POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


EN DUO AVEC LA CHANTEUSE INDIENNE KUMKUM



Zayen, enflammera le tout Tizi


lundi 1er mars 2010
par Lyazid Khaber


En duo avec la chanteuse indienne kumkum, ce concert promet l’extase après une longue odyssée qui a emmené notre chanteur très loin ; notamment en Europe, où il a su conquérir un public sans cesse grandissant.

Zayen, ce chanteur de la jeune génération, originaire du Village Lamsella dans la région des Illoula Oumalou (wilaya de Tizi Ouzou) est attendu dans sa région natale au cours de ce mois de mars, où il se produira pour la deuxième fois après le gala animé le 01 décembre 2009 à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Retour en fanfare, dirions-nous, puisque sa production lors du festival du film amazigh, le 17 mars prochain au même endroit, promet bien de forcer l’admiration. En duo avec la chanteuse indienne kumkum, ce concert promet l’extase après une longue odyssée qui a emmené notre chanteur très loin notamment en Europe, où il a su conquérir un public sans cesse grandissant.

Rimant le legs culturel de la Kabylie avec des airs inspirés de l’universalité, ce jeune auteur compositeur ne manquera pas de faire dans le cocktail des langues et de cultures (Anglais, Français et Kabyle). Sa poésie et ses mélodies inspirées d’un bouillon de culture, donneront des rayonnements magiques pour en faire un vrai alchimiste du verbe.

Ses premiers balbutiements musicaux à l’époque même où il était lycéen, à Tizi Ouzou comme à Azazga, lui valurent une reconnaissance de la part des mélomanes de la région qui découvrirent en lui une voix prometteuse. Son premier album diffusé en 1994 et intitulé “Imawlanis“ (ses parents), lui ouvrira la porte grande ouverte devant une carrière d’artiste bien inspiré et prêt à aller au plus loin dans sa conquête. C’était un front succès.

La télévision algérienne ne tarda pas à découvrir ses talons, ce qui lui valu maintes passage à l’antenne. Une perspective qui le mettra au devant de la scène à travers des téléspectateurs dont le champ est désormais devenue plus large.

Faisant dans la dentelle, le jeune chanteur qui emprunta le chemin de l’exil, reviendra comme dans un éclat de tonnerre, en 2002, où il diffusa son deuxième album intitulé “Oughaled“ (reviens). Dans une diversité de rythmes à couper le souffle, le conquistador de la chanson Kabyle envahira les contrées de l’hexagone où il se fera reconnaître en maître.

Ces tournées hexagonales l’on emmené à animer plusieurs concerts notamment en France où il se produira, en grand séducteur des masses mélomanes, au Zénith de Paris, à Saint-Étienne, à Lyon, à Lille, à Roubaix, à Aubervilliers et au festival d’« Ici et d’Ailleurs » à Strasbourg, à Marseille et à Beauvais.

La conquête de ce jeune chanteur ne s’arrêtera pas en si bon chemin, puisque ses multiples tournés en Europe comme ailleurs, en Turquie, au Maroc et/ou en Ukraine, le propulsèrent aux devant de la scène. Avec cette marque de sympathie et de charme qu’il semble bien traîner à longueur de chemin, Zayen récidive en 2007 en diffusant son album mémorial Baden-Baden.

Se définissant comme « chanteur sans frontière qui porte la couleur kabyle très haute, invitant la musique à réunir les mondes, auteur de la liberté et de l’espoir » ce jeune compositeur donnera bien la réplique sur le mariage des cultures qui, à travers ses chansons, trouve un aboutissement. La chanson Baden – Baden en est l’illustration. Nous renvoyant dans un environnement des années 1940, le chanteur nous fait surfer entre une Kabylie sujette à ses illusions et cette ville allemande synonyme de rêves, de passions… mais aussi de désillusion…

LE DUO ATTENDU

L. Khaber