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Reprise de Tikrit et traque des complices des terroristes



L’ONU s’inquiéte des actes revanchards dans les territoires libérés du terrorisme


jeudi 2 avril 2015
par Azouz Benhocine


L’une des grandes villes irakiennes récupérée des mains des terroristes du Daesh, première des importantes localités est Tikrit, lieu de naissance de Saddam Hussein. Libérée au bout de 2 mois de dures batailles qui ont commencé avec le nettoyage des villages environnants. De même est arrivé à Kobané sur le territoire syrien, pour laquelle il a fallu 4 mois de combats.

Voir en ligne : Notre dossier : Daesh - ISIS - Etat Islamique

Maintenant les peshmergas, les milices chiites et les éléments de l’armée régulière irakienne qui ont reconquis cette cité, occupée par les islamo-terroristes de l’EI (Etat Islamique) depuis l’été 2014, constatent des actes de persécutions de personnes et mêmes de familles entières ayant aidé les terroristes.

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Ban Ki Mon, secrétaire général de l’ONU, qui était en fin de la dernière semaine de Mars à Baghdad a soulevé ces violences qui surviennent après la libération de Tikrit. D’après les constats recueillis par les membres de la délégation qui l’accompagne, les milices chiites soutenues par l’Iran en sont les auteurs d’exactions envers les habitants de Tikrit qui ont travaillé avec les terroristes.

Située dans l’axe de Mossoul, Tikrit est une position stratégique pour atteindre d’autres régions prises par le Daesh. Les libérateurs ont eu des explications des habitants qui ont vécu les affres et de la charia islamique qui leur a été imposée pendant le règne des criminels. Des témoignages qui apportent la réalité des complicités qui ont permis l’occupation.

D’après les vidéos qui ont relaté comment l’occupation des villes et villages par terroristes, ce sont les islamistes locaux qui ont aidé les hordes barbares de pénétrer la ville de Tikrit. Avant qu’ils ne donnent l’assaut sur une localité, les terroristes prennent contact avec les militants islamistes afin de les informer, par traîtrise, des foyers de résistance.

Les complices locaux de l’Etat Islamique devant leurs victimes

Les militants armés du Daesh sont aiguillonnés par des complicités qui résident les villes. Les terroristes pénètrent clandestinement les quartiers et prennent contact avec les islamistes locaux qui leur proposent leurs services. Ces derniers consistent à désigner les lieux, maisons et autres emplacements où s’abritent et s’organisent les résistances à l’invasion.

Puis une fois assiégées, ces quartiers (maisons, sièges d’institutions, écoles ou autres) sont dynamités ou pris d’assaut pour massacrer les résistants qui s’y trouvent. Souvent, les collabos indicateurs qui travaillent avec l’EI (Etat Islamique), font un travail préliminaire pour donner des indications importantes sur les sites militaires et de police, afin qu’ils soient détruits.

La reprise de Tikrit a révélé que les personnes qui ont travaillé avec les terroristes préfèrent changer de territoires. Tandis que ceux qui sont rattrapées subissent des exactions leur faisant payer leurs complicités. Alors que ceux qui se sont carrément engagés dans les rangs du terrorisme préfèrent fuir avec les criminels, ils savent que leurs actes du passés sont impardonnables.

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