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Terrorisme en Algérie, l’été meurtrier de 2010.



Forte recrudescence du terrorisme pendant le mois de juin.


lundi 28 juin 2010
par Azouz Benhocine


Grave recrudescence du terrorisme en Algérie, en ce mois de juin 2010. Et comme d’habitude les frappes aveugles n’épargnent ni les militaires, ni les simples citoyens. Peine perdue pour les politicards, dont l’actuel président qui a grandement dévoyé le nationalisme algérien.

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Cette nouvelle montée de l’insécurité est plus large et dangereuse que se l’imaginent certaines sphères jouant la connivence avec la pseudo-idéologie islamiste. Ou bien qui tentent de faire de l’islam une idéologie rayonnant, impunément, à travers de somptueuses mosquées. Comme elle advient alors que le poste de directeur est resté vacant depuis l’étrange assassinat de Tounsi Ali, semant aussi un grand désarroi avec ce retard de nomination d’un remplaçant. Ce manquement est attribué à l’arrivée d’un nouveau cadre qui révèlerait le pot-aux-roses à propos du crime dont a été victime le prédécesseur.

L’euphorie du football, non encore passée même si l’équipe nationale a fait des déçus atterrés dans leur chaire. Ces derniers incapables, comme toujours faute d’une réelle démocratie avec des pratiques d’écoute et de réactivité aux réactions même les plus justifiées, de se faire entendre. Ils baissent aussi les bras, impuissants devant la puissance des décideurs leur fermant toute sortie des rangs ou insoumission.

L’activité terrorisme de l’islamisme violent, cependant bien entretenue par ce même système qui ne permet pas de refaire le pays sous de nouveaux socles libérés des xénophobies multiples et des obscurantismes, ne tarit pas. Elle ne s’est pas éloignée comme on le laissait croire, que les groupes de criminels se sont déployés au sud du pays, c’est-à-dire qu’ils se trouvent géographiquement isolés. Et elle reste dans un état de reprise de ses pires activités du fait d’un mécontentement généralisé, dû principalement à la dilapidation ouverte des richesses du pays et surtout aux innombrables injustices dont celui de la dégradation des conditions sociales des plus vulnérables des algériens est d’une ampleur jamais atteinte.

Les policiers abattent un terroriste causant un massacre avec un engin chantier.

Le recoupement des diverses de presse laissent apparaître une augmentation des actes terroristes, signés de l’islamisme que le pouvoir en place croit pouvoir domestiquer, est tout à fait l’impression que ressentent les citoyens.

Sinon dans la version ouvertement opposée à l’idée du président Bouteflika qui prédit que l’annulation des élections de 1991 où a gagné le pole des radicaux, catalysé par l’ex FIS, est une erreur. Et qui persiste de sauvegarder l’islamisme comme idéologie reconnue et proche ou assumée par le parti FNL qui détourne le symbole collectifs aux 3 lettre « FLN », une telle aggravation joue dans l’intérêt du détournement du mécontentement social redouté par les dirigeants.

Les comptes rendus diffusé par surtout les journaux qui se placent en dehors du giron du pouvoir, car les journaux gouvernementaux comme El-Moudjahid et ceux créés par nombreux sbires de la corruption au sommet de l’Etat, ne disent pas un seul et même mot. Ceux qui s’y rapprochent, après une naissance loin des rouages acceptant de s’approprier des statuts de dominateurs et de nomenklaturas, redirigent de tels sujets en simples faits divers, sans mettre en exergue la nature de l’insécurité politique et les gestes officiels qui la sous-tend. Il ne reste finalement que les organes qui ont été atteints dans leur chaire et ceux imprégnés d’une conséquence de la vie politique locale qui rapportent ces informations avec le contexte qui les cause.

La terreur

Le 2 juin : 2 attentats simultanés ont été commis à Bordj-el-Kiffan. Le premier visait une caserne de la garde républicaine et le second un café populaire. Ils se sont soldés par la mort d’un kamikaze et l’atteinte par de graves blessures de 6 personnes entre militaires et civils.

Le 3 juin : 6 militaires ont été tués et 4 autres blessés à Cap Djinet près de Dellys. Le véhicule des militaires regagnait la caserne, revenant de la pêcherie locale dont la renommée est grande au niveau de la baie d’Alger. Il a sauté sur une bombe enfouie dans la chaussée.

Le 10 juin : un camion de marque Hyundai chargé d’explosifs avait ciblé, un attentat kamikaze été perpétré à Ammal, près de Boumerdès. Sa cible est un cantonnement de la Gendarmerie nationale. 2 gendarmes et 2 civils ont été tués, ainsi plus de 20 blessés, entre militaires et citoyens, ont été enregistrés.

Le 15 juin : Abou Yahya, de son vrai nom, Abdelghani Bouchebcheb un terroriste-repenti, fils d’un ancien moudjahid a été abattu par un groupe terroriste, vraisemblablement les hommes qu’il commandait au maquis. Il sortait de la mosquée, après l’accomplissement la pdernière prière de la journée, El-Iïcha.

Le 21 juin : une bombe artisanale a explosé au passage d’un convoi de patriotes. Ce groupe de vigiles auxiliaires des services de sécurité empruntait le chemin de wilaya n°17, entre Lakhdaria à celle de Bouderbala. Cet attentat n’a pas fait de victimes.

Le 23 juin : Deux officiers de l’armée, un colonel et un sous-lieutenant, ont croisé le guet-apens qui leur été tendu. Le fait s’est déroulé à Aïn Defla, précisément au lieudit Kharbouch qui relève de la commune de Bordj Emir Khaled, qui est une zone les pires affres pendant les années 90. Une bombe artisanale avait soufflé leur véhicule, et se trouvent grièvement blessés.

Le 24 juin : Un capitaine et un adjudant ont trouvé la mort dans un attentat, encore à l’explosif, qui a eu lieu dans la commune de Naciria, entre les villages d’Imaghninène et Bouassem.

Le même jour, 24 juin : une attaque combinée a eu lieu à Tébessa à 600 km à l’est d’Alger, soit aux frontières avec la Tunisie. Deux bombes ont explosé simultanément. La première a visé une camionnette occupée par une famille de quatre personnes (1 homme, 2 femmes et un bébé). Aucune des cinq personnes n’y a survécu. La deuxième a éclaté au passage des services de sécurité et de la protection civile, venus secourir les victimes. Selon l’APS et L’AFP qui ont rapporté cette information, 2 gendarmes et un pompier ont trouvé la mort, alors qu’un officier fut grièvement blessé.

Et le soir du même jour, 24 juin et à Tébessa aussi : Un groupe terroriste a assassiné cinq personnes dans le village d’EL-Kitna, une sixième personne grièvement blessée a été évacuée vers l’hôpital de Bir El Ater. L’attaque a eu lieu dans la nuit du jeudi à vendredi, les témoins ont rapporté que les assaillants avaient de longues barbes, habillés en tenues Afghanes et armés de Kalachnikov. Les terroristes ont ciblé le mariage d’un garde communale de 42 ans qui a été également assassiné.