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Algérie : le calvaire des compétences



Batalgyas du régime et impunité des clients du pouvoir mettent à mal les cadres...


vendredi 17 août 2012
par Azouz Benhocine


L’affaire de Zoheir Aït-Mouhoub qui a éclaté en plein mois d’août 2012 en Algérie reflète, tel un artifice, les moult malversations qui minent la puissance publique, l’Etat, entendre son esprit : la constitution. Les décideurs politiques c’est-à-dire Bouteflika et ses alliances adultérines entre RND, islamistes et le parti FLN, doivent répondre de cette faction de flics décidés d’en découdre avec un journaliste ! Et ce n’est pas le premier de ces empêcheurs de tourner-en-rond qui officient dans la presse ?

La république algérienne au temps des despotes pousse à la Harga, au suicide, au désespoir et à l’extrême, ses enfants qui osent… Mais aussi les limites que ne connaissent pas certains algériens pour opprimer autrui, est trop flagrante et étendue, pour être ignorée. Ce qui se passe dans le pays est la recrudescence de la « hogra » que feu Boudiaf a cité dès son retour au pays, soit une soumission permissive à faire subir au prochain. L’inadmissible ! Et dont la justice, le ministre et autres tribunaux, ne clame jamais les victoires de sa besogne sur ce fléau devenu quotidien.

En dehors de la relation république-citoyen, l’arène où on sait plus qui est le fauve ou le maître, il y a aussi les échanges tendus et conflictuels entre de simples administrés. Ceux qui, assouvissant la domination des uns sur les autres, sont la violence sociale d’un peuple mal gouverné. Elle se manifeste et se confond de la cruauté dégénérative, la séquelle directe du terrorisme islamo-fasciste, une suite résultante de l’hécatombe toute récente. L’Algérie a le record mondial des 250 000 victimes, le quart de million ! L’incivilité métamorphosée en brutalité...

En Algérie un persécuté, par les structures mentales des gens et à celles de la puissance étatique, peut être aussi un non-jeûneur, une fille n’ayant pas le hidjab, un homosexuel, un athée, une crapule de repris de justice et tous ceux qui n’ont pas de barricades pour se faire entendre des dieux.

Mieux est de citer, d’abord et en premier lieu, ces personnes libérées de la tradition, ô combien rétrograde. Et pour laquelle population et services publics deviennent simultanément les bourreaux de service.

Zoheir le journaliste d’El Watan est seulement visé par les rouages, cependant il est associé aux autres torturés relevant d’autres corporations professionnelles, leurs gagne-pains. Les syndicalistes sortant du giron UGTA, le syndicat bureaucratique officiel, sont la proie des pires réprimés souvent par tous les véreux. A partir desquels es construit le sentiment d’impunité, auquel la justice se veut fonctionnelle. Mais il est plus dissuasif que l’esprit des lois. L’autorité qui piétine ses devoirs, ne peut contradictoirement mettre en place et gérer la justice dont elle a la charge !

1 médecin et 3 infirmières frappés, le 10 août, à coups de sabres à l’hôpital Ibn Sina de Frenda, dans la wilaya de Tiaret. Le Dr Bachir Guerbas un spécialiste en réanimation a été blessé par un policier et 6 membres de sa famille, le 24 juillet à l’hôpital Mustapha Bacha, qui se sont présentés pour médication d’un parent. Pour ne citer que les plus récents faits lié à ce seul métier, qui pourtant prodigue des soins. A longueur d’année scolaire, l’enseignant est pratiquement agressé par ces tribus de parents et autres entourages.

Alors qui sont donc ces employés de l’Etat qui exécute ces missions étranges et secrètes ? Quelle conscience professionnelle motive les assauts de policiers devenus « Batalgyas » ? Le citoyen se fait à l’idée de réprimer lui-même le médecin, les politicards s’en prennent à plusieurs journalistes, car les appels son nombreux… Telle est la dure réalité des aptitudes algériennes.