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La résistance de Kubané accuse Ankara de complicité avec les terroristes



Le PKK combat le Daesh en Syrie, le diable pour les islamistes est aux frontières !


mardi 2 décembre 2014
par Rebel Kazimir


Le début de l’assaut de l’EI, pour prendre la ville Kobané (voir carte ci-dessous) a débuté le 16 septembre. Depuis des combats acharnés sont devenus incessants. Rue par rue, une résistance interne tient tête à l’invasion barbare. Mais qui sont les combattants, qui livrent un combat aussi inégal qu’héroïque, en résistant à l’invasion barbare ? D’abord donnée, à l’avance, pour perdue, mais les habitants de cette ville la défendent. Et au fur et à mesure que les jours passent, la découverte des femmes et des hommes des groupes d’autodéfense, dégage une meilleure lecture de la situation dans cette région…

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Alors que se dessine contre la population de Kobané, pour avoir résister, si les terroristes s’en sortent victorieux, une pétition a été lancée POUR SOUTENIR un peuple qui, dans la solitude, tient tête au Daesh. SIGNER ICI Son texte est un exposé très clair et fidèle à la réalité de Kubané.

Il ne se passe pas un jour sans qu’on découvre que la Turquie demeure laxiste vis-à-vis du Daesh. Bien sûr qu’il y a d’abord le lien pseudo-idéologique entre islamistes. Mais aussi la vision, qui est la promesse d’extermination par le groupe terroriste, des oppositions laïques ou du PKK au pays du Bosphore, tient de justificatif pour que la ville Kobané soit assiégée depuis 2 mois par les criminels…

Il aussi connu que la Turquie, membre de la coalition et de l’Otan, a pris la décision de fermer la frontière aux Kurdes désireux de participer à la défense de la ville. Les kurdes d’Irak qui sont reconnus pour bénéficier des soutiens étrangers, sont éloignés de cette zone syrienne.

Certains ont pu rejoindre la résistance de Kubané. Ils sont pris dans les combats et la menace qui entoure aussi le « Kurdistan ». Ce dernier est plus préoccupé de la scission avec l’Irak, pour recouvrir l’autonomie du nord de l’Irak d’autres territoires qui restent à définir…

En effet, c’est la ville de Kobané qui personnifie la dualité trop apparente d’Ankara d’une part. Et, de l’autre, l’hypocrisie de la coalition qui arme les peshmergas, qui, basés en Irak, eux sont davantage aidés que les syriens. La ville est défendue par les habitants autochtones, soutenus uniquement par le PKK. Et ils ne reçoivent pas l’armement ou les aides destinées à la lutte contre le Daesh, qu’a initié les Etats-Unis avec nombreux de ces partenaires.

Cette raison, de l’existence du PKK au sein de résistance de Kubané, ne permet pas de repousser les terroristes des abords de cette ville. La Turquie ne participe pas aux frappes de l’OTAN et son territoire est restreint dans cette mission... Alors sur le terrain, elle soutient l’extermination promis par le Daesh au PKK !

Des responsables du principal parti kurde syrien PYD et l’ONG syrienne (l’Observatoire syrien des droits de l’Homme) « OSDH » qui disposent de nombreux informateurs au niveau de tout le territoire syrien, ont affirmé que les deux kamikazes de l’EI qui avaient frappé dans cette ville syrienne, samedi 29 novembre, étaient venus "du côté turc" de la frontière.

Un jihadiste a mené son attaque à la voiture piégée et l’autre avec une ceinture explosive. La veille aussi, un attentat similaire a eu lieu, Ankara a dénoncé un "mensonge grossier". Mais des preuves ont été établies de leur itinéraire par la résistance syrienne. Selon le centre américain de surveillance des sites islamistes, l’EI (Daesh) a revendiqué trois attaques suicide au poste-frontière.

Depuis des semaines déjà la résistance laïque syrienne, qui a entamé la sédition contre le régime de Bashar, a préférence de combattre l’EI, ce qui est aussi son engagement avec la coalition de l’OTAN intervenant dans la région… Sans la Turquie !

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