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Agressé par la police marocaine, le juste combat du journaliste sahraoui Mohamed Mayara

L’occupation du Sahara Occidental, une ambition coloniale qui empêche l’unité des peuples du Maghreb

mercredi 13 février 2019
par Hugo Mastréo


Selon l’Organisation mondiale contre la torture, Mohamed Mayara, activiste médiatique et cofondateur et coordinateur d’Equipe Media, a été battu par plusieurs policiers marocains. Les faits datent du 13 janvier, à l’aéroport El Aaiun, dans les territoires occupés du Sahara occidental. Lui-même a décrit ce qui lui est arrivé. Et comme c’est une personne qui s’explique bien, il a rapporté nommément ses agresseurs. Il s’agit de Ali Boufri et Mohcen Essergholi, accompagnés de huit autres policiers. Il relate ainsi : "... ils m’ont insulté et frappé jusqu’à m’assommer."


Voir en ligne : Notre dossier Sahara Occidental & Maroc

Sur le site Web, qui est une chaîne Youtube sur laquelle nous avons déjà publié un article (voir lien après la vidéo) lors d’un interview du philosophe Noam Chomsky, Mohamed Mayara, a raconté son triste destin de Sahraoui dont sa patrie est colonisée. Il dit que son père a été kidnappé, torturé et tué par les autorités coloniales marocaines en 1977, alors qu’il avait un an. « J’essaie d’enseigner à [ma fille de sept ans] qu’un jour, j’aurai le même sort... », a déclaré en novembre 2018. Voici le documentaire où il s’est exprimé...

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L’agression du journaliste sahraoui, Mohamed Mayara, le 13 janvier dernier, à l’intérieur de l’aéroport de Laâyoune, par huit policiers des services de l’occupant marocain, est l’un des derniers actes de répression qui offusqué des ONG des droits humains. L’acte s’est soldé de blessures qui ont la gravité d’être subies au visage par la victime.

Ce qui dénote de la manière avec laquelle a été faite la brutalité, contre le responsable du groupe médiatique « Equipe Media ». Ce dernier rentrait d’une visite des camps de réfugiés sahraouis de Smara, Bojador, Tifariti et Bir Lehlu accompagné d’une délégation de 16 défenseurs des droits humains, dont Mme. Aminatu Haidar.

La répression des policiers qui s’est déroulée dans le hall de l’aéroport, a provoqué une blessure à la joue. Puis les policiers ont conduit l’intéressé dans une salle privée de la zone de sécurité de l’aéroport et l’ont interrogé sur sa visite des camps de réfugiés et sur ses activités d’Equipe Media. Ils l’ont photographié avant de le relâcher, sans qu’aucun chef d’inculpation n’ait été retenu contre lui.

Ces intimidations sont très fréquentes à l’égard de simples citoyens dans les territoires occupés. De tels cas, comme dans la vidéo sui suit ce paragraphe, restent inconnus. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains, en partenariat avec l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la FIDH, ont relevé plusieurs situations d’attaques contre les civils sahraouis.

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3 Cámaras Robadas - trailer from RåFILM on Vimeo.

Au cours des derniers mois, M. Mohamed Mayara a reçu plusieurs menaces en rapport avec ses activités en faveur des droits humains, selon les réseaux des ONG. Le fait le plus marquant a eu lieu le 12 novembre 2018, concernant ce journaliste.

Des militaires sont entrés par effraction dans son domicile, ce qui est illégal au regard des textes élémentaires du droit. Puis ils ont interrogé sa famille au sujet de ses activités de défense des droits humains. Surtout ils se sont intéressés aux moyens de subsistance de la famille de l’intéressé, dans le but certainement de le priver de la survie quotidienne.

Nous citons les affres auxquels est exposé ce journaliste, parce qu’il appartient à un collectif de personnes harcelées pour leurs activités. Leurs témoignages disent qu’elles ont été contraintes de faire des déclarations après avoir été battues et torturées par la police marocaine. Elles ont même signé de faux aveux et condamnées à des peines de prison.

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