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Le Moyen-Orient sous stress hydrique généralisé en 2040, la fin de l’eau dans les déserts d’Arabie



La ruine de l’agriculture saoudienne et fatalité à l’eau souterraine


mardi 8 septembre 2015
par Rebel Kazimir


Le processus d’assèchement des déserts d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient a duré des millénaires. Avec le réchauffement climatique dont des scientifiques, des responsables politiques et des organisations alertent, ces dernières années, de ses effets, a pour finalité que l’eau douce destinée à la consommation humaine et à ses activités comme l’agriculture s’épuise. Depuis cette année la céréaliculture qui était pratiquée en Arabie Saoudite prend fin, laissant l’une des situations des plus graves sur Terre.

Voir en ligne : Notre dossier : Arabie Saoudite

Ruinée l’agriculture saoudienne a aussi porté un coup fatal à la ressource hydrique du sous-sol. Une dépendance totale des importations de blé en 2016, arrive avec la fermeture définitive des exploitations irriguées. Depuis les années 1990, les pivots ont tourné jusqu’à épuiser irrémédiablement, depuis cette année, les nappes d’eau souterraine. Et en conséquence la fin de la production des céréales en Arabie Saoudite, nous y sommes.

La sécheresse est encore plus alarmante après l’épuisement, des gisements d’eau douce, annoncée par « WRI » (World Ressource Institut) pour toute la région du Proche-Orient. Cet «  think tank » basé aux Etats-Unis porte le flambeau pour alerter sur le « réchauffement climatique », attribue cette sécheresse à l’élévation des températures qui ont entamé l’ascendance de leur courbe, il y a quelques années.

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L’agriculture de la monarchie se concentrait sur la production laitière, depuis 3 ans, pour tenir encore quelques années. Mais la ruine de la surexploitation basée des techniques de puisage, a totalement parachevé l’existence d’eau dans le sol du pays. L’Arabie saoudite compte sur le dessalement de l’eau de mer, pour répondre aux besoins domestiques, quand les agglomérations urbaines sont déjà prises d’assaut.

« WRI » a publié une image qui reflète l’impact du réchauffement climatique dans le monde, voir en bas. Les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du nord sont les plus exposés à être dans les pénuries d’eau. La projection concerne l’échéance 2040 comme une gravité finale. Quand la technologie de dessalement de l’eau de mer est freinée par les coûts du litre produit, se rajoute aussi la moindre qualité d’une eau dessalée par rapport celle naturelle puisée des terres.

Stress hydrique par pays à l'horizon 2040

Une disponibilité en eau inférieure à 1700 m3 par habitant et par an, est la norme que fixe cet institut. A l’horizon 2040, 33 pays dans le monde vont se retrouver en « Stress hydrique ». En tête arrivent Bahrein, le Koweit, le Qatar, les Emirats arabes unis, la Palestine et Israël avec un stress « hydrique maximal ». Ce peloton est suivi pat l’Arabie Saoudite, le sultanat d’Oman, le Liban et le Yémen. La Libye et les pays du Maghreb ne sont pas loin derrière.

Dans cette région du Monde déjà illustrée de déstabilisation, les ressources hydriques seront rares et entraineront des conflits régionaux.

World Resources Institute logo.jpg
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Top 33 pays de stress hydrique : 2040

RangNomTous les secteurs
1Bahreïn5,00
1Koweit5,00
1Qatar5,00
1San Marino5,00
1Singapour5,00
1Emirats Arabes Unis5,00
1Palestine5,00
8Israël5,00
9Arabie Saoudite4.99
10Oman4,97
11Liban4,97
12Kirghizstan4,93
13J’ai couru4,91
14Jordanie4,86
15Libye4,77
16Yémen4.74
17Macédoine4,70
18Azerbaïdjan4,69
19Maroc4,68
20Kazakhstan4.66
21Irak4.66
22Arménie4,60
23Pakistan4.48
24Chili4.45
25Syrie4.44
26Turkménistan4.30
27Dinde4.27
28Grèce4.23
29Ouzbékistan4.19
30Algérie4.17
31Afghanistan4.12
32Espagne4.07
33Tunisie4.06
Lisez la note technique et d’explorer l’ensemble de données.

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