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11 juillet : 50 ans que la planification familiale est critère des droits de l’Homme

Scientifiquement exacte, l’information sur la démographie en bute aux traditions et orientations populistes

jeudi 12 juillet 2018
par Gros Emile


83 millions de personnes s’ajoutent à la population mondiale chaque année, selon la dernière étude de l’ONU. Cette dernière a été présentée à l’occasion du 11 juillet, Journée mondiale de la population, où les estimations pour les prochaines décennies ont été avancées. Les suppositions disent que les niveaux de fécondité continueront sur la baisse, nonobstant la population mondiale devrait atteindre 8,6 milliards en 2030, 9,8 milliards en 2050 et 11,2 milliards en 2100. Alors que les pays pauvres sont dépassés par, les besoins, l’effet de l’explosion démographique, paradoxalement les pays riches manqueront de naissances...

Si chaque femme dans le monde recevait un enseignement secondaire, la population pourrait diminuer de croissance de quelques 3 milliards d’âmes et ce d’ici 2050. Il existe un lien étroit entre le niveaux de scolarité et le faible taux de fécondité chez les femmes. Car l’éducation, qui est qualifié en un investissement indirect, permet aux filles d’entreprendre une planification familiale et d’éviter les pièges du mariage des enfants et des grossesses précoces. L’atténuation du changement climatique en freinant la croissance démographique, pour harmoniser la capacité de prise en charge par la planète de ses habitants.

Les problèmes de développement auxquels sont confrontés nombreux pays tentés par l’émergence économique, la sortie de la misère et l’instauration de la quiétude sociale, sont certainement solubles avec une ardue et synergique volonté collective. Voire avec des comportements d’autorégulation, où la prise en charge des besoins est couverte avec une suffisance entière d’une population vivant selon ses moyens. D’où la maîtrise de la démographie…

La croyance que laissent croire les démagogues populistes des nationalismes réactionnaires, est qu’avoir une démographie féconde serait une richesse humaine qu’envient bien certaines nations où les habitants vieillissants sont plus nombreux que les jeunes. Or toutes les expériences connues, où l’essor socio-économique est concluant, s’avèrent avoir encourager la limitation des naissances. Ce qui diminue les besoins en nourriture, écoles, hôpitaux et équipements collectifs.

Pour marquer la 29ème année de la journée mondiale de la population, et le 50ème anniversaire de la Conférence internationale des droits de l’homme de 1968, la sensibilisation de l’ONU a compilé un ensemble de faits essentiels autour des grandes tendances et des conséquences de la croissance démographique à la fois au niveau mondial et au sein de chaque pays. « La planification familiale est un droit humain » est le thème de 2018, pour les institutions internationales. L’organisation des naissances est un réel pour certaines nations, mais difficile à suivre pour toutes…

Evidemment la prise de conscience des femmes et filles sur leur droit d’éviter l’épuisement et le danger de trop nombreuses et rapprochées grossesses. Nous avons publié un article sur le retard scientifique des contraceptifs masculins, lire ICI, quand la gente féminine, souvent dépendante économiquement des ressources de l’élément masculin, présente des situations socialement et notamment de santé intenables.

Voici un exposé des indicateurs essentiels en matière de démographie, pour des exemples de populations du Monde. NE RATER PAS CE DOCUMENT 2018 DE L’ONU : Rapport sur les objectifs de développement durable

- La croissance démographique de 2016 aux États-Unis était la plus faible en 80 ans. La population aux États-Unis a baissé de 0,7% pour les années 2015 et 2016. C’est le plus faible taux de croissance depuis la Grande Dépression. Cela fait suite à une tendance plus marquée au déclin entamé depuis 2008. Il est attribué principalement aux retards liés à la récession dans la formation de la famille chez les jeunes adultes et au vieillissement à long terme des baby-boomers. Ce qui compensé par l’immigration et des déplacements de population vers le nord. Ce qui va s’inverser, la croissance économique lente finira par modifier le cours.

- Actuellement la population mondiale augmente rapidement, mais elle culminera à son taux maximum de croissance jusqu’à 2070. Au-delà, elle continuera tout en ralentissant. Cette donnée s’explique qu’après avoir triplé au cours des 70 dernières années, il semble probable que la population mondiale de 7,6 milliards d’habitants ne connaîtra qu’une modeste poussée au cours des 80 prochaines années.

- L’effet certainement de la Chine (où la population de la Chine devrait vieillir rapidement d’ici 2050) sur les chiffres mondiaux de l’amélioration des conditions de vie. En effet les salaires ont été multipliés par 5 au pays de Mao, en l’espace de 30 ans. La conséquence est que la majorité de la population mondiale pourrait bientôt être de classe moyenne ou supérieure. À la fin de 2016, environ 3,2 milliards de personnes dans la classe moyenne mondiale. D’ici 2020, ça sera la majorité de la population mondiale pour la première fois. Et d’ici 2028, on comptera 5,2 milliards de personnes. L’Asie a la grande majorité des nouveaux sortis de la pauvreté.

- Le dépeuplement rapide menace l’économie de la Russie. Le pays de Poutine a perdu 3,7 millions de personnes depuis le début des années 1990. La détérioration de la qualité de vie, marquée par l’augmentation de la mortalité masculine, conjuguée à une baisse du nombre de femmes en âge de procréer, a provoqué cet effondrement.

- Les populations urbaines sont en déclin dans les économies développées, la campagne de la côte. Entre 2012 et 2015, près de 40% des villes du Japon et 33% des villes d’Europe occidentale ont connu un déclin démographique. On s’attend à ce que les villes américaines connaissent de légères baisses dans les années à venir, bien que des taux de fécondité et d’immigration plus élevés aux États-Unis promettent de rendre le pays plus apte à faire face à la perte de population urbaine.

- La croissance démographique de 2016 aux États-Unis était la plus faible en 80 ans. La population aux États-Unis a baissé de 0,7% pour les années 2015 et 2016. C’est le plus faible taux de croissance depuis la Grande Dépression. Cela fait suite à une tendance plus marquée au déclin entamé depuis 2008. Il est attribué principalement aux retards liés à la récession dans la formation de la famille chez les jeunes adultes et au vieillissement à long terme des baby-boomers. Ce qui compensé par l’immigration et des déplacements de population vers le nord. Ce qui va s’inverser, la croissance économique lente finira par modifier le cours.

- Le boom démographique de l’Egypte pourrait poser des dangers régionaux ou même mondiaux. Le plus grand pays de la région arabe et méditerranéenne, a une population de 104 millions qui passera à 128 millions d’ici 2030. Compte tenu du taux de fécondité élevé, du faible engagement du gouvernement à promouvoir la planification familiale et du chômage élevé, les effets économiques, sécuritaires et environnementaux de l’explosion démographique en Egypte se feront sentir dans la région et même dans le monde.

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