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L’AQMI désormais dépassée par Ansar Echaria



La Tunisie élimine deux terroristes à la frontière avec l’Algérie.


samedi 14 juin 2014
par Gros Emile


Ansar Ech-Charia et AQMI sont devenues deux organisations plus menaçantes en Afrique du nord. La 1ère est basée à l’est, entre la Tunisie et la Libye, est apparue après 2011. Et la seconde reste ancrée au nord-ouest de l’Afrique, côté Mali et la zone du Sahel, date du début des années 2000. Mais même sur ce terrain l’AQMI, le groupuscule qui fédère les islamo-terroristes Algériens et leurs complices de la réconciliation, est en perte de puissance, face au MUJAO.

Voir en ligne : Notre dossier : Tunisie et transition démocratique, face AQMI et Ansar Echaria

Depuis l’échec suicidaire de l’attaque de Tiguentourine, le site gazier d’In-Amenas en Algérie, l’AQMI a perdu sa puissance de frappe. Ces combattants acculés au Mali se sont réfugiés en Libye. Où même dans ce pays rendu impénétrable pour son insécurité, les djihadiste de l’AQMI font profil bas.

Deux semaines après que des islamistes ont attaqué la maison de la famille du ministre de l’Intérieur tunisien, tuant quatre policiers, dans un de leurs plus audacieux assauts, et dernier en date. La traque et la vigilance des autorités en Tunisie ne cesse d’augmenter et après ce coup, elle est encore plus puissante.

La police tunisienne a tué deux militants islamistes, près de la frontière algérienne, suite à un échange de coups de feu qui a duré plusieurs heures, selon une déclaration du gouvernement datant de vendredi 13 juin.

Ces deux criminels sont identifiés comme faisant partie d’Ansar al-Charia. La Tunisie débarrassée de l’autorité d’Ennahdha, a vu ses services de sécurité gagner encore plus de vigilance. Maintenant, ils sont plus engagés dans la répression des groupe islamistes extrémistes qui pourrissent la vie en Tunisie et dans toutes les terres d’Islam.

Dans la partie ouest du pays, un réel renforcement de la surveillance s’est installée depuis la chute du parti de Rashed Ghanousshi. La poursuite du ratissage, a commencé dès le début de cette année sur les montagnes Châambi. Elle est encore une opération majeure dans le maintien de l’ordre dans le pays. Dans cet ouest du pays, près de la frontière algérienne, les militants islamistes ont élu refuge. Et depuis des mois, de temps à autres, des éléments criminels sont éliminés.

« Nos forces ont tué deux membres du groupe terroriste à Jendouba après un échange de coups de feu » a annoncé le porte-parole du ministère de l’intérieur, Ali Aroui, dans l’après-midi de vendredi 13.05. Sans donner beaucoup de détails que détient l’armée tunisienne, il a précisé cependant que les affrontements ont éclaté jeudi soir dans le nord-ouest de la ville de Jendouba. Mais il a ajouté la précision, qu’il s’agit des djihadistes d’Ansar al-Charia.

Depuis janvier, Ansar Echaria a été classé comme une organisation terroriste étrangère par les États-Unis. Dépassant actuellement AQMI, cette organisation, a commencé comme un des intransigeants mouvements islamistes émergé après 2011 en Tunisie, dans la grande révolution du "Printemps Arabe", dont le déclenchement revient à la Tunisie qui déchu l’autocrate Zine El-Abidine Ben Ali.

Dirigée par un vétéran des combats d’Afghanistan, le groupe a été d’abord blâmé pour l’assaut de l’ambassade américaine à Tunis en 2012. Seifallah Ben Hassine, alias Abou Iyadh, l’islamo-terroriste que les "révolutionnaires" ont libéré en 2011. Et depuis se sont établis ses liens avec la grande nébuleuse Al-Qaïda. C’était aussi avec l’aide de la succursale du Maghreb islamique (Aqmi).

La transition politique des État d’Afrique du Nord a progressé depuis le soulèvement de 2011. Maintenant les autorités tunisiennes sont préoccupées par les débordement de l’islamo-terrorisme de la Libye voisine, où l’agitation a permis aux militants islamistes de prendre pied.

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