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Le Daesh en Libye galvanise les candidats au djihad



L’opacité brisée par la multiplication des actes terroristes


mercredi 18 février 2015
par Azouz Benhocine


Ce mercredi, se réunit à New York le conseil de sécurité de l’ONU, pour discuter du terrorisme (appelé aussi extrémisme), parallèlement à une conférence où assistent pas moins de 60 pays, généralement ceux concernés. Mais la situation en Libye et d’une éventuelle intervention revendiquée par l’Egypte, est en réalité l’essentiel de cette réunion. L’Italie soutient que le temps est compté et plaide pour une rapide réactivité de la communauté internationale. La détérioration du climat politique, dans ce pays déstabilisé depuis le printemps arabe, engendre une explosion de la criminalité s’affichant relever du Daesh. Ce qui a sonné l’alarme.

Voir en ligne : Notre dossier : LIBYE

L’organisation des Nations Unis annonce que le représentant spécial du secrétaire général pour la Libye, Bernardino Leon, convoquera dans les prochains jours une série de réunions dans le but d’aboutir à la formation de ce gouvernement d’unité nationale. Quand désormais, il ne se passe pas une nuit ou un jour sans que des faits étayent que la forme de terrorisme, très décidé du l’Etat Islamique proclamé sur les territoires à cheval entre la Syrie et l’Irak, est présente aux portes de l’Europe et entame la région du Maghreb.

Il n’y a pas de place honorable aux journalistes dans certaines sociétés, notamment là où on cache certaines vérités aux populations. C’est le cas des situations des régimes autoritaires, de l’interdit imposé par les mafias ou bien la cachoterie des terroristes. En Libye 8 journalistes ont été tués en 2014, alors que l’ambigüité et la tergiversation sont entretenues pour la violence qui y règne. Maintenant aucun reporter de presse ne peut livrer une représentation des faits cruels, sans mourir quelques heures après.

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Rapport ONU droits humains en Libye

Le 10 février a été publié un rapport décrivant l’ensemble des droits humains dans cette nation d’Afrique du nord. Il est destiné et sera présenté à la 28ème session du conseil des droits de l’ONU des droits de l’Homme en mars prochain. Etabli en application de la résolution 25/37 du Conseil des droits du 28 Mars 2014, il décrit la dégradation de la protection des civils. Mais insiste de la nécessité d’une solution à cet endroit livré à la gabegie depuis le lynchage de Kadhafi.

L’opacité entoure le nouveau sanctuaire libyen du Daesh.

Pas moins d’une semaine après ce document copie, le massacre d’une vingtaine de chrétiens de la communauté copte d’Egypte a semé l’émoi dans le Monde et poussé l’église à réitérer son rejet de la violence. Comme il a poussé le général Sissi à diligenter des frappes de positions indiquées, ce qui reste de l’armée libyenne, être celles de foyers de concentrations de terroristes.

L’évolution du désordre en Libye préoccupe les voisins, le pays des pharaons vient le premier d’en faire les frais. Le voisinage libyen étant le plus large et la porosité des frontières donnant sur le continent africain est quasi désertique. L’impact du sanctuaire islamo-terroriste libyen sur le retour des violences au Mali et leur propagation au Sahel, n’est plus à démontrer. Aussi bien les armes de Kafdhafi que celles fournies aux milices qui se sont révoltées contre lui, circulent dans l’immensité de la savane en friche.

Menace régionale plus rapide que les décideurs.

L’armée algérienne a abattu un terroriste lourdement armé au sud de Tébessa à l’extrême sud-est, le 14 février. Son impressionnant arsenal a alarmé les experts. Il leur fait croire aussi, tant que ce cas d’arrestation existe, il faut compter que nombreux autres individus ou factions ont tenté le même périple.

Dans la nuit du 17 au 18 février, un attentat terroriste à Boulaaba dans le gouvernorat de Kasserine, en Tunisie, a fait quatre morts dans les rangs de la garde nationale. Le mode opératoire explique qu’il s’agit de terroristes chevronnés et certainement venus de Libye. Les premiers éléments de l’enquête, que les victimes auraient échappé à une première embuscade terroriste à 400 mètres, fait comme une simulation pour les déstabiliser, au rond point de Boulaaba. Ils ont péri sous un feu nourri d’une deuxième embuscade.

L’ONU comme d’habitude ne connait pas l’urgence qui fait son efficacité, alors que regretter Kadhafi n’est en rien une solution. L’Algérie et la communauté internationale, comme l’UE (Union européenne) qui vient de publier un communiqué, souhaitent une solution politique, le gouvernement d’unité nationale qui se fait désirer.

Manifestation sur la place des Martyrs à Tripoli, en Libye, en hommage à Miftah Bouzeid, rédacteur en chef du journal Burniq, abattu à Benghazi le 26 mai 2014 après avoir critiqué les extrémistes islamistes dans ce pays. © 2014 Mahmud Turkia/AFP/Getty Images

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