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Telegram touché par un piratage signé en Iran



Première attaque d’Hackers de la messagerie cryptée en vogue


mercredi 3 août 2016
par N.E. Tatem


C’est en Iran que le système de communication crypté "Telegram Messenger" a été compromis par une pénétration de "Hackers (pirates informatiques) selon un récent article de l’agence Reuters. Cette violation est soupçonnée avoir été effectuée depuis le début de l’année, mais à ce jour elle est à vérifier. Deux chercheurs indépendants en cyber-sécurité, l’un américain nommé Collin Anderson et Claudio Guarnieri, qui collabore avec Amnesty International en technologie, ont rapporté cette information. Ces deux technologues travaillaient depuis 3 ans sur les groupes iraniens de piratage...

Voir en ligne : Notre dossier : Hackers cyber sécurité informatique

Outre en Amérique Latine ainsi qu’en Asie centrale et du sud-Est, l’application (connexion d’appareils) [Telegram] (ICI), créée en 2013, est très utilisée au Moyen-Orient, notamment par les terroristes de l’EI (Etat Islamique ou Daesh). Sa messagerie est gratuite et sécurisée hébergée sur le cloud (nuage). Ce dernier est un système de stockage de serveurs informatiques distants, mis en location libre, par l’intermédiaire d’un réseau, dont ceux d’Internet.


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L’offre de Telegram consiste en l’envoi de messages chiffrés (lisible uniquement entre les interlocuteurs concernés) qui ne sont pas stockés. On peut échanger des photos, vidéos et documents d’une taille allant jusqu’à 1,5 Go. Un porte-parole de la plateforme lancée en Russie par deux frères, Nikolai et Pavel Durov, mais a déménagé à Berlin en Allemagne, a apporté des précisions, suite à cette révélation.

Les deux auteurs de cette information disent que les pirates, au nombre de 12 à 15, ont été identifiés avec leur nom "Rocket KITTEN (Ou Rocket Chaton)", avec l’utilisation de la langue persane, ce qui permet ainsi d’établir leur origine. Ils ont profité d’une interface de programmation intégrée à Telegram, pour identifier au moins 15 millions de numéros de téléphone iraniens et leurs comptes de telegram enregistrés.


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C’est Markus Ra qui est chargé du FAQ (Foire Aux Questions) de Telegram qui a intervenu pour répondre à cette vulnérabilité. Elle est aussi la plus commune, notamment comme celle de Populi-Scoop, où il suffit simplement de demander un nouveau (PassWord) mot de passe, pour s’en prévenir d’éventuels détournement ou intrusion à un compte.

La défense contre de telles attaques, consiste à une vérification par SMS. Opération qui remet à zéro avec ce qu’on appelle des e-mails "de récupération". "Si vous avez un mot de passe Telegram fort et votre e-mail de récupération est sécurisé, un attaquant ne peut rien faire", a-t-il déclaré.


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Les autorités iraniennes n’ont encore commenté cette nouvelle et les deux experts à l’origine de cette information n’ont pas précisé qu’il s’agit d’une action gouvernementale. Par le passé, les Mollahs avaient nié quelconques liens du gouvernement avec le piratage. Cependant depuis les attaques du programme nucléaire iranien, le développement des technologies informatiques a mobilisé des efforts afin de contrôler l’usage du Web, notamment à l’encontre des opposants et des citoyens avides de recouvrir leurs libertés.

De même dans le cadre des conflits régionaux où l’Iran mène une offensive généralisée, les pirates iraniens sont devenus de plus en plus sophistiqués, ils sont mieux adaptés à l’évolution des pratiques des médias sociaux. Leurs cibles sont souvent les membres de la famille royale saoudienne, les scientifiques nucléaires israéliens, les responsables de l’OTAN et les dissidents iraniens...

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