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L’inconnu du vote présidentiel en Algérie, est le degré de boycott et son effet ?



12é CONTRIBUTION : Un pas en avant (manifester sans peur), deux pas en arrière (l’ancien système reste).


lundi 4 novembre 2019
par N.E. Tatem


Ecouter l’article. Toutes élections deviendraient crédibles, ou pas, selon le taux de participation du corps tenu de s’exprimer. Pour le 12 décembre 2019 en Algérie, alors que les circonstances de la campagne sont électriques, l’horizon semble morose. Voter relèverait d’un désespérant évitement de l’enlisement, malgré la traîtrise de la colère populaire que le geste, de mettre un bulletin dans l’urne, signifie. Une page se lit. Elle se retourne ou se déchire du livre qui restera ouvert et sous la lumière de l’expérience d’une nation en quête de sécularité et gérant sa stabilité qui s’ancre !

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Les Algériens qui manifestent ont souhaité une période de transition. Une étape courte servant à déconnecter l’emprise de la bureaucratie et de la mafia politico financière sur les rouages. Elle devait aider à tenir des élections sans les mêmes têtes. Or qui devait assurer ce passage ? Les listes des personnes visibles sur les réseaux sociaux étaient composées d’aventuriers et d’opportunistes.

- Reprendre l’indépendance des usurpateurs de la mémoire algérienne. 1er novembre 2019

Même Zeroual, l’ancien président qui a appelé, en 1999, au vote avant de terminer son second mandat pour céder le trône à Bouteflika, a refusé ce préavis de vide politique. La constitution prévoit le remplaçant du chef de l’Etat avec le président de l’assemblée nationale. La société civile est dépourvue du mentor pour aiguillonner sa contestation d’une manière citoyenne et révolutionnaire.

En fin de compte 5 candidats accouchés d’un processus centralisé, de prise des parrainages et de contrôle, brigueront la course à la haute autorité du palais d’El-Mouradiya. Mais l’atmosphère général ne semble pas le permettre. La houle du Hirak semble assez décidée, particulièrement avec sa conduite paisible, de dénoncer le maintien de l’ancien des despotes « kleptocrates ».

Alors que le chef de l’armée, le puissant Ahmed Gaïd Salah, se montre insistant, qui t’à sévir pour cela, afin de munir l’Algérie d’un raïs. Et dans le train où se déroulent les faits, ça sera avant la fin de l’année. Depuis Annaba, le directeur de la police a, aussi de son côté à plusieurs reprises, averti que le vote sera protégé de toutes les interférences qui tenteront de l’empêcher.

Dès la persistance des autorités qui ont succédé à Bouteflika à aller à une élection, dont une précédente prévue pour le 4 avril a été annulée, faute de dossiers solvables de 2 prétendants, l’idée du boycott a été colportée. Avec la publication des nouveaux 5 postulants, elle revient plus lancinante malgré que l’opinion générale croit à son inutilité : que pouvons-nous faire alors ?

- 5 journalistes détenus en Algérie, pour le délit de couverture du #Hirak 24 octobre 2019

Nombreux scénarios sont susceptibles de sertir l’imprévisibilité des parcours qu’a connu le pays à travers ses moult épisodes politiques fomentées par d’implacables guerre de clans sectaires et régionalistes. Les plus réalistes qui peuvent effectivement se dérouler n’ont pas d’exergues plus prenantes que la médiocrité habituelle de la classe politique qui ensevelit l’intelligence et exclut, notamment la diaspora, les plus compétents.

- A : L’élection est boycottée, l’armée sera obligée de donner plus de réponse à la demande populaire et de parler d’une période de transition avec une opposition plus jeune et encadrée par les clandestins, voire les prisonniers, du Hirak.

- B : En raison du faible taux de participation, l’armée restreindrait la place de politique comme mesure radicale. Notamment un état d’urgence, pour forcer les manifestations de la rue à s’arrêter avec l’argument que les institutions de l’État sont menacées.

- C : Il est possible que juste assez d’Algériens voteront pour que ce soit valide constitutionnellement, mais pour quel seuil ? L’Armée gagne la légitimité pour écraser les manifestations, en installant son président. Ce dernier fera l’équilibre en adoptant un ton de réconciliation.

- 11è CONTRIBUTION : Fourberie en Algérie : l’armée félicitée de ne pas réprimer le peuple qui la paie ! 16 ocrobre 2019

- 10è CONTRIBUTION : sans consensus interne, le Hirak doute sur le compromis. 3 octobre 2019

- 9é CONTRIBUTION : manifester n’est plus efficace, après 7 mois d’empathie apaisée. 24 septembre 2019

- 8ème CONTRIBUTION : 2 versions antagoniques : des préalables empêchent un compromis en Algérie 1er septembre 2019

- 7è CONTRIBUTION : Derrière le HIRAK, la classe moyenne algérienne à l’œuvre. 21 août 2019

- 6è CONTRIBUTION : L’hésitation des progressistes Algériens rend la révolution démocratique incertaine. lundi 1er juillet 2019

- 5è CONTRIBUTION : Récidiver le passé ou déployer le projet national dans le millénaire ?mardi 11 juin 2019

- 4è CONTRIBUTION : le mythe de "l’éradiqueur : Rab D’Zaer" corrompu par Bouteflika 30 mai 2019

- 3è CONTRIBUTION : Assainissement de l’économie, début de réponse au "Hirak" en Algérie. 16 mai 2019

- 2è CONTRIBUTION : La #RDN est une marche, sans répit ni conflit, du progrès 24 avril 2019

- CONTRIBUTION : Sans le beau et fort leader, les Algériens célèbrent la modernité 17 mars 2019

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