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Déserteurs de la guerre américaine en Irak



Ignorés par les dignitaires et même la conscience internationale


mardi 30 avril 2013
par Rebel Kazimir


Plus de 2000 déserteurs de la guerre américaine en Irak ont choisi de vivre au Canada. Ils sont vraiment rares en Europe, en dehors du Royaume Uni où ils sont clandestins. Et nombreux vivent en Amérique Latine, sans qu’un chiffre ne peut être avancé à ce jour pour cette région du sud-continent.

Voir en ligne : Notre dossier : l’Irak

Selon un bilan donné par la chaîne américaine CBS de novembre 2004 et attribué au Département de la Défense : Ils sont au total quelques 5500 à avoir quitter les rangs de l’armée américaine, pour raison de la guerre en Irak. Les estimations avancent 2000 anglais, autre pays fortement présent dans le même choix de l’invasion de l’Irak.

Vu l’importance des chiffres, un démenti a été apporté par ce département concerné, qu’il s’agit du total des absents sans autorisations. Rajoutant qu’effectivement que depuis la guerre, et surtout la révélation des exactions subies par les prisonniers irakiens dans les prisons (Abou-Ghrayeb), le nombre des désertions a explosé.

Traqués par la cour martiale de la justice américaine pour haute trahison, ils vivent dans la solitude quand les opposants à cette guerre, faite à partir du mensonge proféré à l’ONU par la diplomatie américaine de G. W. Bush, ne s’en occupent pas.

Des soldats déserteurs ne trouveront pas généralement des asiles politiques facilement, du fait que pour survivre ils doivent avoir un autre métier que soldat. Et quand ils sont américains, rares les pays qui refuseront de livrer à la première puissance du Monde ce qu’elle réclame. Un déserteur résonne comme un traître. Rivera Kimberly Ce sujet est revenu à l’actualité, suite à l’arrestation de Kimberly Rivera "Sa pétition sur Change.Org". Elle est considérée la première femme à se réfugier au Canada pour éviter une deuxième guerre en Irak, depuis qu’elle déserta en 2007 de son poste auprès de la 4ème Brigade d’Infanterie de Combat. Elle avait déjà participé à la première guerre lors de l’invasion du Koweït par le despote feu Saddam Hussein.

Elle a demandé la résidence permanente, mais les autorités canadiennes de l’immigration avaient ordonné à Rivera, mère de quatre enfants, et à sa famille à quitter le pays en Janvier 2009. Elle a été arrêtée à la frontière américaine l’an dernier, et détenue dans une prison militaire.

Les déserteurs choisissent de vivre au Canada, pour des commodités connues dont l’ouverture du pays à l’accueil des étrangers, outre la promiscuité avec leur patrie d’origine. Ils étaient quelques 50 000 soldats américains à y séjourner entre 1965 et 1971, pour la guerre des Viets...