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Le lait sous pénurie en Algérie : les retards agricoles d’un grenier gâché !

Le développement n’a pas la culture d’une performance inclusive des aptitudes locales.

lundi 14 novembre 2016
par Damien Djamel Bouch’Raf


La production laitière en Algérie est loin d’être maîtrisée pour suffire, ou du moins contenir les tensions sur, les besoins locaux. Dans les fameux dossiers des « Panama papers », une malversation d’un importateur algérien de poudre de lait a été décelée. L’affaire a éclaté fin septembre 2016. Il s’agit d’un certain Zoubir Bererhi qui utilisait deux sociétés offshore, pour gonfler les prix et engranger davantage de subventions. L’inexplicable pénurie du lait, pourtant intervenue après scandale, est due à l’absence d’un développement stratégique que la rente pétrolière a détourné, au lieu de l’avoir généré... 100 laiteries sont en infractions pour non-respect des normes, les transformateurs de poudre en lait liquide font pression !

Voir en ligne : Notre dossier : Algérie

Un projet algéro-américain d’élevage de vaches laitières et de production céréalière et fourragère à El Bayadh va entrer en production dès fin 2016. Être assisté pour exploiter ses terres, démontre grandement le manque de maîtrise. Où sont donc passés les cadres et les ingénieurs d’agronomie ? Mais, on ne peut mieux gouverner avec la médiocrité et les liens forts qu’a l’ensemble de la politique, sur les défaillances faussant l’imprécis discours, des gouvernements qui depuis l’indépendance sont pris à défaut ! Le contexte parle de lui-même, les choses vont s’aggraver. Quand la société se questionnera sur son sort, elle montrera son inquiétude comme lui veut et l’y invitent ses crises...


- L’agriculture en Algérie favorisée par le climat, l’équilibre des précipitations... 18 janvier 2016

Le délabrement de l’économie algérienne vient d’inoculer ses signes avant-coureurs. Ils augurent qu’il y a accélération d’un effondrement inévitable des outils régulateurs. Même si la dévastation était prévue depuis des mois, le virage vers l’austérité et les disettes est désormais emprunté. Après la chute du prix du pétrole, de bien plus de 60% avec le constat du tarif culminant à 120$ pour celui de 43$ en cette mi-novembre, alors que l’avènement de l’hiver est devenu moins clément, c’est l’assèchement des réserves en devises qui faisaient l’aisance de la capacité de paiement...

Depuis juillet 2014, quand commença la descente de la valeur du baril, l’Algérie s’était tournée vers ses dépôts financiers pour les entamer. Depuis plus d’un an et demi, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Maintenant d’une manière plus rapide, les caisses s’épuisent. Le seuil symbolique de moins de 100 milliards, qui sont encore de côté, a été atteint depuis mars dernier, selon nombreux experts qui parlent de ce que les commis de l’Etat gardent au secret.

Pour faire face au préjudice sur les conditions sociales, qui ont impact sur la population commence, les autorités présument recourir à l’endettement. L’incapacité des dirigeants algériens de surmonter la dépendance de la seule et fluctuante ressource énergétique, assurant 90 % des revenus du pays, inévitablement la dette rallongera la subsistance. Mais jusqu’à quelle échéance ? L’agriculture, pourtant plusieurs fois citée comme créneau de matières premières à l’industrie qui ne décolle pas, dort sur ses lauriers de grenier à la merci des vents depuis des décennies.

Le secteur privé basé sur un népotisme où certains entrepreneurs sont favorisés et d’autres sont victimes du racket de la corruption. Avec des trafics à ciel ouvert, le commerce très spéculatif comme les investissements sont l’approximation pour ne pas s’intéresser aux secteurs palliant à la très variée demande locale. Les gains rapides sont basés sur les importations de facilité. Et sans complaisance aucune, les responsables n’ont pas de soins de la meilleure ressource humaine bien formée qui prend ses valises vers l’étranger.


- Quotas laitiers en Europe, la fin d’une époque 28 mars 2015

Le symptôme de la pénurie du lait en est de ces révélateurs de l’échec économique de la gouvernance Bouteflika. Le retour de l’ancien diplomate aux affaires a coïncidé, dès 1990, du retour du baril pétrolier à ses tarifs reluisants. La résurgence des raisons de la crise, des années 80 du siècle dernier, sont maintenant quasi présentes. L’absence des denrées alimentaires inflige aux ménages un casse-tête et fait subir aux pères de familles des files d’attente, ainsi qu’une poussée sur les prix. L’image lamentable qui a toujours engendré la colère.

Le sachet où flotte le liquide lactique, protéiné et calcique, l’incontournable du petit-déjeuner, se raréfie. La production laitière, de quelques espèces de mammifères, présente un intérêt immédiat en nutrition, mais difficile à réaliser. Comme la désarticulation de l’agriculture algérienne n’assure pas des élevages bovins, elle doute que d’autres espèces de mammifères qui, dans les pays du sud de la Terre, assurent jusqu’à 30% de la production laitière.

Il y a six semaines on ne donnait pas un iota de la réussite à la réunion de l’OPEP à Alger, puis le lendemain les promesses de limiter la production se sont ébrouées, vers la hausse des signataires dont l’Algérie qui annonce même l’expansion de ses extractions pétrolières. Le tarif du baril de pétrole fasse un bond de 6 dollars, dès la fin de réunion d’Alger, mais vite essoufflé et dégonflé comme un ballon de baudruche après l’éparpillement de la fête. L’esprit de crise locale traduit la question : que sera ce pays quand il finira par compter et faire confiance sur ses compétences qui le mènent sur une stratégie d’émergence où la performance sera de produire ce dont il a vraiment besoin !

Constituants Vache Bufflonne Chamelle Jument Chèvre Brebis
Extrait sec total 128 166 136 109 134 183
Protéines 34 41 35 25 33 57
Caséine 26 35 28 1 4 24 46
Lactose 48 49 50 60 48 46
Matières salines 9 8 8 4 7,7 9
Matières grasses 37 68 45 20 41 71

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