secrets américains, pour préciser l’essentiel. Sa tête n’était pas mise à prix et aucun portrait ne lui est connu, contrairement à une bonne douzaine de têtes considérées comme le noyau dirigeant de l’Etat Islamique.

Le renseignement qui a permis de le localiser et a permis de le désigner comme « l’émir du pétrole et du gaz », a cerné un commandant certainement important. Il avait pour esclave domestique une femme Yazidi qui a été libérée.

Si son épouse transférée par avions à Guantanamo-Bay dise des vérités, comme les documents et matériaux pris sur les lieux où Abu Sayyaf a été abattu, elles seront explosives. Les autorités américaines disent qu’elles ont averti celle de Syrie pour cette opération.

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