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La 1ère mission de la Chine sur Mars, en 2020, alimentée d’énergie solaire.



Son engin d’exploration du sol martien, le HX1 porte des caméras de détection.


lundi 11 novembre 2019
par Hugo Mastréo


Ecouter l’article. 3 types de caméras optiques équipent l’engin mobile, de la mission chinoise de 2020. HX1 explorera la zone de la planète Mars où il s’y posera. Elles servent à la détection de l’environnement pour le filmer, selon la télécommande ou l’automatisme dûment tracé. Particulièrement des zones clés sur la surface de Mars seront leurs objectifs, ce qui permet d’établir une topographie (pente, ondulation, rugosité) du sol et d’en connaitre sa géologie.

Voir en ligne : Notre dossier : exploration de l’espace.

La course pour atteindre la planète Mars anime les scientifiques d’astronomie. La vision est décomplexée, par rapport aux décennies de doute. Car les explorations visuelles et celles du sol martien encouragent à la continuité. La première mission chinoise sur Mars (HX-1) sera lancée en 2020 avec un orbiteur et un atterrisseur, ce qui fait avancer le programme déjà attendu.

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Du système solaire plus proche de la Terre, Mars lui est aussi la plus semblable. Elle a toujours été le premier choix pour les humains de sortir de la Terre, après bien sûr la lune. Si cela pousse à davantage d’exploration de l’espace, les travaux sont très pointus. La plaine appelée « Chryse Planitia » de la planète rouge, large d’environ 1 700 km est centrée par rapport aux autres points déjà désignés. Elle semble être propice, mais pas la seule, à l’arrivée d’appareillage automatisé.

Image illustrative de l'article Chryse Planitia
Par "Roel van der Hoorn (Van der Hoorn)" — Own work based on images in the NASA Viking image archive, Domaine public, Vue de Chryse Planitia par Viking 1 Lander le 11 février 1978.

Alors que les missions vers la planète rouge ont subi aussi bien des échecs, la Chine annonce que son vaisseau spatial pour un tel objectif est prêt pour 2020. Il est basé sur la détection des caméras optiques pour l’acquisition des données. Les connaissances sur Mars s’accumulent, ce qui ne réduit en rien la complexité des travaux et des préconisations matérielles, mais ça augure une mise en branle de divers projets.

La Chine a déjà atterri, avec des vols inhabités, sur des satellites proches et éloignés de la Terre. L’insolite descente sur la face invisible de la lune, en un légendaire emplacement appelé « mer des pluies », qui garde ses secrets. Des thèses rapportent qu’une terre inconnue a été ramassée du sol. Les membres de la brillante équipe de la mission lunaire 2013, Chang’e-3, ont été affectés au projet Mars. Un nouveau défi attend l’ambitieux collectif.

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L’alunissage est plus simple par rapport à Mars où des échecs ont eu à démontrer les complications. L’Agence spatiale européenne, de Roscosmos (Russie) en 2016 ou avant sous l’ère soviétique et de la NASA avec sa Polar Lander de 1999, pour planter l’atterrisseur ExoMars Schiaparelli, ont eu des tentatives délicates et sans facilités en l’absence de vraies observations rapprochées et vérifiées.

A l’origine des difficultés, c’est la distance qui, d’environ 150 millions de kilomètres, constitue le principal handicap. A la vitesse de la lumière, une communication depuis Mars ne parviendrait sur Terre qu’au bout de 8 minutes. L’expérience de l’atterrissage du rover Curiosity en 2012 envoyé par la NASA , l’équipe a manœuvré pendant 7 minutes de terreur, d’une manière plus aléatoire. Donc tout processus d’atterrissage doit être automatisé, d’une minutie extrême.

A cet embarras du décalage du temps, reportant toutes vérifications à des plages ultérieures, l’atmosphère de Mars est trop mince. Elle ne permet pas une descente alanguie parcourant une épaisse couverture suffisante, pour ne pas fracasser les engins spatiaux. En mouvement rapide, ces derniers pénètrent une chaleur extrême résultant du frottement et de la compression atmosphérique. Ils sont dotés d’un bouclier thermique et de systèmes de parachute complexes qui doivent être déployés et largués au bon moment.

Image : JPL / Texas A & M / Cornell / NASAw Le rover Spirit de la NASA a capturé cette vue époustouflante lorsque le Soleil s’est effondré sous le rebord du cratère Gusev sur Mars le 19 mai 2005.

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