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La NSA fournissait l’unité 8200 de Tsahal, pour des crimes abjectes.



L’alliance israélo-américaine vise aussi les citoyens américains


mercredi 17 septembre 2014
par N.E. Tatem


Dernièrement des membres de « l’unité 8200 » de Tsahal ont désisté leur mission, la jugeant plus que criminelle pour qu’ils la continuent. Ces anciens combattants ont déclaré, dans une lettre collective, qu’ils avaient un « devoir moral » de ne plus « prendre part à l’action de l’État hébreu contre les Palestiniens. » Un journaliste américain soutient que ces dénonciations ont été prouvées par les documents livrés par l’espion américain, réfugié en Russie, Edward Snowden qui dit que la NSA a travaillé avec Israël depuis 2009.

Voir en ligne : Notre dossier : NSA - Snowden.

Un protocole d’accord entre la NSA et ses homologues israéliens couvre pratiquement toutes les formes de communication. Il n’y aurait aucune limite aux transcriptions échangées dont les fac-similés, télex, communications vocales, métadonnées digitale de Networking et tous ce qui relève de l’espionnage des contenus. Une note, rapportée par Snowden, indique également que la NSA ne filtre pas les communications américaines avant leur livraison à Israël. La NSA envoie régulièrement des données sans même les traiter.

Bien que cette note souligne qu’Israël doit faire usage des interceptions conformément à la loi des États-Unis, elle fait obligation également que l’accord est juridiquement exécutoire. Cet accord américano-israélien ne vise pas à créer des droits juridiquement protégés et il ne doit pas être interprété comme un accord international. Ce qui devait le contraindre aux instruments juridiques, contraignants en vertu du droit international.

James Bamford auteur de 3 livres sur la NSA (agence américaine de surveillance d’Internet et des communications téléphoniques), a rencontré à Moscou, pendant 3 jours cet été Edward Snowden, le renommé hacker qui a révélé moult scandales. Celui liant Israël à l’agence NSA, a trait aux données des américains d’origine arabe et palestinienne fournies à l’Etat hébreu.

D’après son article A LIRE ICI publié le 16 septembre dans le New-York Times, il relate que les communications privées d’Américains ont été fournies à une organisation de l’armée israélienne, qui agit dans le grand secret connue sous le nom « Unité 8200 ». Ce transfert d’interceptions, lui a dit Snowden, comportent des contenus de communications ainsi que des métadonnées qui ne sont pas modifiées pour cacher les noms et autres informations personnellement d’identité quand ils sont partagés avec Israël.

L’unité 8200, chargée des liquidations

L’ancien employé de la NSA, lui a souligné que le transfert des interceptions à Israël contenait des e-mail ainsi que des appels téléphoniques, de nombreux arabes et palestiniens de nationalité américaine, dont les proches vivent en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Ces personnes pourraient devenir des cibles sur la base de ces communications. Il qualifia sa découverte ainsi : « C’est l’un des plus grands abus que j’ai constaté. »

En règle générale, lorsque ces informations sensibles sont transférées dans un autre pays, elles sont d’abord réduites, c’est-à-dire les noms et autres informations personnelles sont supprimés. Mais quand c’est un partage avec Israël, la NSA n’a évidemment pas garanti que ces données sont modifiées au préalable.

Les craintes de M. Edward Snowden sont justifiées. La semaine dernière, 43 anciens combattants de l’unité 8200, dont nombreux sont des réservistes, ont accusé l’organisation militaire où ils disent avoir exercer des abus.

Dans une lettre qu’ils ont adressée à leur commandement, au Premier ministre Benjamin Netanyahu et à la tête de l’armée israélienne, ils disent qu’Israël a utilisé ces informations recueillies contre les Palestiniens innocents est de la "persécution politique".

Dans des témoignages et des interviews qu’ils ont données aux médias, ils ont précisé que les données ont été recueillies sur des orientations sexuelles des Palestiniens, des infidélités, des problèmes d’argent, les conditions médicales de la famille et d’autres affaires privées qui pourraient. Ces indications sont utilisées pour contraindre les Palestiniens à devenir des collaborateurs et pour créer des divisions dans la société.

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