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L’art face à l’ordre divin n’a aucune solidarité !



Le pouvoir de censure selon les versets


samedi 20 octobre 2012
par Hugo Mastréo


Le jeune caricaturiste algérien Kheireddine Djebbara, 28 ans, risque six mois de prison pour « atteintes aux symboles de la nation ». Ici c’est la version nationaliste algérienne qui est dérangée, car il a été poursuivi en justice par les anciens moudjahidine. Son dessin comporte : le drapeau plié avec une paire de chaussures à talons de femmes en dessus !

Mais à l’échelle de la machinerie des pouvoirs islamistes déployés sur le Monde musulman, les expressions sont exposées à de lourdes conséquences. Ni le film pamphlétaire sur la vie du prophète Mohamed, ni bien d’autres créations jugées blasphématoires ne passent… Depuis un certain 11 septembre 2001, le monde musulman remonte la spirale de ses frustrations ! Sinon de quelle histoire de l’humanité relèvera-t-il dans l’avenir ?

Les amateurs locaux, isolés dans des patelins et entourés d’islamisme finissent par fermer leurs tentatives, à force d’être surveillés puis bannis et ce au niveau de leurs microcosmes. Et par ailleurs, la liste des artistes stationnés en exil est devenue tellement longue. Et c’est vrai, que les artistes farouchement anti-islamistes gagnent le succès mondial finalement. Contester un ordre quelconque, c’est l’affronter, telle est la démarche de ceux qui deviennent de plus en plus dérangeants.

Quelle est la situation de la culture en générale dans les régimes islamistes ? Lancinante question, seule la propagande vénérant la religion hante les esprits. L’Iran grouille de jeunes persécutés, quand ils démusèlent les brimades qui se dressent contre eux…

Mais en occident, on censure aussi ! Pour atteinte aux valeurs ! Et les religieuses sont aux commandes pour censurer ! Dans la république laïque qu’est la France des précédents qui vont accoucher d’autres existent, et ce mois d’octobre apportent de nouveaux qui font contnuité. Le débat sur l’Islam de France s’est givré. Les artistes provocateurs par leurs critiques de l’islam, y sont aussi réduits au silence.

Arrive en tête de ceux qui ont vu leurs œuvres retirées de l’espace public et des manifestations, Mounir Fatmi. Un jeune marocain qui ne cesse de parler de lui, à cause de ses conflits avec les grandes religions, le christianisme compris. Se faire censurer en terre de France, c’est se questionner si le diktat obscurantiste s’est-il déjà installé ? Et son cas n’est pas celui de Charlie-Hebdo ! Y-a-t il une gauche ou un clergé à l’Elysée ?

Par deux fois, il a vu ses travaux se débusquer en cet octobre 2012. La première fois au « festival de création contemporaine » à Toulouse, ses vidéos projetées sur les trottoirs les murs et pour la visibilité des passants comportaient des versets du coran. Donc piétinés ! La sacralité est-elle à ce point crédule !

Et le second cas revient à l’honorable "IMA" Institut du Monde Arabe ! Il ne manquait que ce panthéon pour enfin rappeler la rampante inquisition en hexagone ! Même s’il a déjà été chahuté en Italie, par les adeptes du Vatican, la Mecque se retourne contre lui à Paris !

Dans un tel climat, la critique journalistique se fait timide, sinon complètement sur la défensive depuis la récidive du satirique canard Charlie-Hebdo. MAIS LE PLUS FRAPPANT le silence des croyants, la connivence des musulmans dits SIMPLES CROYANTS. Leur mutisme est déjà assez connu quand les femmes sont voilées, violées et persécutées !