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Viol d’une japonaise à Calcutta : l’émoi pour l’ampleur du fléau



En Inde, les récentes lois répressives ne dissuadent pas.


dimanche 4 janvier 2015
par Gros Emile


Il y a deux années l’Inde, 2è pays du monde pour la densité de sa population, a été choqué par le viol d’une étudiante dans un bus. Ce fait a révélé qu’un vaste fléau traverse l’ensemble, ou du moins une partie non négligeable, du tissu social lié à une délinquance masculine, par le passé, masquée. Une vague d’indignation marquée des manifestations, de la société civile, est aussi incessante.

Au tollé national se jointes aussi des protestations internationales et même diplomatiques. Le nombre de plaintes reçu par les institutions judiciaires du pays de Gandhi pour l’année 2014 a explosé avec une croissance de 31%. Il pourrait encore augmenter lors d’une prochaine échéance parce que les femmes violées osent se plaindre. Les lois sur le viol ont été durcies, en réponse à la recrudescence, mais cela n’a pas réussi à avoir un effet dissuasif.

Le dernier des viols collectifs, sur la série d’actes sexuels répréhensibles dénoncés à chaque fois, depuis 2012, par des manifestations, est celui d’une japonaise enlevée pour servir de proie à un sadisme collectif de plusieurs hommes. Des atteintes répétées qu’ont subi les femmes étrangères par un gang-violeur sont d’une cycliste suisse agressée dans le centre de l’Inde en 2013 et une touriste danoise attaqué à New-Delhi il y a un an.

5 violeurs présumés ont été arrêtés pour enlèvement, séquestration et viol de cette touriste japonaise, après que la victime a réussi à fausser compagnie à ses bourreaux. Son histoire ne serait pas le premier cas de ressortissante nippone. Quelques réactions commencent se faire connaitre que d’autres japonaises ont été violée de la même manière.

La police de la ville orientale de Calcutta ont découvert que la japonaise a été sexuellement agressée sur une période de plus d’un mois, à partir du 23 Novembre, et dans au moins deux endroits. Cependant c’est la capitale, New-Delhi, qui tient le record de grandeur de ce crime auquel l’Etat se confronte dans l’incapacité de l’endiguer.

La police indienne a créé une application-Internet pour les téléphones du genre « smartphone », afin qu’elle soit prévenu par les femmes prises dans l’engrenage des violeurs. Des groupes, voire des gangs, s’adonnent à ce méfait d’abuser de kidnappées. Dans le cas de cette japonaise, séquestrée pendant 3 semaines, deux frères sont à la tête d’une troupe d’individus.

Ces deux prédateurs ont abordé la japonaise, âgée de 23 ans, comme guides touristiques. Après son arrivée dans la ville de Calcutta et son installation dans un hôtel situé dans un quartier populaire avec d’autres touristes étrangers, ils l’ont croisée et proposé une prestation.

Selon la police qui a précisé qu’au moins l’un des 5 hommes arrêtés parlait très couramment le japonais… Les deux frères ont dit à leur cible : « Nous sommes des guides et nous voulons vous faire visiter des sites intéressants... »

Puis, ils l’ont emmenée à Digha, une station balnéaire dans l’Etat du Bengale occidental, le 23 Novembre. Là, ils l’ont agressée et lui ont volé 76 000 roupies, équivalent à 1200 £, en utilisant sa carte bancaire. Elle a ensuite été emmenée à Bodh Gaya, le site le plus sacré du bouddhisme, aussi un important centre de pèlerinage et de tourisme. Là, les hommes l’ont remis aux autres membres de gangs, selon la police.

À la fin de Décembre, elle a réussi à atteindre la ville de Varanasi, après sa fuite. Elle s’est rendue à Calcutta, où elle a déposée une plainte par l’intermédiaire du consulat japonais le 26 Décembre. S’en est suivi, l’arrestation de trois hommes à Bodh Gaya et deux autres à Calcutta.

Le journal « Hindustan-Times » a rapporté que certaines arrestations ont eu lieu après que les appels de téléphones mobiles de violeurs ont été interceptés. Les recherches continuent pour appréhender d’autres membres de ce qui a été qualifié de « bande organisée » dont plusieurs membres seraient compétents en langue japonaise.

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