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En Algérie, l’aspiration à l’identité africaine pour la sécurité et la démocratie.



La #RDN cite les créateurs de richesses, les humbles, les honnêtes et les intelligents...


mardi 7 mai 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’Algérie a la double appartenance à l’Afrique et au Monde Arabe. Avec les événements de l’année 2019 qui ont déjà chassé Bouteflika du pouvoir, la question de l’identité est reléguée comme secondaire. Afin de d’abord démettre le système politique qui a favorisé « l’arabo-baâthisme ». Il l’a fait au détriment de la "berbérité" ou bien d’autres dimensions de modernité, comme l’universalité. Les jeunes du "Hirak" (mouvement) algérien ont affaire au personnel politique qui dirige. Mais au sein de la société s’opère une profonde décantation.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Le rayonnement des mosquées a engendré la terreur de la "décennie noire", la généralisation de la langue arabe et une médiocrité affidée à la culture officielle imposée jusqu’à. L’islam a permis à l’ex-parti unique de régner sans partage, au déroulement de l’indépendance avec l’exclusion des autres croyances et la propagation d’une médiocrité véhiculée par des forces réactionnaires largement identifiées...

- 11 semaines du hirak, quels sont les acquis et que reste à faire ? 7 mai 2019

Le conseil de l’Union africaine (UA) qui, lors de sa 178e session tenue le 13 mars 2009, a statué, en vue de créer un Comité pour la Paix et la Sécurité (CPS) a même prévu des sanctions, en cas de falsification de constitution. Voilà, d’emblée, pourquoi nous adoptons catégoriquement dans notre ligne éditoriale, que l’identité algérienne doit changer avec la révolution en cours, en ce début de l’année 2019.

C’était l’année où Bouteflika a frappé une 1ère fois et nous, Populi-Scoop, avons assumé de dénoncer, avec même une pétition, la violation de la 1ère loi du pays. Lors de sa réunion à Ezulwini, Royaume du Swaziland, tenue du 17 au 19 décembre, l’UA a désigné le mal. C’était de l’année où le président Algérien a entamé son 3ème mandat, sans stopper la grande attaque de Bouteflika.

Dans une récente étude de l’Institut d’études de sécurité (lire ICI), publiée le 7 mai 2019, il est précisé que toute l’Afrique assiste de nouveau à un nombre croissant d’amendements constitutionnels. Mais si de telles manipulations n’existent pas dans le "Monde Arabe", le contexte change. Car les monarchies sont nombreuses et n’ont pas besoin de lois fortes, pour donner à la société civile et aux populations de la citoyenneté à la hauteur du bien-être...

Prolonger leurs mandats et de centraliser le pouvoir politique, tels sont les buts de ces "falsifications" prononcées par des despotes. Et pire encore Bouteflika dans une impotence physique criarde, avait autour de lui des chenapans qui présumaient gouverner l’Algérie derrière le rideau.

Depuis 2014, l’Algérie, le Burundi, les Comores, le Gabon, la République du Congo, le Rwanda, le Togo, l’Ouganda et le Congo ont déjà modifié leurs constitutions pour favoriser les gouvernants en place. Des manœuvres qui permettent de centraliser les pouvoirs que se partagent des institutions ou bien de faire durer des situations de prédation économique et d’absence de transparence.

- NOS ARTICLES SUR L’AFRIQUE.

Arabic speaking world.svg
By Keteracel at English Wikipedia, CC BY-SA 3.0, Link

-   Comme langue officielle Seule (vert)

-   Langue officielle avec une majorité d’arabophones autochtones (bleu foncé)

-   En tant que langue co-officielle en raison de minorités importantes, de raisons historiques ou culturelles (bleu clair)

La Charte africaine de la démocratie, dont nous vous donnons une copie en fin de cet article, est édifiante pour les valeurs qu’elle sous-tend. Elle cite des situations où comme celle de l’Algérie sous Bouteflika fait de textes qui ne devraient pas être manipulés à tort et à travers, afin d’assouvir les ambitions des autocrates.

Pour combattre et empêcher les changements inconstitutionnels le conseil de la paix et de la sécurité, de l’UA (Unité Africaine) s’est prononcé en 2009. A titre d’exemple, en février, le parlement égyptien a approuvé une motion visant à modifier la constitution. Adoptée et validée par référendum, El-Sisi pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2030. Les critiques estiment que ces mesures élargiront les pouvoirs du président et de l’armée et porteront atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Tel est l’exemple que les révoltés d’Algérie font éviter à leur pays. Mais au jour où nous mettons ce texte en ligne, la promesse d’un vote pour le 4 juillet 2019, maintient l’ancien régime. L’orientation qui a sclérosé les bonnes volontés de ce grand pays est encore sur place et elle dirige.

#RDN : révolution Démocratique Nationale.

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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