POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


France : Solidarité exemplaire aux travailleurs de PSA Aulnay

La "criminalisation" des syndicalistes une autre lutte en France

vendredi 1er mars 2013
par jaco


En entamant leur 7ème semaine de grève (43 jours au 28 février 2013), les salariés de PSA Aulnay en Seine-Saint-Denis, ont été montrés, dans certains médias, avoir reçu plus de 250 000 € d’aides solidaires à travers le réseau de leur syndicat la CGT. Michel Sapin a nommé mi-février un médiateur, en la personne de Marc Leray, pour apaiser les tensions dans cette usine...

Voici la page permettant de contribuer

L’appel à la solidarité financière qui s’ est organisé conjointement avec l’union départementale CGT de Seine-Saint-Denis, a été fructueux et largement inattendu avec un tel résultat.

L’industrie automobile française frappée d’une crise inégalée, face à l’apparition des fabricants des pays émergents, souffre, à l’instar de nombreux producteurs traditionnels, de sur-stockage et de méventes.

Cette unité est vouée à la fermeture en 2014, dans le cadre d’un vaste plan de restructuration, selon nombreux analystes économiques. Pas moins de 4000 emplois qui seraient détruits en cas d’abandon de cette activité.

Jean-Pierre Mercier CGT
PDF - 759.8 ko

Document : Non à la casse de l’usine de PSA Aulnay

La détermination de ces grévistes s’est confrontée aux méthodes de la direction, qui n’a pas hésité à leur interdire l’accès à l’usine, a fait appel à des vigiles pour cela. Et aux cadres pour briser leur volonté de sauver leurs emplois et leur usine.

En outre deux pères de famille, de 33 et 40 ans, ont été licenciés pour faute lourde. Au total des procédures disciplinaires contre sept grévistes, dont certains ont un mandat de la CGT, ont été aussi engagées. Ce fut l’une des raisons de la grève bloquant la production de l’usine depuis le 16 janvier, rejoint par SUD et la CFDT.

Chose vraiment insolite et inaccoutumée, cette somme leur permet de compenser leur perte de salaires à plusieurs centaines d’entre eux. En discussion avec la direction de PSA afin de reprendre à zéro les négociations sur la base de leurs revendications contresignées par plus de 1 600 d’entre eux, ils étaient dans un profond désespoir.