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La canicule de 2015 en Algérie reste muette, quel bilan ?



L’impact du réchauffement climatique : le présent pour tracer demain.


jeudi 27 août 2015
par Damien Djamel Bouch’Raf


L’Algérie a vécu une canicule pendant l’été 2015, sans que les bilans sur la santé des personnes dont les plus âgées, les végétaux, les ressources en eau et toute l’économie, ne soient encore établis. Ce qui interpelle sur l’impact du changement climatique qui est déclaré fléau mondial, et comment on s’y prépare ? Pour la prochaine fois et les saisons suivantes…

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

A l’enregistrement de températures inégalées en chaleur dans toutes les régions du pays, se rajoute l’étendue de la période, de mi-juin à la dernière semaine d’août. Le paradoxe dans ces grandes chaleurs vécues en Algérie, est l’élévation du taux d’humidité. Ce qui les rend encore plus suffocantes et insupportables.

Cette présence de microbulles d’eau est due à un cycle climatique sur lequel nous avons publié un article sur POPULI-SCOOP. Il relate un changement favorable à cette région d’Afrique, plus de moiteur dans l’air. Ce qui a entrainé aussi, une réduction des grands incendies de forêts en 2015. Les feux de d’espaces boisés, la situation cette année est moins grave.

Les régions du Centre et de l’Ouest auraient été épargnées, selon les échos des services météorologiques. Les sinistres de flammes, malgré une saison caniculaire, ont été aussi moins fréquents pendant la saison des chaleurs de 2015.

Même les autorités, notamment la gendarmerie, précisent que les enquêtes sont ouvertes par les brigades locales, soupçonnant la main humaine, pour les 1019 hectares de chêne-liège, pin d’Alep et 100 oliviers ravagés à travers les circonscriptions communales de Bouarfa (Blida), Mechtras (Tizi Ouzou), Aïn Tallout (Tlemcen), Beni Oussine et Ouled Tebben (Sétif), dans un communiqué.

Dans ces conditions d’un air saturé d’eau légère, l’organisme humain ne peut pas se débarrasser de la chaleur qu’avec des brises légères ou bien de sécheresse. Les humains sont dans une gêne insupportable qui peut entraîner des symptômes graves. Par exemple, elle peut aggraver la douleur chronique chez les personnes qui souffrent de maladies cardio-vasculaires du fait de l’encombrement des voies respiratoires, qui sont touchées d’asthme.

C’est au niveau des zones littorales où se sont rués les estivants en grand nombre, cette année plus qu’auparavant sur les plages, que la montée du mercure a été constatée. Habituellement, l’air marin maintenait la température à une moyenne de 30°, cette année le constat du dépassement est apprécié en augmentation de +2. Alger, parmi une moyenne nationale relatée au tableau du bas, a vécu à 36° sa température moyenne, quant à la maximale elle est de 40° et qui a duré de fin juin à fin août.

Littoral Algérie juin juillet Août Septembre (prévisions)
Température maximale 30° 34° 35° 32°
Température moyenne 26° 29° 30° 27°
Humidité 68% 67% 69% 77%

Chez les milieux scientifiques qui se sont exprimés sur le climat de l’été 2015 qui tire à sa fin, l’Algérie est certainement impactée parce qu’elle se trouve sur la ligne de front du changement climatique. Malgré que les émissions en gaz à effet de serre du pays, source du phénomène du réchauffement, soient faibles, proportionnellement à la moyenne mondiale, la chaleur est un constat inscrit au registre des urgences. Une adaptation pour atténuer les effets dévastateurs qui dans les années attendues seront plus graves...

Temp.MaxTemp.MinEnsoleillementJan.Fev.MarsAvrilMaiJuinJuil.AoûtSept.Oct.Nov.Dec.20 °C40 °C

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