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Pour addiction au trône, Bouteflika est devant un inexpugnable printemps algérien



La société interrogée de son expérience avec l’empoisonneuse herbe sur le champ de ses rêves


mercredi 27 février 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


En sédition, une bonne majorité d’Algériens pensent à la situation sécuritaire. Un préalable, au temps où avec le peuple a l’envie folle de faire face aux autocrates. Ce qui nécessite la force. La paix est certainement menacée par l’escient embusqué sous le minaret où convergent les truands convertis. Les croyants utilisés au banc d’essai pour l’escalade obscurantiste, n’ont pas besoin de plus ou mieux d’organisation.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Mais si, le printemps algérien a son besoin vital d’être bien agencé. Surtout pour mieux faire monter la qualité de ses engouements aspirant aux paradis, il faut de la cohérence dans les rangs. Battre les machiavéliques despotes qui doutent des forces naturelles de la saison qui renouvelle le serment, n’a pas l’aspiration d’abuser de la prière du vendredi pour bien manifester. Mieux encore, l’âme coriace utilise justement les barricades pour se faire entendre des dieux comme "R’boub Dzayer" (les dieux d’Algérie).

Le système en place a su produire la violence dont la corruption qui est sa pire brutalité. C’est même sa science systémique. Le mouvement qui s’engage contre l’éventuel 5ème mandat d’un raïs impotent et que désire chiper au peuple la mafia dont il le "capo" (chef mafieux de bonne qualité), a l’obligation d’engager l’intelligence et l’efficacité pour ne pas sombrer dans l’injustice et le monopole des usurpateurs. Il est délicat de réussir, mais la responsabilité d’entreprendre vaut la chandelle de prendre pour modèle le plus parfait des projets.

- L’Algérie manifeste 2 fois pour décanter les volontés de changement et d’Anti-5è mandat lundi 25 février 2019

Déconstruite, la classe politique algérienne, elle subit ce qu’elle amalgame de nuées de prédateurs parasitaires et opportunistes. En fonction de la corruption qui a fini par connecter à l’économie, des intermédiaires très généralement ayant des liens familiaux avec les élus et les bureaucrates, le fonctionnement de la révolte en Algérie revient à l’ancien repère de l’opinion progressiste.

Les énarques au services des despotes se font hiérarchiser comme un cheptel que le maître punit. Depuis le chef de l’Etat jusqu’au maire de la petite localité, pour ne pas lâcher le pouvoir, tentent la répression. La citoyenneté regagne les valeurs de la justice et du besoin de réformes qui toucheront la psychologie collective.

La société est donc soumise aux corporations, pour pouvoir s’exprimer en l’absence de doctrine organisationnelle épousant la modernité. Les manifestations de février 2019 ne sont pas encadrées, par aucune idéologie, mais stimulées par l’envie de rejoindre le miracle de la modernité. Les Algériens aiment leur slogan « un seul héros, le peuple ».

- La "Smala" de Bouteflika ébranlée par la contestation populaire du 22 février 23 février 2019

Les avocats ont été les premiers à manifester après la population sortie le 22 et 24 février. Deux journées qui ouvrent un printemps aguerri des expériences ardues, comme la décennie noire ou bien le retour calamiteux de Bouteflika aux affaires. Certains ne croient pas, disant qu’en l’absence d’un encadrement, c’est le « sans-issue ».

Puis les journalistes, notamment ceux de la radio publique ont décidé de se révolter contre la censure et l’orientation de l’interdit. Depuis des années, la communication sociétale qui s’est trouvée entre les mains de la médiocrité des TV Echourouk et d’En-Nahar et voire même la vicissitude d’El-Maghribya, cherchait à respirer son bol-d’air de fraîcheur…

Quand es étudiants ont manifestent le 26 février, la révolution a tonné sur le macadam. Encore d’autres familles professionnelles iront se regrouper pour colmater les fractures dont souffre la société algérienne. Régionalisme, clanisme et alliances maffieuses, les agencements faits de l’émotionnel se sont même emparé de la culture.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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