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Edward Snowden, dissident d’un espionnage étatique



Les States : Etat voyou et meilleure démocratie !


jeudi 13 juin 2013
par N.E. Tatem


Le déballage de l’espion et Geek américain qui a rendu public l’abjecte programme dit "PRISM" est un dissident qui a construit une présentation PowerPoint avec 41 diapositifs, pour expliquer son exposé. Plus intransigeant et vigilant, il avait préparé son expatriation et reste insaisissable.

Voir en ligne : Notre précédent sujet : Le FBI et le NSA sans scrupules pour contrôler le Web

Il promet d’autres démarches, comme la défense de son action par des interventions et des conférences... Aujourd’hui, 13 juin, il a tenu une rencontre avec des journalistes à Hong-Kong !

Les intrusions, via les géants d’Internet, avec le programme « PRISM » des services de sécurité « CIA et FBI » révélée par un employé, Edward Snowden, d’un prestataire de la « NSA », ne sont pas le propre des Etats-Unis. Tous les pays, avec polices et services d’espionnage y ont recours.

Un film d’espionnage ouvre son 1er épisode avec l’histoire Snowden, la traque en territoire ennemi serait haletante.

Se rajoutant à l’affaire Bradley Manning, ou celle de Wikileaks, dans la dénonciation des abus et autres permissivités post-septembre 2001, l’action de ce geek est encore plus engagée et profonde. Edward Snowden, informaticien américain âgé de 29, a contacté lui-même la presse, Guardian et le Washington Post, et s’est refugié à l’étranger après avoir déclenché cet autre scandale.

Le « Patriot Act », dont l’article 215 autorise la surveillance massive des numéros de téléphone des Américains. Et « PRISM », avec l’article 720, acquiesce le suivi des activités sur Internet, c’est-à-dire l’espionnage des messages sur toutes les plateformes (FaceBook, des videos etc).

Voici la présentation PowerPoint d’Edward Snowden

Pour le second cas, seuls les étrangers sont visés. Telle la dérive des frappes de drones, l’opinion américaine ne s’indigne pas tellement. Mais à l’étranger cette logique sécuritaire est inacceptable. Un double-standards pour espionner des américains avec le 1er, et les étrangers avec le second.

Le contexte précis où cette explosive actualité a été connue, est la visite de deux jours du Président chinois Xi Jinping aux Etats-Unis. Les médias imaginaient frénétiquement une pression sur la Chine pour son cyber-espionnage, nuisant aux relations entre les deux pays, ou bien le grief de la censure et le contrôle du Web. C’est la tendance contraire, des points politiques pour Pékin qui abrite ce transfuge.

Après l’invasion de l’Irak, l’élection de Barack Obama donna aux Etats-Unis l’occasion de retrouver une autre place dans le monde. Mais les révélations d’Edward Snowden compromettent la restauration de l’image que le président américain avait entrepris de raccommoder.

A ce jour la Maison Blanche s’est gardée de commenter cette affaire. Laconiquement c’est la classique formule qui revient « une enquête est en cours » . Barack Obama préfère maintenant l’attente probablement d’une évaluation des dégâts causés par ces fuites.