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L’impact en Irak, que les Etats-Unis redoutent d’une guerre contre l’Iran



Par procuration, l’Arabie Saoudite compte accomplir un conflit de suprématie...


lundi 3 juin 2019
par Azouz Benhocine


Jusqu’à ces derniers jours, les militaires des Etats-Unis en Irak qui aidaient pour combattre l’EI (Etat Islamique) ne craignaient pas leurs alliés. La chute du régime du baâth a été dépassée quand en 2014 est arrivée l’invasion islamo-terroriste qui a pris, dès 2011, pied en Syrie voisine. Mais une nouvelle guerre contre l’Iran replace dans un nouveau schéma les éléments du « dilemme sécuritaire ». Ce dernier jalonne nombreuse nations où, quoi que penseront les esprits crédules qui sortent l’affabulation de "l’islamophobie", la religion musulmane est prépondérante.

Voir en ligne : Notre dossier Iran

Des diplomates européens en contact avec de hauts responsables à Téhéran ont déclaré que l’Iran reprendrait ses recherches sur les centrifugeuses à haute performance. Le programme qui utilise ces équipements pour produire du combustible nucléaire, a déjà repris.Téhéran imposerait désormais des restrictions aux inspections nucléaires. Ceci d’un d’un côté et de l’autre, le président Trump a constamment, depuis son accès à la Maison Blanche, augmenté les sanctions.

En cas de conflit, toute la région sera touchée. L’Iran ou ses représentants se préparaient à attaquer les troupes américaines en Irak et en Syrie et même ailleurs quand ils ont la possibilité. Ce qui a déjà conduit le Pentagone d’envoyer un porte-avions et bombardiers la Force aérienne...

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L’Irak peut être de nouveau un champ de guerre avec un conflit au Proche-Orient, où l’Iran est ciblé par les Etats-Unis qui assurent les arrières et les soutiens à l’Arabie Saoudite et d’Israël. Il serait naïf de considérer le régime des Mollahs comme un innocent quand il interdit les libertés à son peuple, songe à l’expansion de l’islamisme et présume être une offensive puissance régionale.

Avec une agression ouverte et directe sur le territoire iranien, d’où qu’elle peut venir des Etats-Unis, d’Israël ou bien de l’Arabie Saoudite, elle peut provoquer un embrasement à grande échelle dans la région. Les analystes planchent ces derniers jours sur les colères qui se dissipent ici et là, pour tenter d’anticiper sur le comportement des acteurs qui se placent sur l’échiquier. Populi-Scoop a publié dernièrement un article dans ce sens, ICI.

Les nouvelles tensions avec l’Iran que l’Arabie Saoudite a publiquement assuré avec une conférence des pays musulmans, se rajoute à la menace qui pèse dur l’accord nucléaire. Selon la Maison Blanche, les troupes américaines dans l’ensemble du Moyen-Orient sont exposées à des attaques, après que des installations pétrolières ont été frappées de drones et des bateaux touchés par des engins explosifs.

Depuis la chute de Saddam Hussein lequel n’hésitait pas de créer des guerres avec l’Iran, d’envahir le Koweït et de lancer des « scuds », la seule fois où ils ont été utilisés, sur Israël, l’Iran est considéré une force assez organisée dans la région. Le contrôle même de l’Irak ne lui échappe pas. Toutes les milices populaires appelées (Hashd Echaâbi) qui combattu Daesh lui sont affidées, à l’exception d’une ou deux factions de cette catégorie.

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Toutes les analyses qui ont traité des forces de sécurité locales, hybrides et sous-étatiques en Irak disent qu’elles rejoignent l’Iran. Il s’agit de toutes les forces régionales ou communautaires, des milices et d’autres formes d’acteurs de la sécurité locale qui existent, depuis longtemps soit depuis l’invasion américaine en 2003 et depuis 2014, avec l’EI (Etat Islamique) des formes d’organisations armées ont proliféré.

Dans les trois principaux gouvernorats, Ninev, Salah ad-Din et Kirkuk, leur impact sur les communautés locales et la dynamique politique nationale, a été politique donc l’usage des armes aussi face à l’ennemi américain puis terroriste. Ces groupes de mobilisation populaire sont parallèles aux forces kurdes et l’armée officielle irakienne.

Il convient de préciser que les Forces de mobilisation populaires (FMP) créées par le gouvernement irakien, pour organiser la résistance des civils qui résistaient à l’EI (Daesh), étaient entretenues y compris avec des salaires aux engagés et la fourniture d’armements. Bien que dans ces groupes on y trouve plus de chiites originaires du sud de l’Iraq, le PMF compte aussi d’importantes forces sunnites et toute une gamme de forces minoritaires, dont les « Yézidis », issues de différentes régions.

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