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Obama et l’électorat juif aux présidentielles 2012



La surenchère éloigne toute imaginaire de paix dans le conflit israélo-palestinien.


vendredi 27 juillet 2012
par Gros Emile


Comme d’habitude, le nerf de l’argent mise son plein de fagots de billets, à quelques mois des élections présidentielles américaines. Si les regards étrangers tentent de décrypter les programmes politiques, les médias locaux eux s’adonnent à rapporter les décomptes des fonds amassés par les deux principaux candidats, démocrate et républicain, dans le lot des quatre prétendants en course.

Les élections du président de la première puissance, le 7 novembre 2012, ont encore une fois rallumé, plus que resplendissant par rapport aux autres, le thème du Proche-Orient. Non pas pour ses troubles récents du Printemps Arabe, mais avec la protection aveugle du colonialisme israélien, dont l’illégalité internationale et le racisme primaire ne sont plus à prouver.

L’attachement des électeurs américains au président Barack Obama angoisse justement les ligués pour l’appui à l’Etat hébreu, car l’orientation de ne pas le revoir à la Maison Blanche semble ébranlée les votants et est perçue arbitrairement imposée à l’opinion.

Issu d’un couple mixte et afro-américain des plus récents, Obama a essuyé beaucoup de coups bas dont le plus choquant qu’il soit musulman. Tel un viol dans la croyance privée de l’être ! Aux USA le clash des civilisations est justement assez clarifié par l’opinion faite du monde musulman, sinon arabe. Car les discours nationalistes, religieux et même antioccidentaux sont bien banalisés dans les populations transformées par ce qui est le Printemps Arabe.

Même si, d’une part, l’idée qu’Israël est « abusivement soutenu » par toutes les administrations qui se sont relayé à la maison, depuis que le conflit existe, avance au pays de l’oncle Sam, les agissements du lobby sioniste redoute l’essoufflement de l’idée du recul de la paix à des dates inconnues. Celle, parmi les dates, des frontières de 1967 est amoindrie, sinon effacée. Alors ces lobbys sionistes aspergent les esprits de l’électorat pour imposer que les parties jugées ou présumées ennemies d’Israël, sont aussi en confrontation avec les Etats Unis. Puisqu’il s’agit du principal pion et allié dans cette région, conflictuelle mais riche, du monde...

Et même si, d’autre part, des monarchies comme le Qatar et l’Arabie Saoudite donnent des gages de loyauté au maître américain, cette fidélité, ou soumission, est lue comme absurde aux Etats-Unis et dans tout l’occident. Au regard des avis réels des populations arabes et musulmanes, où l’opinion est majoritairement à connotation islamiste, l’hostilité à Israël est largement répandue. Se reverse-t-elle inéluctablement sur le principal protecteur, les USA ? La déduction est devenue trop hâtive, au-delà du 11 septembre !

Malgré la répugnance rampante, de la spoliation des palestiniens de leur terre, les fameux lobbys fédérés par l’Aipac n’arrêtent pas leurs matraquages. Et du fait de l’impact des médias, conjugué à la puissance de l’argent qui peut déployer la campagne publicitaire, la politique extérieure américaine est questionnée : est-ce dans le même sens habituel ?

Mais un virage a été pris avec Barack Obama, il existe bien. Et il sera mieux, voire clairement, tracé pour l’avenir. Ne dit-on pas que Netanyahou nargue le président américain qui s’agace de sa présence dans le pays ? Et cette arrogance offusque les américains.

Certains des détracteurs de Barack Obama, de tous bords dont les socialistes sud-américains qui sont aussi et désormais, grâce à la diplomatie palestinienne, considérés en ennemis d’Israël, y voient du locataire du Bureau Ovale un continuateur de l’impérialisme classique. Malgré lui, l’actuel président est confronté à l’hostilité d’Israël, de ses principaux appuis dont ceux des argentiers et autres colonisateurs bardés d’un clash de civilisations bien établi dans le cas du conflit israélo-palestinien.

La Coalition Juive Républicaine, prévoit de commencer une campagne de publicité en investissant plusieurs millions de dollars afin de faire tomber Barack Obama lors des prochaines élections. Le conseil d’administration du groupe a déjà engagé au moins 6,5 millions de dollars et Sheldon Adelson, un magnat des casinos, a promis de pouvoir mettre sur table 100 millions de dollars.

Le groupe compte dresser la liste complète des électeurs juifs afin qu’il leur soit proposé de mener une campagne de bouche-à-bouche, amplifiée par les médias sociaux et la publicité télévisée. Afin que l’actuel président des Etats-Unis ne soit pas réélu. Selon un article du New York Times du 25 juillet, cette adversité est plus casse-cou que celle du candidat républicain Mitt Romney lui-même.