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Le Qatar aux côtés de Sider dans le complexe sidérurgique de Bellara



Le port de Djendjen (Algérie) de l’importation du fer, servira à l’exportation...


mardi 10 mars 2015
par N.E. Tatem


Déclaré jeudi 5 mars, la construction d’une usine de fabrication d’acier, d’une capacité de 2 millions de tonnes par an, à Bellara dans la région de Jijel, a commencé en principe le lundi 9 mars. Avec la pose de la première pierre, par le chef du gouvernement algérien et le ministre de l’Intérieur de l’Etat du Qatar, Abdellah Ben Nacer Ben Khalifa Al-Thani, ce lancement est cependant, selon le quotidien El-Watan, sous protection militaire.

Voir en ligne : Notre dossier : QATAR

Le projet de complexe sidérurgique de « Bellara-Djendjen » d’une valeur totale de 2 milliards de dollars, relance l’activité industrielle dans cette région du bon milieu de l’Est algérien. Et il se doit à un partenariat entre le Qatar et l’Algérie, avec la règle d’association à 51-49%. Après que depuis les années 80 du siècle dernier, ont été abandonnés la zone franche et d’autres projets industriels.

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Une histoire qui rappelle que la petite monarchie du Golf arabique, connaît bien son métier et exploite plusieurs complexes sidérurgiques à travers le monde. Comme elle détient deux aciéries dans la zone industrielle de Messaid, à 40 km de Doha, d’une capacité totale de production de 2,3 millions de tonnes d’acier par an.

Côté algérien c’est Sider qui pilote la participation algérienne, donc préside le conseil d’administration de la société Algerian-Qatar-Steel (AQS) qui relève, côté qatari, du holding Qatar-Industrie (pétrochimie, industries sidérurgiques, chimiques...) dans lequel le constructeur public Qatar Petroleum détient la majorité.

Cette forme de partenariat sud-sud a le préjugé défavorable des enjeux des transformations politiques du monde arabe. Où le Qatar est présent avec ses alliés, dans ce qui le Printemps Arabe, et joue un rôle assez controversé, en matière d’influence proche des islamistes et de leur bras armé.

Danieli, une société italienne, est chargée, dans un délai de 20 mois de la mise en fonction de cette base industrielle qui participe à répondre aux besoins algériens d’abord. Elle est chargée de la partie technique des machines, l’automatisation et l’assistance.

D’ici là, les préparatifs dans la région sont à l’engouement pour l’emploi que recherche la main-d’œuvre locale. Pendant la réalisation 1500 postes de travail directs sont à pourvoir, alors qu’environ 3000 autres peuvent être générés cependant dans l’environnement.

Le projet de CEVITAL pour Bellara était plus généreux en emplois et insistant sur la technologie moins polluante.

Pour la phase finale d’entrée en production, selon l’APS (Algérie Presse Service), 28.000 demandes d’emploi sont enregistrées dans la wilaya, dont près de 10.000 émanent de diplômés de la formation professionnelle et 9.000 de diplômés universitaires. Elles sont postulées pour occuper les quelques 1500 postes permanents et pas moins de 10 000 emplois indirects.

Notons que c’était le rêve de l’industriel algérien « cevital » qui a vanté, dès 2010, un projet non-polluant faisant usage de technologie de pointe, pour Bellara. Il s’est présenté à l’époque, déposant son dossier auprès de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), après qu’un autre sidérurgiste égyptien s’est désisté avant lui.

C’est ce qu’il convient de rappeler, c’est le dossier environnemental de cette relance de Bellara-Djendjen reste inconnu, par rapport aux préconisations de Cévital l’algérien.

L’enquête d’utilité publique terminée, le complexe sidérurgique de Bellara, qui sera doté de deux aciéries et de trois laminoirs. Il est implanté dans la commune d’El Milia et s’étale sur une superficie de 300 hectares et écoulera, après satisfaction du marché algérien, sa production via le port de Djedjen, dans la même wilaya (département). Cette infrastructure portuaire algérienne connue pour ses capacités et la profondeur de ses eaux.

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