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Des clochards, des opportunistes et un général de l’armée aspirent à présider l’Algérie



A la fois militaire et nouvelle tête, Ali Ghediri plaît à ceux qui empêchent la théocratie et attire d’inconnus véreux


jeudi 24 janvier 2019
par Damien Djamel Bouch’Raf


Nous étions quelques 100 000 Algériens à avoir demandé à l’armée de faire cesser la mascarade électorale de 1990/91. Pratiquement les mêmes, nous avons sollicité les mêmes guerriers à retirer à Ali Kafi la présidence pour remettre en route les voies démocratiques des votes. Sans être supplié, surgit de la platitude un officier des casernements comme ne les aiment, surtout, pas les islamistes. Accueilli promptement par un plébiscite populaire, Ali Ghediri régénère un scénario connu à l’orée de l’indépendance, en 1965, avec l’éviction de Chadli puis avec l’arrivée de Zeroual...


Voir en ligne : Notre dossier ALGÉRIE

La théocratie allait, en accédant l’Assemblée Nationale, prendre la majorité au pouvoir législatif en plein démocratie. En Egypte c’est un remake de l’Algérie. Parmi aussi cette centaine de milliers d’Algérie, ayant demandé à l’armée de chasser Chadli, il y avait quelques dizaines de journalistes. Ils actaient l’appel d’arrêter le mortifère processus de vote. Ils expliquaient aux militaires qui ont toujours la mission de sauver l’Algérie de toutes attaques, que l’ANP(*), héritière de l’ALN(*), n’a pas le droit de laisser la patrie sombrer dans la tragédie que ses enfants, comme Chadli à l’époque, pouvaient improviser.

- Ali Ghediri, la nouvelle tête que les Algériens ont fixé dans le sondage vu par 30 000 internautes 19 janvier 2019

Ceux qui doutent encore que Bouteflika n’y sera pas pour un 5ème mandat, auront pour leur désillusion. A tous les mandats, l’actuel président algérien qui n’a pas parlé à son peuple depuis 6 années, et son cercle, ont toujours suivi la même tactique. Celle de rester en recul sans déclarer de candidature, jusqu’au dernier moment. D’ailleurs ce sont de mêmes ridicules méthodes utilisées des nationalistes algériens, d’être "cachotiers", voire hypocrites sans moindres scrupules. Ne montrant pas leurs véritables intentions et en opérant en bandes claniques et opaques…

La méthode, de rester en retrait, était déjà faite, alors que le raïs jouissait de sa pleine santé. Les ridicules prétentieux qu’Internet, par le biais principalement de Facebook, qui se disent candidats en allant chercher des imprimés au siège conseil constitutionnel, ont servi à la presse, notamment celle en ligne, de succomber à servir des sujets crédules. Il est déjà gravement aberrant qu’on s’y intéresse, quand ce pays ne mérite pas tant de bassesses insultantes à ses élites.

Alors donc qu’est-ce qu’il y a de sérieux autour du prochain vote en Algérie ? Unanimement la candidature du général major à la retraite Ali Ghediri semble sortir des lots de politicards et des clochards. Pour Populi-Scoop, qui a lancé un bref sondage de moins d’une minute, la prétention qu’un militaire aspire à gouverner un pays menacé par la barbarie, débauché par les pilleurs du nationalisme dévoyé et menacé par la censure qui utilise la formule « haine de soi » pour réprimer la critique sociale, n’étonne guère.

- La caste, les fourbes et les oligarques : les 3 options présidentiables en Algérie 19 janvier 2019

Entre l’armée algérienne et son peuple un contrat de confiance jusqu’à la consolidation de la Nation en constitution.

Dans notre sondage, qui est en bas de cet article et ne dure qu’une minute, c’est bien la
- nouvelle tête que désirent les choix exprimés dans notre questionnaire à réponse unique. Elle est suivie par quelqu’un qui connait bien les affaires publiques,
- puisque la réponse n°2 est celle du « cadre ayant servi après l’indépendance ».
- Et en 3ème position arrive le militaire
- Et enfin viennent après lui, un opposant
- puis l’ancien Moudjahid en dernier. Alors nous considérons que le déclaré candidat Ali Ghediri est à la fois militaire et nouvelle tête.

Une seule interprétation apparaît de l’ambition du jeune général mis à la retraite en 2015. Quand Bouteflika et la coterie qui l’entoure savaient déjà que leur caste maffieuse se sert d’une flopée de serviles ministres positionnés à les applaudir et les suivre, il fallait isoler les militaires susceptibles d’accompagner, comme d’habitude, le peuple et ses craintes.

- Un militaire prend à témoin l’opinion de la crise de vacance du pouvoir en Algérie 9 janvier 2019

L’Histoire de l’Algérie est jalonnée de l’intervention de l’armée et son peuple connait la valeur de Napoléon, de De Gaulle ou d’autres officiers ou simples soldats bardés d’audace et encordés à la marche en avant des sociétés auxquelles ils appartiennent. Il n’y a pas de nation dans le Monde qui n’aurait ses engagés militairement pouvant être des juntes et aussi pouvant inventer des solutions aux débâcles…

Certains généraux ont été jugés et emprisonnés sous le règne de Bouteflika qui évoque la gestion de l’islamo-terrorisme ou bien la corruption, pour neutraliser les généraux. Mais avec une justice complètement manipulée pour neutraliser les journalistes et les militaires en premier lieu, l’actuel pouvoir est malade de toutes les pathologies infantiles évoquées par les théoriciens des révolutions et les soldats penseurs.

L’ANP(*) : Armée Nationale Populaire et l’ALN(*) : Armée de Libération nationale.

À l’occasion de l’élection présidentielle en Algérie POPULI-SCOOP intensifie la production de ses articles en cette période !

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Sa question unique est : Qui après Bouteflika ?

Cinq choix ayant trait au profil, au parcours et à la personnalité du prochain président. ICI - MERCI

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