POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Chine, modèle aux peuples qu’aux politiciens

Un développement en mutation vers les sciences et à la technologie

samedi 28 juin 2014
par Hugo Mastréo


Un récent séminaire en Chine qui a pour sujet « socialisme du 21e siècle », a été raté par nombreux mouvements de gauche du Monde qui se sont absentés. Après coup, il s’avère être l’une des rencontres qui a démontré comment la Chine a réussi à générer de la richesse et continue la recherche de répartir équitablement son bienêtre, de plus en plus expansif. Pour modèle aux peuples de la Terre, les pauvres et les salariés y trouveront leur compte.

DANS LES JOURS AVENIRS, nous publierons un sujet sur le livre de Thomas Piketty, qui a pour titre CAPITAL et fait fureur au sein des campus et de la gauche américaine, avec 1/2 million d’exemplaires vendus en 4 mois.


Voir en ligne : Notre dossier : CHINE

Le doute que le modèle chinois n’est pas si harmonieux et ne peut intéresser persiste dans les esprits. Cependant, les populations du Monde regardent avec éblouissement les dernières années de la Chine.

L’essor chinois a été intensif, tiré par l’investissement et les exportations, décomplexé par rapport au capitalisme pour le dépasser. Ses inconvénients, notamment la pollution de l’environnement et la croissance régionale inégale, se sont aussi alignées pour se reproduire. Mais la misère est battue en Chine.

Quand l’émergence économique a été abordée, en Chine, vers la fin de la décennie 80 du dernier millénaire, personne n’avait imaginé que l’ouverture au libéralisme était compatible au régime communiste. 30 ans plus tard, les paies sont multipliées par 4 en moyenne. Certains secteurs, comme le public et l’enseignement en particulier, les salaires ont sextuplé.

Le récent modèle de développement chinois ne peut être adopté, comme fut le socialisme soviétique pour ce qui était le tiers-monde ou les pays africains, asiatiques et d’Amérique Latine. La particularité bureaucratique de ce dernier, n’est en rien comparable à la sociologie du travail de la population chinoise. Il reste donc une perspective aux pays communistes, comme Cuba, de s’inspirer. Ce qui s’est produit, la vision cubaine de la Chine.

Le communisme cubain toujours suiviste du prisme idéologique.

Ce qui vient de reconnaître le principal journal Cubain, GRANMA, vendredi 26 juin, en saluant le succès de la Chine, dans l’élaboration et la poursuite de son propre modèle de développement unique dans l’histoire de l’humanité. Le leader cubain, Fidel Castro, questionné en 2005 sur la voie empruntée par la Chine, il était sceptique sur la finalité.

Officiellement, et après le maintien de la position de la Chine comme l’un des plus grands pouvoirs du Monde aujourd’hui et qui pèse lourddans les échanges internationaux, les dirigeants cubains recherchent ouvertement d’imiter ce modèle.

Dans un article exhaustif, intitulé « La Chine et la réalisation d’un rêve », le quotidien Granma a salué la nation asiatique d’avoir « choisi sa propre voie de développement. »

Au cours des 35 dernières années, la Chine a sorti des centaines de millions de personnes et de familles de la pauvreté, constate l’organe cubain. Il rajoute, des villes modernes ont été construites, le pays a attiré les entreprises les plus importantes du monde et est devenu « l’un des principaux partenaires commerciaux d’Europe, des États-Unis, d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique ».

Sublimé le modèle chinois, c’est aussi constater qu’il perpétuellement en plein mutation. Il accorde désormais un rôle beaucoup plus important aux sciences et à la technologie dans la production. Ce qui consiste de créer une civilisation qui est écologiquement durable, selon Granma.

Maintenant une réforme réoriente son modèle de croissance vers la consommation intérieure. Le plus grand marché du monde, peut facilement réussir à limiter sa dépendance de l’extérieur.

L’Etat chinois, d’après ce séminaire, prévoit de réduire son rôle dans les activités socio-économiques et d’affaires. Et à cette fin, il a créé la Zone de libre-échange à Shanghai, un terrain d’essai pour des réformes économiques et sociales qui mettent fin au doute concernant ses performances.

La Chine a réussi à adapter les lois du marché à ses conditions et besoins concrets, sans abandonner son impératif socialiste : de ne laisser personne derrière ou dans la misère. Mais cela n’a pas été une simple adaptation, c’est un moindre hommage à ce peuple laborieux et à ses dirigeants qui ont l’audace de bien faire l’Histoire de leur nation.

Répondre à cet article