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Algérie, la menace n’est pas imaginaire !



L’islamisme belliqueux veut activer, en Afrique du Nord, une offensive comme l’EIIL en Irak


jeudi 19 juin 2014
par N.E. Tatem


Au fur et à mesure, dans les deux pays de l’est maghrébin, la Tunisie et la Libye, que se développe la résistance à l’islamo-terrorisme, la vigilance dans le 1er pays et la lutte armée contre ansar-Echaria par les troupes du général Haftar dans le second, augmente la pression dans la région. L’Algérie redoute le repli des hordes de fanatiques. Et pour se prémunir, elle redouble les actions…

Voir en ligne, après parution.


Voir en ligne : Notre grand dossier : politique et sécurité pour AQMI, Libye, Tunisie, Mali et Algérie

D’abord, il y a un débat actuellement sur la sécurité du pays, devenant plus transparent et assimilant la doctrine de protection de la patrie. Les ruines des systèmes de défense des pays voisins le Mali et la Libye notamment, devant des hordes disparates de miliciens et d’islamistes armés, se présente comme un encerclement du pays par le sud.

Jusqu’à présent, le dossier sécuritaire est lié aussi aux stratégies des États-Unis et du Royaume-Uni qui ont tacitement supervisé l’expansion de l’extrémisme islamiste en Afrique du Nord. A la demande du régime algérien, l’accès au pétrole et au gaz pour ne pas mourir de faim est prioritaire, et même devant l’islamisme. Qui lui est différé. Cette stratégie à courte vue est indirectement conduite dans la récente crise du Nigeria, marquée par 300 collégiennes en otages de BOKO-HARAM. Est-ce une conséquence de la lutte contre la vague terroriste de la décennie noire ? L’Algérie est l’un des premiers pays, après l’Afghanistan, à connaître le déchainement de la violence politique islamiste. La légalisation des partis religieux, et à l’encontre même des règles constitutionnelles, par Chadli en 1989, fut une erreur historique. Et les décideurs politiques actuels maintiennent toujours l’aveuglement avec des partisans de la théocratie !

Parce que l’implantation du courant politique dit islamiste reste fixe, il fournit et enfante naturellement les groupes qui sèment la terreur dans la région d’Afrique du Nord et au Sahel. Cette conséquence extrémiste, native de l’islamisme, ne peut éclore en-dehors des milieux qui en font l’apologie et le nourrissent. Les complicités avec l’AQMI sont incessantes et innombrables en Algérie, alors que cette organisation a perdu un énorme terrain et nombreux de ses effectifs combattants au Mali…

L’armée algérienne élimine de temps à autres des éléments armés. Elle subit des attaques surprises dignes de vrais groupes dont l’organisation ne fait aucun doute. L’Attaque du 19 avril, étonnement en Kabylie, 2 jours après la réélection de Bouteflika, est une preuve des capacités d’organisation des groupes qui s’adonnent à la guérilla « djihadiste ». La menace n’est pas imaginaire !

Si le combat antiterroriste est politiquement non-encore pleinement décidé, sur le plan militaire par contre les équipements sont maintenant déterminés pour venir vraiment à bout du terrorisme. Nous exposerons les mises au point pratiques, en matière de matériels militaires, pour l’élimination des groupes errant, notamment en Afrique du Nord et au Sahel, dans le prochain sujet. Semer l’obligation de soumettre les populations à la charia a pour source politique l’islamisme et cela importe peu...

D’un point de vue général, si les armées des pays menacés ne se déterminent pas à éliminer l’ennemi, elles seront inéluctablement les premières décimées. Le cas du Mali est édifiant comme exemple. Et c’est ce qui passe en évitement, en Libye, avec la révolte du général Haftar et avec lui, l’armée du pays, afin de venir à bout des milices locales entrées en collusion avec Ansar-Echaria…

Une surveillance optimale du tracé frontalier algérien à l’Est, avec la Tunisie et la Libye, est en proie à une montée en puissance du terrorisme. Ce qui se rajoute à une situation intérieure peu reluisante. Et à aussi une dernière évasion collective de dizaines de terroristes d’une prison malienne, qui d’après des sources locales bénéficierait au MUJAO qu’à l’AQMI.

Les exigences pour le général-major Ahmed Bousteila, commandant en chef de la gendarmerie algérienne, sont l’installation d’unités opérationnelles. Il s’est rendu mi-juin à Tébessa, région frontalière concernée qui est en rapport l’incursion des djihadistes tunisiens, et ceux venant de Libye, à l’intérieur du territoire national.

Mais c’est, le facteur libyen qui est l’urgence, ces dernier jours, et même décisif dans la sécurité de la région du Maghreb. La rumeur a couru dernièrement, qu’une intervention de l’armée algérienne s’est faite en territoire libyen, mais ce n’est pas une primauté...

Prochain sujet

La mobilité des groupes terroristes et le syndrome libyen au Maghreb... Voir en ligne, après parution.

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