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Les islamistes d’Algérie épousent le "Madkhalisme" que #MBS apporte avec sa visite

Réponses aux questions sur la visite du prince saoudien MBS en Algérie

mercredi 5 décembre 2018
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’Arabie Saoudite a changé de paradigme, en préparant ce qui est pour certaines monarchies du Monde : l’abdication du père roi au fils héritier. Rajeunir les décideurs ne suffit pas. Car bien plus loin de ce qui est le Wahabbisme, tel qu’il est honni, s’est aussi désisté de ses indésirables Cheikhs et obscures pratiques. Il devient le "Madkhalisme" pour s’accrocher à une de ses variantes où les pseudos savants et autres charlatans qui, avec même la nébuleuse des "Frères Musulmans", vénèrent désormais la laïcité. Le nouveau prince #MBS en est le vecteur humain...

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE & Arabie Saoudite

Plusieurs experts du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord se sont posé la question de pourquoi visiter l’Algérie et la Tunisie et pas le le Maroc ? Avec Alger, l’Arabie Saoudite a toujours eu de très graves frictions, notamment à propos de l’islamisme. Cette théologie (se voulant idéologie) constitue l’outil d’influence négative, voire occupe la place de générateur direct et constamment mobilisé, pour la cruauté à travers la fibre sensible de la religion. Visiblement c’est des relations dures et de confrontation.

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L’Algérie ne veut pas couper avec l’Iran et le peuple algérien se préoccupe des misères du Yémen. #MBS désire révéler une autre perspective diplomatique que les analystes égyptiens ont qualifié ainsi : " ...la cuisine algérienne manque complètement de riz ! Lire ICI." Y compris pour la question du Hizbollah libanais, les Algériens refusent de se plier au diktat sioniste qui se joue avec plusieurs palais et monarchies arabes. Outre bien sûr les questions du prix du pétrole où les Ibn-Saoud assument le rôle de régulateur...

Le renoncement du président algérien, Bouteflika, à recevoir #MBS, le prince saoudien le plus en vue pour hériter du trône à Ryadh, lors de la visite de 2 jours entamée après son retour du conclave du G20 en Argentine, dénote un certain réalisme qui a pété à la figure des Algériens. Le délitement du visage arrogant du pays qui se targuait d’être révolutionnaire, est victime de la solution diplomatique. Ce qui devait générer le déplacement du jeune souverain, est l’internationalisation de l’héritier. Ce qui le valorise aux yeux des autres princes et prétendants.

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La décision du Royaume saoudien pour accueillir le sommet du G20 en 2020, est une réjouissance qui fait dire que le prince a réussi son déplacement. Les Saoudiens se félicitent de l’accord conclu entre leur représentant et l’Algérie. Même s’il a des couleurs de banalité bureaucratique, la création d’un conseil chargé de renforcer la coopération en matière de politique, de sécurité, de lutte contre le terrorisme, d’économie et de culture, augure que l’influence revient au mieux dotée en moyens, créations et sciences.

Officiellement c’est une grippe qui a empêché le locataire indécrottable qui squatte le palais d’El-Mouradia, de recevoir Mohammad Ben Selman dont la sulfureuse renommé le rend irrecevable. En réalité, l’Algérie est le pays arabe qui a le plus souffert de l’islamo-terrorisme, le plus féroce et le plus proche des saoudiens. Au temps de ce qui est la « décennie noire », la période des affres subi par ce pays d’Afrique du nord, l’Arabie Saoudite et l’Iran faisaient de la surenchère de qui donnerait le plus gros chèque aux tueurs qui éliminaient les laïcs et les communistes…

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C’était la seule solution pour l’évitement d’un jeune homme dont la carrière est gravement indiquée dans des crimes politiques et des guerres inhumaines. La directrice de l’agence, CIA, a fourni des éléments à des sénateurs américains, qui, en contradiction avec la Maison-Blanche, concluent à la responsabilité directe de MBS, dans la mort du journaliste qui a servi pendant des décennies le terrorisme islamiste de son pays.

Populi-Scoop a été le seul organe qui a préconisé le mauvais accueil de MBS en Argentine, dans un un article que vous pouvez lire ICI. Par contre voici la vidéo qui montre avec plus de clarté comment il a été traité. Mais pourquoi donc en Algérie, le prétexte de la grippe n’est pas vérifiable ? Et comme le président algérien est grandement vulnérable sur le plan physique, une pique de grippe devait être surveillée, mais de là à constituer un obstacle pour recevoir un visiteur, ça suscite à méditation.

VOICI LA VIDÉO QUI MONTRE COMMENT MBS A ÉTÉ BOYCOTTÉ AU G-20

- Une idée sur le "Madkhalisme" sur l’encyclopédie Wikipédia.

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