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La science affectée par la domination de l’économie croissante des Etats-Unis.



Le conflit commercial entre les deux puissances mondiales prive les chercheurs des échanges


jeudi 18 avril 2019
par Hugo Mastréo


Les tensions entre la Chine et les Etats-Unis, dont maintenant quelques médias dénoncent la politique internationale de la Maison Blanche, qui que la continuité des décennies antérieures, ont des répercussions catastrophiques. Dans plusieurs domaines, quand les grandes économies s’affrontent, les plus vulnérables ressentent plus fortement les conséquences de cette guerre où les idéologies de domination ne sont guère innocentes.

Voir en ligne : Notre dossier Science et Recherches

Voilà comment commence cette narration. Des établissements tels que l’Université de Californie à Berkeley, le Massachusetts Institute of Technology de Cambridge, l’Université de Stanford en Californie, l’Université du Minnesota à Minneapolis et l’Université Purdue de West Lafayette dans l’Indiana ont fait un pas en avant, dans leur éloignement avec les scientifiques chinois. Leur précédent est qu’ils ont restreint leurs collaborations avec Société de télécommunications chinoise Huawei.

- Nos articles sur la Chine.

Les conférences scientifiques sont de grands moments de partage du savoir entre les élites. De mises à jour, comme les corrections de thèse promulguées mais finies d’être vérifiées pour en les rectifier en partie, voire même les annuler, les bloquer ou bien les recommander pour le perfectionnement. Dans la confrontation « sino-étasunienne », connue comme commerciale, la science en pâtit.

A cause de la confrontation exacerbée par Donald Trump, les scientifiques, dont les travaux sont de l’intérêt de l’humanité, sont empêchés d’échanger d’une manière directe. Lors des forums et autres rencontres permettant des démonstrations ou explications salutaires aux réponses des premiers concernés, mais la situation est ainsi.

En juin dernier (2018) le département d’État américain imposé de nouvelles restrictions envers les diplômés chinois désireux d’étudier la robotique, l’aviation et la fabrication high-tech aux États-Unis. Ils ne peuvent plus demander de visas d’étude de cinq ans, la nouvelle politique ne leur permet de demander qu’un visa d’un an.

- Nos articles sur Donald Trump

Les hauts responsables du Monde, notamment des influents occidentaux, n’ignorent pas ces entraves. Mais, quand même ça concerne leur propres savants, regardant plus du côté de la Chine ou bien de la Russie, ils restent impuissants devant la politique américaine qui leur a, à maintes fois, fait payer des carottes trop cuites.

Selon la revue « Nature », dont vous pouvez consulter son article ICI, des agences américaines sont sommés d’éviter même des recrutements de talents émanant de pays dont les gouvernements sont qualifiés « sensibles ». Un mémorandum du ministère de l’Énergie (DOE) a interdit à ses employés, contractuels et scientifiques de participer à des programmes de cette catégorie.

Le mois dernier, de mars, plusieurs universités américaines ont annoncé publiquement leurs actions contre les scientifiques étrangers. Notamment ceux qui enfreignent les règles relatives au financement des Instituts nationaux de la santé (NIH = National Institutes of Health). Les propos tenus par le directeur de l’agence, Francis Collins, devant le Comité des crédits du Sénat, ont confirmé ces choix d’un pays, les USA, dont la croissance économique ne ralentit pas et la puissance de ses performances justifient ses directives.

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