POPULI-SCOOP : Info citoyenne & Actu critique

 


Accueil du site > Editorial, opinion, point de vue, déclaration, paix, pertinente, monde, (...) > Le Yémen, maillon faible de la conspiration, dans l’œil du cyclone.

Le Yémen, maillon faible de la conspiration, dans l’œil du cyclone.



CONSPIRATIONNISTE : LA THESE AVANCEE CONTRE LES GAUCHES DANS LE MONDE. - Suite de l’article : Conspirationnisme : Les intérêts d’une thèse spectrale.


lundi 18 janvier 2010
par N.E. Tatem


Se demander comment le Yémen est déclaré comme nouveau sanctuaire d’Al-Qaïda, relève de l’ignorance primaire. Ce pays plongé dans un indescriptible sous-développement présidé de corruption, il a fournit nombreux terroristes pour l’attentat du 11 septembre. Il est un maillon faible dans la conspiration d’assurer les intérêts américains dans la région

Les armes achetées par nombreux pays arabes serviront à abattre les terroristes de la nébuleuse Al-Qaïda. Souvent des citoyens insurgés contre l’autorité illégitime qui les dirige, n’ayant trouver comme encadrement que les islamistes. Là où la menace insurrectionnelle, ayant pour but l’application rigoriste de la théocratie est effective, l’utilisation de ces arsenaux fait tourner une industrie militaire occidentale...


Ce qui est étonnant dans l’affaire du terroriste d’origine nigériane embarqué en Hollande le jour de noël 2009, c’est son parcours. A commencer par la non-exploitation des informations le concernant par les services américains de sécurité. Parce que les USA nous ont habitués à même de mobiliser le FBI et la CIA pour que les agents proposent des armes aux suspects, afin de les identifier comme potentiellement dangereux et de les arrêter après s’être présentés, conspiration oblige, fournisseur et trafiquant d’armes.

La dénonciation de son propre père qui est un ancien ministre, et non un simple paysan africain, ne sert finalement qu’à blanchir son géniteur. Outre son inscription sur la liste américaine des personnes à suivre les gestes, il avait disparu pendant les mois de sa préparation par les formateurs d’Al-Qaïda au Yémen sans que l’on piste sa mise en branle et son passage à l’acte. Et finalement il voyage avec un explosif que les douanes n’ont pas détecté au moment de son accès à l’avion à destination de Détroit, et sans que l’on se rende compte de son retour au terrain de l’action. L’intervention d’un autre passager a déjoué son attentat, d’ailleurs avec une simplicité déconcertante.

Un fief de bédouins versés au terrorisme international.

L’intéressement au Yémen par les Etats-Unis est né de ce fait. Un pays plongé dans une grande dans une pauvreté sans lendemain où même la corruption ne trouve pas grand-chose à se mettre sous la dent. Déchiré par un double conflit, au Nord les Houtis des chiites indiqués comme soutenus par l’Iran, et au Sud par des sunnites séparatistes remettant en cause la réunification (Yémen du Nord et du Sud) de 1990. Ces derniers, se revendiquant socialistes, ont été malmenés par des combats face à l’armée officielle soutenue par les Houtis du Nord à laquelle appartient le président Saleh.

Les menus revenus, de ce pays de plus de 19 millions d’habitants, proviennent d’une agriculture de plus en plus en difficulté, d’une modeste rente pétrolière, d’une pêche basée sur le microcosme marin du pays, ainsi que d’une aide internationale peu intéressée. Et de l’argent envoyé par les travailleurs expatriés notamment en Arabie Saoudite. Environ un million des ressortissants yéménites ont été expulsé quand leur pays s’est opposé à l’invasion de L’Irak.

Les têtes Yéménites d’Al-Qaïda sont les plus expérimentés, leur cible l’Arabie Saoudite.

L’ancrage de la pseudo-idéologie islamiste, au Yémen, étant grandement dû de l’absence de toutes formes modernes d’existence sociale. Le groupuscule de fanatiques « AQPA » Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique donne plus de tournis à la lutte contre le terrorisme désormais, en visant la monarchie saoudienne, l’un des principaux alliés et fournisseurs énergétiques. Le nombre de Yéménites et de Saoudiens qui ont participé à l’attentat du 11 septembre est majoritaire, suivi aussi par les égyptiens. Ce pays devait être scruté depuis déjà une décennie…

Il est présenté comme un sanctuaire de l’organisation labélisant toutes les factions islamo-terroristes du monde. Une réunion internationale sur le Yémen, convoquée peu après l’attentat manqué de Noël contre un avion de ligne américain effectuant un vol Amsterdam-Detroit, se tiendra le 27 janvier à Londres.

Qasim Al-Raymi, qui était l’un des 23 membres d’Al-Qaïda à s’être évadés en février 2006 de la prison de sûreté de l’Etat à Sanaa, "est le principal artisan et l’idéologue d’Al-Qaïda au Yémen", selon les responsables yéménites. Déclaré mort lors d’un pilonnage du vendredi 16 janvier 2009, un communiqué repéré par les services de surveillance des sites islamistes sur Internet par la CIA a apporté le démenti. Il est encore celui qui se permet des apparitions publiques sans se soucier de se faire arrêter, comme le cas dernièrement lors d’un enterrement où il a été vu pendant tout un après-midi.

Anwar Al-Awlaki a vécu au Nouveau Mexique. Imam il a prêché dans des mosquées sur tout le territoire américain, y compris à San Diego en Californie, à Fort Collins dans le Colorado et à Washington. Maîtrisant l’informatique et surtout la langue anglaise, au point d’être l’« e-imam », avec un site Web très populaire où il publie des points de vue radicaux. Ce qui lui permet de toucher un public non-arabophone.

Saïd Al-Shehri est Saoudien, capturé en décembre 2001 au Pakistan. Il été détenu à Guantanamo. Transféré en Arabie saoudite, il a été soumis au programme de réhabilitation assuré par le Centre de soins et de conseils Mohammed Ben Nayef. Après avoir affirmé, et sa déclaration est consignée, que s’il était relâché, il se garderait de toute activité en travaillant dans le magasin familial de meubles d’occasion à Ryadh.

Nasser Al-Whayshi, alias Abou Bassir, est celui qui a perpétré, sinon organisé, l’attentat du 27 août 2009, contre le prince Mohammed Ben Nayef BenAbdel Aziz, le responsable de la lutte antiterroriste du royaume. Sa vidéo après ce coup reste historique, disant "Attendez-vous au pire !" Elle a été mise en le centre américain de surveillance de sites islamistes (SITE) pour assurer une authentification sans faille. Outre que sa conversation téléphonique avec le prince, légèrement blessé dans l’attentat, a été diffusée par le ministère de l’intérieur saoudien, le 1er septembre. Il prétendait repentir mais c’était pour faciliter son retour au Yémen, car il était pris en chasse.
Watch CBS News Videos Online