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En 3 décennies, l’obscurantiste régime soudanais a fait la décadence absolue.



Khartoum, qui a abrité Benladen, a réalisé le pire chaos islamiste en Afrique.


lundi 11 mars 2019
par Azouz Benhocine


Malgré l’état d’urgence décrété le 22 février dernier au Soudan, la contestation populaire continue. Depuis les années 1980, la descente aux enfers de ce pays africain, pourtant assez comblé de richesses naturelles, est devenue invivable à la population. Les non-musulmans ont préféré d’ailleurs la partition. Et malgré s’ils souffrent encore des difficultés tribales, cette partie des soudanais a échappé au régime d’Omar El-Béchir.

Voir en ligne : Notre dossier SOUDAN

Si c’est un autre cas d’islamisme inadéquat avec la démocratie, il est le fruit de l’ancrage de la secte de "frères musulmans" qui a répandu son influence dans nombreux pays à majorité musulmane. L’interdiction par le gouvernement des manifestations politiques a été imposée avec l’état d’urgence, en vigueur depuis le coup d’état.

Aucune chance que le pouvoir actuel puisse être chassé. Pourtant, comme en Algérie, la principale revendication des manifestations au Soudan est le départ du despote. Qui lui, contrairement à Bouteflika qui a sur la conscience la mort de 131 jeunes berbères massacrés en 2001, est condamné par le CPI (Cour Pénale Internationale) pour génocide.

Au temps de la décennie noire en Algérie, Oussama Benladen s’est installé au Soudan. Alors un autre impénitent islamo-terroriste était chef du gouvernement. Lire notre article ICI. Après bien 3 décennies de pouvoir absolu, les dernières manifestations exigent le départ d’Omar El-Béchir dont le pays est des plus arriérés sur Terre.

Selon la source étatique, jusqu’à présent 32 personnes sont mortes lors des dernières manifestations. Des indications indépendantes, dressés par des experts, des journalistes et des observateurs, les estimations avance pas moins de 60 décès. Mais cela n’a terminé avec la volonté populaire de se démettre d’un pouvoir féroce, corrompu, obscurantiste et décadent.

Le dirigeant à la tête de l’Etat depuis 1989 est entouré de la protection indéfectible de l’armée et des autres forces de sécurité. Une loyauté due à la forme de caste, comme dans nombreux africains et arabes, qui conserve des dirigeants qui n’apportent que du malheur à leur peuple, aux voisins et même au Monde.

Les partis de l’opposition soudanaise commencent à discuter, après que la population a manifesté, de la manière de transférer le pouvoir et de créer une coalition gouvernementale au pouvoir. Mais rien en mesure d’assurer une telle transition.

Le 19 décembre 2018, des manifestations ont été déclenchées par les réductions des subventions aux produits alimentaires et pétroliers, provoquant la colère qui n’a pas diminué depuis. Mais arriver à un quelconque résultat politique ou social. Cette décision de diminution du soutien des prix des produits de première nécessité est due au déclin général de l’économie soudanaise moribonde depuis des années.

Les revenus du pays se sont taris depuis la partition. De la partie séparée provenaient une rente des gisements de pétrole du Sud-Soudan, ce qui a grevé les finances du Soudan. Ce qui a pour conséquence la limitation des capacités à subventionner les aliments et d’autres produits de base tel que le carburant.

A cela se rajoutent de lourdes sanctions américaines contre le régime. Khartoum forme dans sa principale université, fiancée entièrement par l’Arabie Saoudite depuis sa création ainsi que pour son fonctionnement. Les chefs du terrorisme africain, dont nombreux activent et sont recrutés par Boko Haram, y sont formés dans cet établissement.

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