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Hamid Mir, influent journaliste pakistanais gravement blessé.



Pays livré à l’islamisme après un coup-d’état, totalement à la merci du terrorisme


jeudi 24 avril 2014
par N.E. Tatem


L’islamisme et les journalistes, c’est l’anecdote du pot de fer qui brise le pot de terre. C’est la contradiction entre l’obscurantisme et la transparence. Il est fastidieux de citer tous les attentats que portent les islamistes contre les médias ou bien d’énumérer les cas de journalistes tués ou blessés par le bras armé des religieux qui politisent l’islam et mobilisent des criminels pour soumettre le reste de la société à leur tyrannie !

Voir en ligne : Notre dossier : PAKISTAN

L’un des plus éminents journalistes du Pakistan, Hamid Mir qui est présentateur du principal journal télévisé de la plus grande société de média « Géo-TV », a été blessé dans une tentative d’assassinat qui l’a ciblé à Karachi, le samedi 19 avril après-midi. De triste mémoire, c’est en Algérie que l’islamo-terrorisme s’est attaqué à la corporation des journalistes pendant la fameuse décennie noire.

Actuellement il anime un talk-show « Capital-Talk » consacré à la politique sur Geo TV. Depuis l’année 2002 dans cette émission des plus suivies du pays de plus d’un demi-milliard d’habitants, il a interviewé les grands politiciens pakistanais du gouvernement et de l’opposition. Il écrit aussi continuellement des chroniques dans plusieurs langues usuelles au Pakistan : l’ourdou, l’hindi, le bengali, et pour des journaux anglais également.

Selon plusieurs rapports de presse, Mir se rendait de l’aéroport de Karachi à son bureau, lorsque des hommes armés lui ont tendu une embuscade. Ils ont tiré sur son véhicule en le visant, dès qu’il a emprunté l’artère principale de la ville Shara-e-Faisal près du pont Natha Khan.

Il était accompagné de son chauffeur qui n’a pas été touché et l’a conduit à un hôpital. Selon les médecins, il a été blessé par 3 balles. L’un des projectiles a percé son intestin, à la région pelvienne, tandis que les deux autres l’ont touché à la jambe.

Né à Lahore en 1966, il a effectué ses études secondaires et universitaires dans le principal Campus gouvernemental de la ville où il a ouvert les yeux. Issu d’une famille de lettré, il est l’une des voix les plus crédibles et critiques du pays. Son père, Mir Abdul Aziz, est un professeur, chroniqueur de presse et poète écrivant en persan et en pendjabi de Sialkot.

Son parcours de journaliste est l’un des plus brillants du Pakistan. Il a reçu le Hilal-i-Imtiaz, deuxième plus haute distinction civile du Pakistan. Mir a été kidnappé par le Hezbollah à Beyrouth pendant la guerre Israël-Liban en Juillet 2006, alors qu’il couvrait les bombardements de l’aviation israélienne de Beyrouth, par la suite il été libéré sur initiative de ses geôliers.

Hamid Mir a rejoint le Daily Jang (Lahore) en 1987 et y travailla comme journaliste jusqu’à ce qu’il a été désigné adjoint au rédacteur en chef. Onze ans plus tard, en 1996, Hamid Mir est devenu le rédacteur en chef du Daily Pakistan à Islamabad. A ce titre, il était le plus jeune rédacteur en chef d’un journal national en ourdou dans l’histoire du journalisme pakistanais.

A deux reprises, il a été interdit de télévision pakistanaise par le gouvernement Pervez Musharraf en 2007 puis par l’administration Zardari en Juin 2008. Il a interviewé Condoleeza Rice, Tony Blair et LK Advani parmi de nombreuses personnalités notables.

Hamid Mir s’est rendu dans l’est de l’Afghanistan, où il a suivi la fuite d’Oussama Ben Laden des montagnes de Tora Bora en Décembre 2001. A l’époque, sur les traces du chef d’Al-Qaïda, il a visité les grottes où s’est terré Ben Laden, lors des bombardements américains. Cette couverture lui a servi d’écrire une biographie d’Oussama ben Laden à travers une chronique hebdomadaire publiée dans le Daily Jang.

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