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PS : 2 mentions centristes encadrées par 2 gauchisantes et l’opportuniste promue.



Pour qui chantent les sirènes du libéralisme dévoyé ?


vendredi 7 novembre 2008
par Hugo Mastréo


Jusqu’à preuve que d’autres pratiques permettent autres lectures, idéologiquement identifiéEs, d’une présence oppositionnelle entièrement affirmée sur la champ de l’action, le PS emprunte plus un sinueux sentier, que le chemin d’une alternative qui réponde à la droite de l’UMP. Comme s’il ignore les échéances électorales, et d’une manière globale ne songe pas à la situation de dépression où s’est engouffré le capitalisme international.

Le prochain congrès de Reims ne servira pas uniquement à désigner un nouveau secrétaire, mettre en phase le parti prendra davantage de place dans les travaux. A moins que l’indifférence, pour ne pas dire l’autisme, y règne.

Le vote des mentions du PS, le jeudi 6 novembre, par les militants relance de plus belle les tractations et les bras de fer entre les courants et autres composantes. Jusqu’à preuve que d’autres pratiques permettent autres lectures, idéologiquement identifiés, d’une présence oppositionnelle affirmée, ce parti emprunte plus un sinueux sentier, que le chemin d’une alternative qui réponde à la droite de l’UMP pour les échéances électorales et d’une manière globale à la situation de dépression où s’est engouffré le capitalisme international.

La mention de Mme Royal a recueilli le plus de voies, 29%, est le résultat quelque peu inattendu. On voyait davantage celle du maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui remporterait l’approbation de la base des votants. De même que la 4ème, celle de Benoit Hamont, qui a enregistré un résultat prévisible mais inespéré au point de la positionner ci proche de celles qui depuis des mois ont été mises au devant et ont attiré le plus d’alliances.

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Du point de vue politique, l’effet de la crise qui ébranle solitairement l’ancien monde capitaliste que l’ensemble de la Terre tel que ne cessent de le scander les boursiers et autres pompiers, comme le président français, a été un repère déterminant pour que les militants du PS optent vers une nouvelle orientation, plus gauchisée, pour leur organisation.

Arrivée en dernière heure au socialisme qui conteste explicitement et sans concessions envers la donne libérale, que les nombreux socialistes français se voyaient en compatissants dévoyés au capitalisme, l’ancienne candidate à la présidence a montré qu’elle tire vite des leçons, ou bien justes les dividendes à l’intérêt au courant qu’elle incarne, du contexte mondial. Ce qui est donc son virage strictement conjoncturel, et qui garde aussi entrouverte l’éventuel retour à l’obscur « socialisme libéral » qui prend du terme liberté les mesures dont s’en charge mieux, et avec une offensive claire la droite, en matière de chantiers sociaux et d’interventionnisme étatique sur le plan économique. Et dont la démonstration décomplexée, qui agit strictement dans le monde capitaliste décadent, a été faite dernièrement pour renflouer les caisses des banquiers. Ces secteurs financiers encore opaques sont encore largement pardonnés d’avoir renié leur rôle de, se mettre au service surtout des entreprises, pour garder ouverts les lignes de crédits aussi bien pour les investissements que le fonctionnement de l’appareil productif en général, au lieu de scléroser les plus dynamiques des PME et PMI (Petite et Moyenne Entreprise et Industrie).

Dans la perspective du prochain congrès, Bertrand Delanoë malgré les sondages qui le placent la personnalité politique la mieux appréciée des français, vient de payer rubis sur ongles les frais d’auteur de son bouquin par lequel il se voulait un libéral de gauche. Publié à la veille de la déchéance du capitalisme mercantile. Où le crédit, des pillards, à taux amovible selon le besoin de financement des demandes d’emprunts pour l’habitat qui ne cessent d’accroître avec la folle idée de généraliser la propriété immobilière, les fameux « subprimes », on ne fait pas mieux, que dans le personnage du socialisme parisien, en matière de cohabiter des projets antinomiques et d’associer des antagonismes inconciliables.

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Arrivant en deuxième position, avec d’appréciables 4 points d’écart de la motion de Ségolène Royal, avec laquelle le coude-à-coude était vu jusqu’à la veille de ce vote, et seulement un modique point par rapport à celle de Martine Aubry, tel est la sanction du réalisme des militants. La mention Aubry a, et malgré sa jeunesse, suscité moult rapprochements lors de l’élaboration et des propositions de mentions. Elle est perçue comme une confrontation entre éléphants et bourrée d’enjeux internes au PS, donc dépourvue d’ancrage par rapport à ce qui passe face au pouvoir de droite et ses cogitations pour sauver le capitalisme frappé mondialement du dépassement historique. Delanoë est l’une des victimes, comme d’impénitents capitalistes de part le monde, de la surprise avec laquelle s’est introduite la crise et de l’affolement qui fait plonger toutes les places boursières y compris là où le spectre de la récession semble encore inexistant.

Dès la fin de ce scrutin et sans attendre le congrès, Mélenchon a déclaré quitter le parti. Ne supportant plus qu’une perspective maintienne le socialiste rigoureux qu’il est et l’assume à plusieurs reprises dans le giron du PS.

Le parti qu’il abandonne est possédé avec ténacité d’une volonté d’adaptation à la donne qui garde les systèmes auxquels les événements récents inscrivent, et pour l’histoire de toute l’humanité, la nécessité de passer à une présence de l’Etat dans le contrôle et même l’éradication de la spéculation insouciante quant à la pérennité des acteurs potentiels et aux activités sources de richesses. Il étonnant qu’il n’ait tenté un rapprochement avec Benoit Hamon ?

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