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3è CONTRIBUTION : Assainissement de l’économie, début de réponse au "Hirak" en Algérie.



La feuille de route de l’armée donne du pain aux planches à la double justice militaire et civile !


jeudi 16 mai 2019
par N.E. Tatem


L’establishment corrompu et dictatorial n’est pas encore parti des rouages en Algérie. Les affairistes qui sont devant la justice civile et militaire ont puisé d’énormes capitaux de la rente avec la connivence des bureaucrates. Ce qui fait dire aux mal-intentionnés que c’est la "guerre des clans", notamment quand certains autres du même acabit ne sont pas inquiétés. Les manifestations du vendredi continuent tant que les citoyens ne sont pas convaincus qu’un nouveau gouvernement vienne pour organiser élections équitables.

Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

Les Algériens craignent, mais aussi sans le croire, que Salah veuille devenir président, à l’instar du général égyptien Sisi. Sous leurs yeux la naissance d’une économie assainie de la corruption gouvernementale n’a pas la obtenu l’approbation d’une tâche de salubrité publique.

Le ratissage judiciaire a déjà frappé les plus importants des entrepreneurs qui se sont enrichis au détriment du denier collectif. Malgré ça, l’empoisonnement des "infox" (Fake News) prend le dessus, pour entraîner vers l’interprétation approximative d’une confrontation des factions du pouvoir. Quel juge adopterait tant sa propre déroute ?

Voici les 2 précédentes contributions de N.E. Tatem :
- 1ère CONTRIBUTION : Sans le beau et fort leader, les Algériens célèbrent la modernité 17 mars 2019
- 2è CONTRIBUTION : La #RDN est une marche, sans répit ni conflit, du progrès 24 avril 2019

La presse arabophone algérienne qui, se dit fièrement supplétifs des dirigeants qui se succèdent dans l’illégitimité, tentait d’imposer le 5ème mandat de Bouteflika. Comme elle a habituellement servi dans les anciens agissements du pouvoir. Elle utilise fréquemment une rengaine nationaliste et religieuse, comme une tradition maladivement transmissible de verticalité d’une décadente tradition.

Avant octobre 1988, date de l’insurrection contre le parti unique, les journalistes arabophones, une certaine écrasante majorité d’entre eux, assistaient la redoutable « SM » (sécurité militaire). Ils indiquaient leurs collègues « gauchistes » et les dires ou agissements de la population hostiles à la dictature. En démocratie, cette presse de langue arabe défend une ruralité réactionnaire que les Algériens désignent par « esprit bédouin ».

Comme un homme refusant de plier son genou, pour ne pas s’affaisser à terre, le grand pays du Maghreb reste debout. L’Algérie n’est pas déstabilisée. Beaucoup des opinions attendaient que le pays sombre dans l’anarchie violente et personne ne pariait aussi sur la résistante des protestataires. Or le potentiel organisationnel, la cohésion des rangs et la prolificité des mots d’ordre ont montré une mobilisation qualitative surprenante. Et mécaniquement elle a gagné légitimité et adhésion.

Isoler les criminels qui systématiquement prennent les armes pour éliminer ceux qui se mettent sur leur chemin menant au pouvoir, comme les intellectuels lors de la décennie noire, fut même promptement compris par tous. Quand un intégriste a appelé, depuis Londres, de brûler des drapeaux de pays étrangers, ce fut lettre morte et des dénonciations l’ont désigné sur les réseaux sociaux.

L’interconnexion entre les jeunes du mouvement appelé « Hirak » ou « révolution » en Algérie, n’est complètement fermée aux opportunistes, aux aventuriers et même aux islamistes qui apeurent de leur barbarie. Alors que la conscience collective élimine aussi bien les risques de dérapage que les tentatives de noyautage auxquels se livrent les canailles bardés d’islamisme.

- 1er vendredi du ramadan en Algérie : les manifestants plus solidaires et galvanisés 11 mai 2019

Quand j’ai déjà utilisé le concept de « RDN » (Révolution Démocratique Nationale), c’était pour tenter de magnifier un tag de visibilité. Celui qui établirait une liaison avec la mémoire collective originelle. Quand l’organisation du mouvement national s’est emparé du droit de créer des associations et a engagé son identité dans le rassemblement des éléments de transmission du nationalisme, une révolution démocratique a habité le règne colonial.

Encore debout, lui aussi le vieux militaire résiste à la revendication de vidage des institutions du personnel appartenant au système qui a gouverné jusqu’au 2 avril, date de la démission de Bouteflika. Mais provoqué par une récente demande, pour son départ et l’annulation de l’élection du 4 juillet, scandée par les manifestants, le général Gaïd Salah dit se conformer à la constitution.

Jalousement il fait le guerrier pour l’indépendance et assure protéger le « Hirak » qui reste fervent et sans violence. Entendre des paroles sur les généraux de l’armée algérienne, elles imaginent Tartarin de Tarascon narrant son bluff du dernier lion d’Algérie, dans un train traversant les hauts plateaux. C’est parce que les islamistes ont été évincés en 1990 et alimentent contre l’armée une haine abominable qui dément le « Khawa-Khawa », le slogan de ralliement des militaires.

Corrupteurs au point de devenir riches, les oligarques algériens ont perdu toute l’arrogance que leur arrogeaient leurs parrains dans les appareils étatiques et les faramineuses fortunes. La lune de miel pour jouir des gros comptes en banques, est terminée. Les prisons veulent exploser de la présence de ces "Rab Edazaer" (dieu d’Algérie), de Saïd, le frère du puissant diplomate indécrottable de la présidence, et d’Athman Tartag qui cache son jeu et n’a aucune personne interposée pour la présenter aux juges à sa place !

Participer à notre mini-sondage de moins d’une minute. Anonyme on peut exprimer, sans obligation, son opinion.

Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

Nous organisons des sondages et enquêtes. Vous êtes invités à vous inscrire à nos panels. Merci si vous participez.

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