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Comment la Coalition ABT prépare l’échec du candidat Bio Tchané au Bénin




mercredi 7 juillet 2010
par Elias


Confusion, désolation, étonnement… Ce sont les sentiments lus sur les visages des amis d’Abdoulaye Bio Tchané le lundi dernier à Cotonou. C’était lors de l’installation de la première coordination communale ABT pour la présidentielle 2011. Un signe qui révèle au grand jour les faiblesses de la machine électorale du candidat Bio Tchané.

Lundi dernier à Cotonou, le comble, la vraie pagaille, le cafouillage… Les mots ont même manqué pour qualifier l’amateurisme des amis d’Abdoulaye Bio Tchané, voulant porter au firmament en 2011 leur candidat « unique ». Pour atteindre cet objectif, ils ont décidé de lancer la machine de guerre avec l’installation des coordinations communales au niveau des 77 communes que compte le Bénin. Malheureusement, l’expérience de Cotonou a étalé au grand jour les dysfonctionnements criards au sein de l’appareil électoral ABT. Un camp voulant damer le pion à l’autre, la guerre de leadership qui conduit généralement à la dislocation des groupes, a commencé à prendre le pas. Et si rien n’est fait, le pis est à craindre pour ABT et les siens.

Cavalier seul

En effet, pour l’installation des coordinations communales, les trois actuels piliers autour du candidat Abdoulaye Bio Tchané doivent conjuguer les efforts pour être et demeurer efficaces sur le terrain. Ce qui n’est pas encore le cas. Ces trois piliers sont la Coalition ABT composée de personnalités apparemment sans socle politique, l’Alliance des 25 partis politiques soutenant le candidat et les mouvements et associations. A la grande surprise des deux derniers, la coalition ABT s’est érigée en grand manitou sur un terrain qu’ils sont en train de découvrir en réalité. Que pourrait bien cacher ce zèle spontané des personnalités qui visiblement veulent faire cavalier seul et conduire dans le gouffre les objectifs électoraux de tout le camp ABT ? En tout cas, selon les analystes politiques, il faut que l’actuel président de la BOAD ait déjà 80% des voix dès le premier tour dans le septentrion, pour prétendre à un second tour. Car, on imagine alors cette pagaille de Cotonou, si elle persiste, être un véritable handicap, à l’atteinte de cette finalité. Et ABT de savoir dès à présent, qu’il doit ménager lui – même sa propre monture s’il prétend aller loin en 2011.

Vadim QUIRIN