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La répression s’abat sur les manifestants pour le prix de l’essence en Iran.



Le régime massacre et le leader de la théocratie désigne les voyous et la main étrangère.


mardi 19 novembre 2019
par Gros Emile


Ecouter l’article. Réellement la moindre manifestation en Iran serait, d’après des perceptions écourtées, une conséquence de la décision américaine de dresser un blocage. Même si des médicaments ne parviennent pas à la population et les relations des Mollahs avec le reste du Monde sont rendues difficiles, la société qui subit la théocratie. Elle vit des problèmes d’injustice et d’obscurantisme. Puis le régime ne lui veut pas un moindre contact avec le reste du Monde.

Voir en ligne : Notre dossier : Iran

La politique étrangère américaine envers Téhéran viserait un changement de régime. Mais ce n’est pas directement son action, soutenue par nombreux pays, qui met les Iraniens dans les protestations. Et d’une manière plus étendue, la géostratégie des forces de cette région comme l’Arabie Saoudite, la moindre étincelle représente une déflagration en vue.

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Dans un pays grand producteur de pétrole, comme l’Iran, l’indexation au niveau de vie et non au marché mondiale, du prix des différents carburants, est comme un droit des citoyens. Destiné aux équipements qui utilisent cette énergie, dont les véhicules de transport, la récente hausse des tarifs a provoqué la colère. Cette dernière s’emballe à détruire l’immobilier et mobilier urbains.

Les ONG des droits humains disent que pas moins 106 morts, 200 selon une source de l’opposition, sont enregistrées en 3 jours de manifestations. Alors que les gardiens de la révolution islamique ont prévenu qu’ils frapperaient fermement tous manifestants. Le guide suprême a qualifié les citoyens exprimant leur désaveu de voyous, voire des mains étrangères hostiles qui créent cette agitation.

La frustration sociale s’est amplifiée avec la forte dévaluation de la monnaie iranienne qui s’échange, à l’instar de nombreux pays dans le Monde, dans la rue à un coût poussé au rabais. La flambée du prix du pain, du riz et d’autres produits de base, est réelle, mais n’a pas, stoïquement, soulevé de protestations courageuses.

Washington applique une pression diplomatique pour des concessions nucléaires et de sécurité, mais cela se fait sans l’approbation des alliés traditionnels. Mais la force de la monnaie américaine dans les échanges internationaux, oblige à se confirmer à cette directive hégémonique, qui semble n’avoir aucun effet aussi sur les affaires des partenaires. Mais l’isolement voulu par Trump est suivi…

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Ces derniers mois, la pauvreté, accentuée par les disparités du modèle féodale de l’économie, est ressentie par de larges franges de la population iranienne. La précarité touche davantage les salariés et les métiers qui ne relèvent pas des activités embrigadées par le népotisme généralisé.

L’élite politique qui est représentée à travers une catégorie d’islamistes n’a jamais regardé les revendications de la population. Elle a toujours affiché son union face à la moindre parole, considérant en troubles illégitime, recourant souvent au dogme religieux, pour imposer la théocratie qui ne laisse aucune marge aux femmes, ni à l’intelligence de se considérer par l’humanité.

Le recours à la fermeture d’Internet est parmi les replis que le régime des Mollahs opère, en toutes circonstances. Le gouvernement de Rouhani prétend que la hausse des prix de l’essence collectera environ 2,5 milliards de dollars par an. Cette manière d’éponger la monnaie locale, par la caisse publique, relèverait sa valeur en la raréfiant dans les échanges des devises.

Les manifestations ont touché toute la République islamique. Depuis vendredi, 15 novembre, les revendications exigent que les dirigeants cléricaux se retirent du pouvoir, alors que l’affaire du prix de l’essence est l’occasion. Au moins 100 banques et des dizaines de bâtiments des services étatiques ainsi que des voitures ont été incendiés, d’après les médias officiels.

Les Iraniens ont réussi à surmonter le blocage d’Internet, pour montrer les vidéos de cette révolte.

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