POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


La Tunisie devant le retour des "djihadistes" du Moyen-Orient



Du foyer libyen aux monts Chaâmbni, menace sur la première démocratie du Monde Arabe


jeudi 19 mars 2015
par Azouz Benhocine


C’est le second attentat en Tunisie, d’une ampleur à faire ressortir la particularité de l’énorme nombre de victimes. C’est aussi la pire attaque dans tout le contexte du « printemps arabe », qui a touché des étrangers, et ce quelque soit la nation touchée, ou pas, par les changements enclenchés depuis 2011. Politiquement stabilisé cette république démocratique d’Afrique du Nord se prépare au retour de ses ressortissants « djihadistes » du Moyen-Orient. Dont nombreux stationnent en Libye ou sont déjà parvenus à s’introduire à l’intérieur du pays, pour fomenter des maquis et des attaques…

Voir en ligne : Notre dossier : TUNISIE

La première pétition tunisienne lancée, après l’attentat du Bardo. Un texte marquant.

Le 11 avril 2002, l’attentat-suicide de la Ghriba pour lequel s’est sacrifié un kamikaze, identifié comme étant membre d’Al-Qaïda a visé la synagogue du même nom « Ghriba » à Djerba a fait 20 morts. Celui de 2015, qui a visé le musée du bardo situé en face du siège de l’assemblée nationale, a le même bilan de pertes humaines et le même mode opératoire. Outre que les criminels ne sont pas nombreux, le carnage a tablé pour esquinter le principal volet économique tunisien, le tourisme.

Nos articles récents sur la Tunisie :
- Importante cache d’armes découverte à Ben Gardane en Tunisie
- Tunisie sur du velours : la majorité des représentants du peuple est laïque.

Même si le terrorisme n’est pas endogène et vient de l’extérieur, comme de la présente situation du voisin libyen, la radicalisation de jeunes musulmans revient aux discours islamistes acquiescés et approuvés par des sociétés vulnérables au rite religieux. Le pays de Bourguiba a fait l’objet d’une observation mondiale lors de cette assaille, de mi-mars 2015, qui porte la signature d’Ansar Ech-Charia, le groupuscule local que POPULI-SCOOP a eu l’occasion de présenter. Et dont ses plus redoutables éléments campent actuellement en Libye.

L’islamisme armé qui tient à soumettre le Monde entier à la charia islamique, génère « idéologiquement » les prétextes de caricature, d’œuvres artistiques préislamiques ou de laïcité, pour la radicalisation impitoyable. Certains croyants convaincus qui passent à l’acte, n’est pas le propre de ce pays d’Afrique du nord. Les musulmans ayant le programme politique de la théocratie comme modèle de société font l’endoctrinement, faut-il prouver que ce dernier incite ou pas au « Djihad » ?

Les citoyens tunisiens donnent l’air d’être préparés à vivre l’islamisme radical, ils sont plus soutenus par les démocrates du Monde que la Libye ou bien la Syrie. En proscrivant la médiocre gouvernance du parti de la théologie « Ennahdha » qui a été le pôle majeur de la troïka transitoire, ce peuple a aussi refoulé un certain manipulateur BHL, le philosophie français, dès son premier pas à l’aéroport... La transition tunisienne, à l’origine du « Printemps Arabe » reste leader, la traduction du choix fait aux dernières élections législatives et présidentielles, en est sa preuve.

Les terroristes tunisiens et la place de leurs proches et amis pour les dissuader et les aider à la repentance.

Pour citer un cas de mobilisation révélé après coup, celui des habitants des environs du musée du Bardo, est édifiant pour sa véracité. Ces voisins de l’édifice culturel ne se sont pas contentés d’encourager les forces de sécurité, en les soutenir d’applaudissements lors de l’assaut, ils ont aussi participé à l’arrestation de l’un des criminels.

Selon les différents récits, un agent retraité de la compagnie de l’électricité (STEG) s’est adressé à un jeune qui se trouvait dans les parages, en lui demandant ce que se passait alors que les balles sifflés de tous les cotés... Quand Il lui a rétorqué que rien d’anormal et ajusta son manteau afin de dissimuler une arme cachée, le citoyen a fait un signe discret à un agent de police. Plusieurs citoyens ont vite saisi le message, ils se sont précipité massivement sur le terroriste... Sans l’intervention des agents de la Brigade Anti-Terroriste, ils auraient pu le lyncher.

Mais aussi selon diverses sources concordantes, la Tunisie a le plus grand nombre de terroristes engagés dans toutes les hordes de criminels qui agissent, tant au sein du Daesh qu’AL-Qaïda, dans des régions d’Irak et de Syrie. Ces mêmes expertises évaluent entre 200 et 500 d’entre eux sont revenus dans la région du Maghreb, fuyant la zone du conflit Syrie-Irak. Après l’intervention des Etats-Unis et leurs alliés dans cette région, la Libye est maintenant fief explosif, une autre histoire d’où la Tunisie tient ses menaces.

- Solidarité avec la Tunisie au salon du tourisme à Paris, le lendemain de l’attentat.

- Avis de Tunisiens

Répondre à cet article